‹ Papa la vertu; pièceChapitre 81 sur 129 · SCÈNE PliEMIÈllE · texte numérisé non relu

SCÈNE PliEMIÈllE

GLORIEUSE, MADAME BORDAGAIN.

Au lever du rideau» la scène est encore dans Tobscurito. On entend le bruit d"une clef dans la serrure, puis d^une porte qui s’ouvre.

GLORIEUSE, d’une voix inquiète.

Personne... ici non plus ? Gomment cela se fait-il?

Elles entrent.

MADAME BORDAGAIN^ elle frotte une allumette.

Où est la lampe ?

GLORIEUSE

Sur la table...

MADAME BORDAGAIN.

Croyez-vous que c’en est une chance que je me sois trouvée ce soir au bureau des pataches... Vous aviez l’air d’une âme en peine, avec votre sac de voyage !

GLORIEUSE

J’étais si loin de m’attendre à cette triste arrivée... Ni l’un, nil’autre, pas plus de tuteur quede parrain... vrai, j’en ai eu les yeux pleins de larmes... (Elle s’est

assise, fatiguée, triste, et tandis que madame Bordagain fait une flambée dans la cheminée» elle prend les prospectus et les lettres qui sont arrivés pendant son absence et qui forment un tas sur la table.) J’avais pourtant écrit à mon tuteur pour lui dire que je resterais un jour de plus près de ma nourrice... Gomment ?.. Mes deux lettres, celle de mercredi et celle de jeudi... Depuis quand mon tuteur est-il donc parti ?

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