WiERZBONYSKi, Krzystof Warszewicki^ p
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royal. Cette circonstance lui valut probablement sa mission.
Dès que ces dernières formalités furent terminées, Possevino partit, le 29 novembre, pour lam Zapolski. 11 n'avait plus qu'un seul interprète, Basile Zamaski, sous ses ordres. Malade et brisé de fatigue, André Polonski resta au camp de Pskov, où il mourut bientôt après.
Rien ne peint mieux la situation et ne donne une idée plus exacte de la disposition des esprits à ce moment que le message adressé le même jour par Bathory à celui qui devait, au nom du pape, négocier la paix. Une pointe de méfiance domine dans la lettre du roi. 11 rappelle l'attachement séculaire de la Pologne au Saint- Siège, tandis que le tsar n'a aucun titre pour parler de son union avec Rome. Possevino est adjuré de mettre au service de la vérité et de la justice le zèle dont il a fait preuve en défendant les intérêts moscovites. L'appréhension est manifeste : on craint que le négociateur ne se laisse fasciner par un rêve d'apôtre et qu'il ne fasse à Ivan des conditions trop faciles; aussi la cession à la Pologne de la Livonie tout entière est-elle réclamée avec la dernière énergie*. Etrange ironie : à l'insu peut-être de son inspirateur, qui n'était autre que Possevino, cette lettre, rédigée à l'intention d'Ivan, révèle la vérité. Le jésuite avait, en effet, commis une grave erreur. Depuis son retour de Staritsa, soit pour exciter l'émulation, soit pour inspirer plus de confiance, il y mettait une sorte d'affectation à faire l'éloge d'Ivan, de sa sincérité, de sa courtoisie, en forçant évidemment la note, si l'on se reporte au commentaire de Bor. Le seul résultat de cette fausse manœuvre fut qu'il passa désor-