‹ Pape et concile au XIXe siècle [microform]Chapitre 31 sur 46 · LA PAPAUTÉ HISTORIQUE · texte numérisé non relu

LA PAPAUTÉ HISTORIQUE

1. On abandonne les fables, et on les reprend point après noinl. — Tristes progrès dans le mépris de l histoire. - Un joue le tout pour le tout. - Wiseman ; Magnan. - Besoin de s'étourdir et d'étourdir.

IL Quatre questions à résoudre avant tout. — Ce que nous révèlent, entre autres, la vie et les écrits d'Ambroise. — EgUse monarchique, mais avec Fempereur pour chef.

m. Uensemble des écrits d'Ambroise. — Son opinion sur le Tu es Petrut. - Pierre et Paul égaux. — Embarras de Bossuet là-dtssus.

IV Ambroise et les évêques de Rome. — Aucune trace d'inégalité officielle. - Aucune trace d'ordres demandés ou reçus.

V Conclusion. — Au quatrième siècle, aucune organisation de l'unité. Seul centre visible : l'empereur. — Place et rôle des conciles. — Rude tâche imposée aux historiens cathohqaes. - M. de Broglie et les patriarches d'Orient.

VL Eléments latents de la papauté future. - Légalement, rien, ni en Occident, ni, encore moins, en Orient. — En fait, action de bien des causes. — Rome, c'est Rome. — Curieuse reproduction, à Genève, de ce qui a fait la papauté à Rome.

VIL On exploite les événements favorables ; on o ublieou cache tout le reste. — Exemples. — Quelques questions à se faire, ^Boniface III. en 604. premier pape. —Ce que pensait encore son prédécesseur à ce sujet.,

VIII. Le Pape de M. De Maistre. — Dépassé aujourd'hui, et par Pie IX plus que par personne. — Deux systèmes: Tout dès l'origine ; tout par développement. — Le second aussi insoutenable, en réalité, que le premier. — Comment il sert

Les avocats de la papauté doivent éprouver, ce nous semble, à la Gn de Thistôire apostolique, un grand soulagement. Ils n'ont plus à se débattre avec le Nouveau Testament ; ils entrent dans Tinconnu, dans le vide ; ils peuvent mieux y voir ce qu'ils veulent, y mettre ce qu'ils veulent.

C'est ce qu'ont fait , il y a longtemps, les auteurs de ces grands faux historiques, les Décrétales^ les Constitutions apostoliques, attribuées aux premiers évêques de Rome, et prétendant nous montrer debout, avant la fin du premier siècle, tout l'échafaudage papal.

Aucun catholique, aujourd'hui, pas même à Rome, ne soutiendrait l'authenticité de ces pièces ; mais, tout en les abandonnant, on a l'art de retrouver dans l'histoire à peu près tout ce qu'elles établissaient. Un mot, un fait imperceptible, tout est bon, tout est grave; et, quant aux documents d'une importance plus réelle, on se croit tout permis pour les contraindre àsignifierce qu'on a dé-

PAPE ET CONCILE.^ ETC

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