‹ Papiers d'autrefois [par] Paul et Victor GlachantChapitre 16 sur 35 · I. Sonnez, sonnez toujours — 26, etc · texte numérisé non relu

I. Sonnez, sonnez toujours — 26, etc

La pièce VII, 2 ( La reculade ), a été fort améliorée pour le détail du style. Additions nombreuses. — Date de l’édition : Jersey, juillet 1853. Sur le manuscrit : 1er septembre 1853.

Pareillement, la pièce VII, 3 [Le chasseur noir), a été très augmentée dans la marge, où figurent les strophes 1, 4, 5, 7 [refrain], 8.

Vil, 4 [L'égout de Rome). — Le manuscrit ajoutait â ce titre le mot impériale ; et, au-dessous, on lit : Tombe d'empereur. Au verso d’un feuillet du début (n° 216) est une des lettres relatives au bazar des proscrits (voir plus haut). — La pièce VII, 5, semble avoir été composée tout entière en vue du dernier vers : Je regardai rouler cette tête coupée (la lune). Dans ces dernières pièces, la verve du poète se laligue visiblement : les épithètes communes, banales [sombre, pensif : — il affectionne cette dernière), sollicitent sa plume, qui les repousse par réflexion.

La pièce VII, 7 ( Patria , avec la musique de Beethoven transcrite à la Note II de l’édition ne varietur ), manque dans le recueil manuscrit.

La caravane (VII, 8) est datée, dans l’édition : Jersey, juin 1853 ; sur le manuscrit : 25 novembre 1852.

LES MANUSCRITS DE VICTOR HUGO

Sut le manuscrit manque la date (Jersey, juillet 1853) de la pièce VII, ïO(Ceserail une erreur de croire...).

La pièce VII, 13 {Force des choses ), dont l’écriture est très effacée, il avait songé à l’appeler : Naturel rentra .

Ultima verba (VII, 16) renfermait une strophe que le poète a raturée. C’était la quatrième. Elle n’est pas excellente, en effet; qu on en juge .

Les faux frères, livrant leurs frères et leurs pères,

Disent : Chacun de nous de crainte est affranchi.

Vivons. Ce n'est pas nous que mordront les vipères;

Nous sommes les amis du sépulcre blanchi.

Date de l’édition : Jersey, 2 décembre 1852. Sur le

manuscrit : 14 décembre.

Enfin, signalons, dans 1 Épilogue Lux (à la division III), ce premier jet, assez médiocre, des troisième et quatrième strophes :

Nous errons sans voix, sans asile,

Tristes, nous tenant par la main ,

Nous tournons le dos a la ville;

Dieu n’a pas pris le bon chemin.

S’il nous garde des jours prospères, Pourquoi veul-il que nous allions Par les sentiers où les vipères Mordent le talon des lions?

Plus loin (division IV), une moitié de strophe complètement refondue. L édition donne .

D’ailleurs, pensons. Nos jourssont desjours d’amertume, Mais, quand nous étendons les bras dans cette brume, Nous sentons une main;...

PAPIERS D’AUTREFOIS

Le manuscrit (premier jet) offrait ces rimes différentes :

Et d’ailleurs, écoutons, pensons, ouvrons l’oreille :

La conscience en nous, lampe nocturne, veille,

Ame du genre humain;...

De telles comparaisons peuvent être fructueuses. Plusieurs strophes de ce morceau sont, au surplus, très remaniées.

La même observation s’applique à la dernière pièce du volume (La Fin , Jersey, 9 octobre 1853).

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