‹ Papa la vertu; pièceChapitre 75 sur 129 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

GANTABEILLE, SÉLIKA, PROSPER,

sélika a ouvert la porte du magasin, presque sans faire le moindre bruit.

Je l'ai vu rentrer avec sa sacoche. Allons, va!

Elle se précipite légèrement d’un élan éperdu sur Gantabeille et l'embrasse.

GANTABEILLE, balbutiant, épouvanté.

Toi !.. Encore toi!..

SÉLIKA, avec une feinte émotion.

Oui;, Jean-Marie... Je n’ai pas eu le courage de partir comme ça... avec des mots qui t'avaient peut-être fait de la peine^, des mots méchants, comme on en dit quand on souffre... Les hêtes et le fourbi sont en route pour TEs[agne... Embrasse-moi très fort,... embrasse-moi de tout ton cœur... une dernière fois... Tu ne me dis rien... Ç.i t’ennuie donc que je sois revenue... Eh bien, vrai ! tu n’auras pas mis longtemps à te consoler!..

Elle so dirige vers la porte.

GANTABEILLE, la rappelant, comme fou.

Sélika !

Il la retient par sa robe, la jette sur ses genoux et la fourrage de baisers.

Là!... Maintenant, soyons sages et... (Tripotant les lettres.) En voilà, des lettres cachetées!.. Tu permets qu’on regarde les adresses?...

GANTABEILLE.

Laisse ça ! Laisse ça !

SÉLIKA, lisant.

« Le lieutenant-colonel de Fasqueville , valeur déclarée : cinq cents francs. »

GANTABEILLE.

A quoi bon s’occuper de ces choses ?

SÉLILA.

« Le lieutenant Adalbert de Croixailles : quatre mille cinq cents francs... »

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