ACTE QUATRIÈME
PROSPER^ l^interrompant.
Ah I te voilà enfin^ toi?
ULYSSE
Vos cabines sont retenues?... L'emplacement poulies cages arrêté... J'ai laissé les deux hommes de peine commencer l'installation^ car tout devra être arrimé à bord demain dans la matinée... Mais n'ouhlie pas que l'agent ne laissera rien passer avant d'avoir été réglé.
PROSPER
C’est entendu!... En voilà de la méfiance!... On croirait qu'ils ont affaire à des malhonnêtes gens... Voilà l'argent... C’est le fond de la bourse d.e M. Cantabeille.
ULYSSE, surpris.
Ah ! Il n'a plus...
PROSPER
Plus un pelotl... Vidé^ rincé, ratiboisé !...
ULYSSE
Je comprends... pourquoi vous l'obligez maintenant...
PROSPER
A travailler^, cQjnme toi, comme moi, comme nous tous! (a Cantabeille. ) Eh bien ! Qu'est-ce que tu attends? Faut-il faire avancer la voiture de monsieur?
CANTABEILLE.
On y va, monsieur Prosper, on y va !
ULYSSE
Mais tu me donnes deux mille cinq cents francs... C'est trop.
PROSPER
C'est le prix pour la ménagerie et nous quatre...
[ULYSSE, calme.
Je n’ai pas demandé quatre billets.
PROSPEU.
Comment !... Sélika^ moi, toi, et le vieux !
ULYSSE
Je ne pars pas avec vous...
PROSPEK, ébahi.
Tu ne pars pas avec...[,(se reiourEant. ) Qu’est-ce que tu dis de ça, Sélika ''
SÉLIKA, poussant en l’air une bouffée de fumée.
Moi, je ne dis rien... Je fume!
Et pourquoi ça, ne pars-tu pas ? Hier, c’était convenu!
ULYSSE, froidement.
J’ai changé d’avis, voilà tout!...
PROSPER
Changé d’avis?... Et à cause?
^ULYSSE
Ça, c’est mon affaire.
PROSPER
Pourtant si on tenait à savoir ?
ULYSSE
Tu le veux... Eh bien! Je suis resté trop longtemps accouplé à toi, Prosper. Je trouve l’occasion de rompre ma chaîne... Je la prends...
PROSPER
Comme tu voudras, mon garçon ! Seulement je te ferai remarquer que tu n’as pas toujours parlé comme ça I