‹ Papiers d'état du cardinal de Granvelle (volume 2)Chapitre 21 sur 77 · ACCEPTATION PAR LE ROI D'ESPAGNE · texte numérisé non relu

ACCEPTATION PAR LE ROI D'ESPAGNE

BT PUBLICATION À FAIRE

DES ACTES DU CONCILE DE TRENTE DANS LES PAYS-BAS ET LE COMTÉ DE BOURGOGNE.

(Mémoires de Granvdle, XIII, 171-172 et 3ao-3ai ; XIV, SS-Sg.)

Madrid, 3o juillet i564.

Philippe, par la grâce de Dieu, etc. à tous ceulx qui ces présentes lettres verront, salut. Certaine et notoire est l'obligation que les princes chrétiens ont d'obéir, guarder et accomplir, et que en leurs pays, terres et seignouries soient obéiz, guardez et accompliz les décrets et commandemens de nostre mère la saincte Eglise , et d'assister, favoriser et aider à J'effect, exécution et observation d'iceulx, conmie fitz obéissans, protecteurs et deffenseurs d'icelle; comme aussy est l'obligation que, pour la mesme rason, ilz ont à l'accomplissement et exécution des concilies généraudx qui , légitimement et canonicquement , avecque l'authorité du sainct-siége apostolicque de Rome, ont esté convocquez et célébrez; lesquelz concilies généraulx ont esté tousjours en l'Eglise de Dieu en telle et si grande authorité et vénération, conune sy représentant l'Eglise catholicque et imiverselle, et assistant à la direction et progrès d'iceulx le Saint-Esprit. Et en a esté et est img celluy qui s'est dernièrement célébré en Trente, lequel premièrement à l'instance de l'empereur, monsigneur et père, qui, Dieu ait en sa gloire, après plusieurs et grandes difficultez, a esté indict et convocqué par le pape Paul lU® de ce nom, d'heureuse mémoire, pour l'extirpation des hérésies et erreurs qui se sont tant espandues en ceste saison en la chrestienté, et pour la

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réformation des abuz, excès et désordres (chose tant requise et nécessaire) ; et du vivant dudict pape Paul commencé et après, par l'auctorité du pape Julio, aussi III* de ce nom, de heureuse mémoire, poursuivy et finablement, par Tauctorité et bulles de nostre sainct père le

facent guarder, accomplir et exécuter avecque le soing, zèle et dili^ gence que une chose tant importante pour le service de Dieu, et bien de son Eglise, requiert.

Si requérons à nostre très-chière et très-amée sœur la duchesse de Parme, Plaisance, etc. pour nous régente et gouvernante générale en nosdictz Pays-Bas, et donnons en mandement à noz très-chiers etféaulx cousins, et aultres noz confrères chevaliers de nostre ordre duthoison d'or, aux chiefz, présidentz et gens de noz consaulx d'estat, privé et grand» chancellier et gens de nostre conseil en Brabant; gouverneur, président et gens de nostre conseil à Luxemboxurg, gouverneur, chancelier et gens de nostre conseil en Gheldres; gouverneur, président et gens de nostre conseil en Flandres; gouverneur, président et gens de nostre conseil en Arthois; gouverneur, président et gens tenant nostre court de parlement à Dole; grant-bailly de Haynnau et gens de nostre conseil à Mons; gouverneur, premier conseillier et aidtres gens de nostre conseil en Hollande; gouverneur, président et gens de nostre conseil à Namur; gouverneurs et présidens de noz contaulx de Frise, Utrecht, Overissel et Grœninghen; gouverneur ou son lieutenant de noz villes de Lille, Douay et Orchies; gouverneur, bailly et gens de nostre conseil deToumay et Tournesiz; prevost4e<onte en Valenchiennes, etgénérallement 4 tous aultres^noz justiciers et officiers de nôz villes ou villaiges, et aux officiers de xk>s vassaulx, leurs lieutenans, et chacun d'eulx endroit soy^ et $y comme à lui appartiendra, qu'ilz donnent et prestent la faveur et assistance cpie, pour Texécution et accomplissement dudict concilie et de ce que y est ordonné, sera requis et nécessaire. Et de nostre part aurons particulier soin et regard pour sçavoir et entendre comme ce que dessus se guarde, accomplit et exécute, affin que en ung négoce qui tant importe au service de Dieu et le bien de son Eglise, l'on ne use de nonchaillance ou négligence.

Et affin que ceste nostre intention soit notoire et manifeste 4 tous, nous avons signé ces présentes de nostre main, et y fait mectre nostre grand scel, en noétre ville de Madrid, le xxx* jour du mois de juillet,

l'an de grâce mil cincq cens soixante et quatre , de noz règnes : as-

sçavoir des Espaignes, Sécille, le neufvième, et de Naples, le un-

ziesme.

treuvez fourcomptez, et le desseing rompu. Je ne sçay ce qu'en est; bien que dez quattre jours seulement, ledict duc de Wirtembei^, le duc dez Deux-Pontz et le duc George-Jehan son neveu S qu'a espousé la seur du roy de Schweden , le marquis Charles de Baden^, et quelques aultres sont assemblez à Etlingen , qu appartient audict marquis, à six lieues d'Agnau ; et dit Ton que c'est pour faire division et partaige d'entre ledict. duc dez Deux-Pontz et ledict duc Geoi^e-Jehan, son neveu; se treuvans les parties en grandes querelles, de manière qu'il n y a apparence qu ilz se désassemblent si tost. Et se void à présent ledict duc George- Jehan bien dépourveu d'ayde, lui ayant ce causé sondict oncle : car, pour le priver d'avoir assistance d aulcuns princes d'Allemagne sur le partaige de leurs biens, ledict des Deux- Ponts a tant faict, comme est à croyre, que les conseilliers dudict son neveu ont trouvé bon et de faict sollicité leur maistre au mariaige dudict Schweden. Et que pis est, après le mariaige consummé, Fon a treuvé façon de le faire déclarer ennemy dudict de Schweden , son beau-frère, et de faict, pour en faire meilleur preuve, de faire prester au roy de Dannemarq le dot et mariaige que l'on avoit donné à sa femme, par où ledict pauvre duc George-Jehan est totalement délaissé , et l'aultre ayant le dessus pour pouvoir avoir la meilleur

part en la succession

Le comte Hannibal d'Emps, à ce qu'on m'escript, passant avec ses gens à Roferit*, peys de Tyrole, a laissé img sien beau-frère, nommé Rattenaw, devant ladicte ville, avec l'enseigne qu'estoit levée de plus que son régiment, et faict prendre, par l'ordonnance de J'empereur, quinze des principaulx de ladicte ville , qui avoient faict leur compte de se rendre aux Vénitiens, à cause d'ung maulvais denier^ que l'on leur demandoit de la part de sa majesté impériale

' Matôt son cousin , alors âgé de vingt le 3 octobre 1 669 , à la yicloire de Mont-

et un ans. (Voir tome VU, pages 5ao et contour contre ses coreligionnaires de

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