I. Sonnez, sonnez toujours — 26, etc
La pièce VII, 2 (La reculade), a été fort améliorée pour le détail du style. Additions nombreuses. — Date de l'édition : Jersey, juillet 1853. Sur le manuscrit : 1" septembre 185.3.
Pareillement, la pièce VII, 3 [Le chasseur noir), a été très augmentée dans la marge, où figurent les strophes 1, 4, 5, 7 [refrain), 8,
VII, 4 {L'égout de Home). — Le manuscrit ajoutait à ce titre le mot impériale; et, au-dessous, on lit : Tombe d'empereur. Au verso d'un feuillet du début (n° 21G) est une des lettres relatives au bazar des proscrits (voir plus haut). — La pièce VII, 5, semble avoir été composée tout entière en vue du dernier vers : Je regardai rouler cette tête coupée (la lune). Dans ces dernières pièces, la verve du poète se fatigue visiblement : les épithètes communes, banales [sombre, pensif : — il alïectionne cette dernière), sollicitent sa plume, qui les repousse par réflexion.
La pièce VII, 7 [Patria, avec la musique de Beethoven transcrite à la Note II de l'édition ne varietur), manque dans le recueil manuscrit.
La caravane (VII, 8) est datée, dans l'édition : Jersey, juin 1853 ; sur le manuscrit : 25 novembre 1852.
Sur le manuscrit manque la date (Jersey, juillet 1853) de la pièce VII, 10 (Ce serais une erreur de croire...).
La pièce VII, 13 {Force des choses), dont l'écriture est très effacée, il avait songé à l'appeler : Naiura rerum .
Ullimn verba (VII, 10) renfermait une strophe que le poète a raturée. C'était la quatrième. Elle n'est pas excellente, en effet; qu'on en juge :
Les faux frères, livrant leurs frères et leurs pères, Disent : Chacun de nous de craint(; est affranchi. Vivons. Ce n'est pas nous que mordront les vipères; .Nous sommes les amis du sé[)ulcre blanchi.
Date de l'édition : Jersey, 1 décembre 1852. Sur le manuscrit : 14 décembre.
Enfin, signalons, dans Y Epilogue Lux (à la division III), ce premier jet, assez médiocre, des troisième et quatrième strophes :
Nous errons sans voix, sans asile.
Tristes, nous tenant par la main ; Nous tournons le dos ù la ville ; Dieu n'a pas pris le bon chemin.
S'il nous garde des jours prospères, Pourquoi veut-il que nous allions Par les sentiers où les vipères Mordent le talon des lions?
Plus loin (division IV), une moitié de strophe complètement refondue. L'édition donne :
D'ailleurs, pensons. Nos Jours sont desjours d'amertume, Mais, quand nous étendons les bras dans cette brume, Nous sentons une main;...
Le manuscrit (premier jet) olïrait ces rimes différentes :
Et d'ailleurs, écoutons, pensons, ouvrons l'oreille : I^a conscience en nous, lampe nocturne, veille. Ame du genre humain;...
De telles comparaisons peuvent être fructueuses. Plusieurs strophes de ce morceau sont, au surplus, très remaniées.
La môme observation s'applique à la dernière pièce du volume (La Fin, Jersey, 9 octobre d8o3).