II. CEDIX QUI SONT ASSIGNEZ SUR LES FINANCES DU PAYS-BAS
Au conte Otho de Schaumbourg ^ après avoir eschevé les premiers six ans, ha esté continué sa retenue en estât de conseillier et com*onel, à raison de deux mille florins d'or par an, à xxviii' a pièce, pour le temps et terme de trois ans, que s'achèveront le XX* jotir de septembre de Tan que vient, i566; monte ladicte pension à 2,800 flor.
A reporter a, 800 flor.
^ Othon V, comte de Schaaenboorg et dolphe , électeur-archevêque de Cologne. Pinnéberg, était fik du comte Josse et de II fut marié deux fois, et cessa de vi^re en Marie de Nassau-Diilenbourg, et frère d*Â- 1 5y6 , âgé de cinquante-neuf ans.
Report 2,800 flor.
Le conte Reinhard de Sumle ^ lust retenu en estât de conseillier, à raison de seize centz livres par an, sa vie durant, lequel trespassa au mois de septembre
Report 7,800 flor.
l'espace de six ans ^1 Testai de couronel d'infanterie, au traictement comme dessus: à sçavoir 1,200 talers pour sa personne, et mille escuz pour dix capitaines dessoubz luy, que monte à 3,555 livres; mais estant aschevez lesdictz six ans, il y renonça et renvoya sa retenue, n'y voulant plus estre obligé.
Le couronel Lazarus de Swendih ha semblablement esté retenu pour couronel de piétons allemans, pour le mesme traictement de 3,555 livres par an, pour l'espace de six ans, que s'escheveront le 9® jour d'aoust de l'amiée que vient, 1 565 3,555
Au conte Phelippe d'Eberstain^ha esté continué sa retenue de couronel de piétons allemans, au mesme traictement de 3,555 livres par an, après avoir fini les premiers six ans, pour aultres trois ans que s'achèveront le premier de febvrier de l'an que vient, i566, style d'Allemaigne 3,655
A messire Conrard de Bemelbei^ ha sa majesté accordé et assigné pension , sa vie durant , de douze centz talers par an, à xxvni sols la pièce, que monte à ; 1 ,680
Au couronel Hylmar de Mxmchausen ha esté semblablement continué sa retenue de couronel de piétons, au mesme traictement de 3,555 livres par an, estantz finis les six primières années, pour atdtres trois ans que s'achèveront le i^ d'octobre i566 3,555
WolfiF Haller a esté receu en estât de commissaire
A reporter 20,1 45 flor.
* Voir tome m, page 4oi, ©I tome V. de Stollberg-Kœniggtein, et mourut en page Âya. U épousa Catherine, comtesse 1589.
Report ao,i45 flor.
de guerre au bon plaisir de sa majesté, et au traicte-
ment de cincq centz soixante livres par an 5 60
comme elle ne le tairoit, et moins celluy à qui elle commimicque tout, je craindrois que ceux qui ont conceu celte grande hayne contre vous en vouldroient faire leur proufiQt du contenu de vosdictes lettres, mesmes de ce qu'elle dit. que, en faulte de justice, V. I. S. se pourroit quelque jour résoldre à vous faire droit à vous-mesmes. Car d'entre eulx y a qui ne souaitheroient mieulx que qu on leur donnast la moindre occasion; et beaucoup mieux, avec supportation pariant, vault se remectre à celluy qui dit, t Mihi vindictam et ego retribuam, » et à nostre confrère Grant;-Jean ^ xmg bon proverbe : t Quod non potuit ratio, sanavit mora »
Ce de la représentation du cardinal à Luxembourg a esté diversement racompté, et attendions quelle maistre Viron nous deubt adverltîr à la vérité, et voys que Ton le va en exténuant. Et à correction, monsieur, je ne ferois démonstration à Rome, mais bien que, par main tierce , le roy fût adverty de tout à la vérité , qui , tempore et loco, sçaura bien faire ce que en tel cas convient. Les sectaires font journelement des poiiictures^ scandaleuses contre le pape et les ecclésiastiques, c sed mercedem suam récipient, »
Il y a quelques jours que Renard vint vers moy me monstrer une requeste sienne qu'il vouloit présenter à son altèze. Je ne diray riens du dictier, car elle cognoit son stil et de quel encre il escript. Mais la conclusion estoit qu'elle voulsist ouyr et examiner ces seigneurs qui sont en picque contre V. I. S. s'il est vray ce qu'icelle V. S. luy îm- .pose, qu'il soit esté l'instigateur pour mettre V. S. en leur mauvaise grâce, et m'ouyr aussi siu* ce que soit trouvé à sa chaîne par le procès de Quiclet, selon que je puis avoir retenu du rapport du procès, où il dict que je sois esté présent. Sur quoy n'ay voulsu entrer en dispute avec luy, disant que , quant en serois demandé par ceulx qui en debvent avoir la cognoissance , que je dirois ce que je sçay. Après il me vint dire qu'il estoit d'intention retourner au conseil, puisque
^ Membre du conseil privé à Bruxelles pour retourner au. comté de Bourgogne , depuis 1 56i , il quitta les Pays-Bas six ans sa patrie, après, dans un état de grave infirmité, ^ (Peintures, caricatures.)
sans sa couipe son affaire alloit à la longue. Je iuy respondiz qu'il avoit prins congié soy-mesmes, et qu'il feroit bien de dire sur ce ung mot à son altèze, à laquelle je me rapportois. Et estant sur ce allé, je nay point encoires entendu qu'il ayt présenté sa requeste, et n'a aussi encoires esté au conseil ; mais à son semblant il a presque gai-
blablement prétendre : lequel langaige me convînt bien tenir, pour non me fier trop à ceulx à qui ledit seigneur d'Egmonde pourroit communicquer ma responce. Mais de retenir la chaîne des affaires d'estat, que cela n^estoit pas mon intention, ains que je poursuyvoîs vers sa majesté mon congié de tout, à quoy me contraindoit mon eaige et indisposition. Sur quoy il me faisoit une longue réplicque : que cela ne seroit bon^, et qu'on avoit à faire de moy» et que je me deusse contenter d'estre deschargé dWe partie des négoces, retenant ceulx où gist Tautorité : à quoy je me sçay bien mal adonner, mesme considérant les humeurs de ceulx soubs et avec qui je debvrois servir. « Nec stio an ex animo ista dicantur; » voyant les mines de son altèze et de quelques aultres plus tost tendre à se faire de tout quites de moy, conune ilz pens^ent estre de V. I. S. Et ayant résigné Testât de président, avec lequel va le traictement et le peu d'honneur qui en dépendt, je resteroys icy sans gaiges et réputation, et, comme Ton dit, un saint déposé ; par où ne pourrois nullement me tenir mieulx que chez mon église^ après que je aiu*ay laissé cestuy estât, rai bien voulsu cecy commimicquer à V. I. S., affîn de me estre en ayde de me pouvoir retirer d'icy : car n estant apparence de la venue du roy, du moins briefve, et que jà sont exprez deux ans que j'ay attendu après icelle, et que, estant V. I. S. ségrégée de nous, et son altèze inclinée de tout à Fa^ltre costel, je ne puis en moy juger aultrement, sinon quil conviegne que plus tost j'obtiegne mon licentiement à ma poursuyte, .que à la sinistre procuration des aidtres, et en cas que sa majesté oe se laissoit aucunement persuader qu'elle vueille Hopperus establir pour vice-président, « cum clausula de succedendo» et quelque raisonable traictemeirt, sans le mectre sur la glace, ou « in-signum contradictionis, » et susciter les aultres contre luy : ne trouvant, quant à moy, raisonnable que si longuement que suis contrainct de demeurer icy, je doige rendre les seaux à ault^iy, et de me laisser contenter d'estre Tasne du conseil d'estat, sans tiltre
ne traictement « in hoc potissimum rerum statu »
Ces jours passez, nous sommes esté fort empêchez pour parve-
nir à une fin avec les estatz d,e Brabanl sur le faict des aydes, « Verum « semper novae recurrunt diificultates, »et, entre aultres, une grandement touchante nostre trésorier, de tant que les estatz, tant en particulier que en général , prétendent sur lesdictes aydes rétention de ce que sa majesté leur doibt, de manière qu'il y resteroit peu. . . Et ne vois que riens se sçaura concluyre sans ung nouveau renvoy, et Dieu vueille qu ilz retournent plus tost que ilz ne souloient. Ce pendant que nous disputons et besoignons sur Taccord des vieilles aydes, riens ne se faict quant à Tentretenement des garnisons, qui crient toutes fois bien fort après leur payement, et à lajongue ne se laisseront contenter par les prestz, qui ne sont que dung mois ou de deux, là où Ton leur doibt huit ou neuf.
D'Espaigne n'avons nulles lettres de sa majesté dois le 2 3 .d'avril; et se plaindent aussi noz ambassadeurs de France et Angleterre qu'on ne leur escript riens, combien que don Diego s'asseuroit fort qu'il auroit bonne correspondance des ministres de sa majesté d'Espaigne, vcu qu'il leur estoit parent, allié et amy; mais encoires il ne s'est guères sentu de cela.
Le faict des sectes se mxdtiplie fort par deçà ; et combien qu'on a appréhendé plusieurs prescheurs, si est-il que les officiers et ceuli des lois, pour faire leurs procès, diffèrent et s'excusent le plus qu'ilz peuvent. Et va l'on persuader à son altèze que la religion ne se peult plus entretenir en ceste manière, et qu'il convient assambler quelques gens de bien pour adviser sur quelque aultre remède. Je diz que avons lesplaccars; que avons les décretz du concile; que il est dangereux chercer nouveaux remèdes extraordinaires. Mais l'on dit que je suis aussi prebstre^ Nos évesques et consaulx, pour la plus part, ont envoyé leur advis sur lesdicts décretz ; mais nous attendons après la grande cloche de Brabant; et se sont ceulx de la conté de Bourgongne acquitez assés bien.
' On lit ce qui suit à la marge, écrit «la fin de Tannée. » {Lettres de Morillon, d'une main de Vépoque : «Il ne Tesloit II, 18a recto.) « pourtant pas encore et ne le fut que sur
Je remercie à V. I. S. de la communication de l'instruction pour la journée de Rostoch ; et ne povons entendre que encoi'res ilz y ayent riens besoigné, ou qu'il y ait espoir d'accord; et combien que ceulx de Swède avoient faict perte de leur principal basteau avec beaucoup de biens , si se sont-iiz naguères bien récompensez sur les
de révocquer tous noz nouveaulx éveschiés et incorporations; et n'est que sa majesté y pourvoye, mess" les courtisans nous pourroient bien donner ung baston. Nostre abbé de S^Pierre dit par tout qu'il ne veult estre évesque de Gànd, et que, en sa conscience, il n'y
iL'.x '. X ix 1 j :
gumenti aliquot erga me declaratum amorem meipsum totum debeo) plenius ac copiosius quœdam , eaque non nisi certissima , de morte ejus perscriberem , nimirum qui œgrotantis ac morientis interdiu noctuque, ad supremum uscpie vitae spiritnm, lateribus astiterim semper; confisus non ingratum fore S*^ V^" hujusmodi cognoscere de su-
praestiturus essem , nullo eumdem majestatis aut principatus aut dementissimi domini ^orioso titulo, sed solo Ferdinandi fratiis aut filii nomine compellarem. Non enim fore tune majestatis exercendae aut de tituiissuperibiendi, sed judicii meditandi tempus afiirmabat, cul nos omnes, uti servos et viUicos, ad rationem reddendam sîsti oporteret; quod rarum humilitatis exemplum a me ex cathedra, in concione mea funebri, dominica nona post Trinitatis proxime praeterita, qua et parabola evangeiica de villico commode tractabatur, productum, multorum oculis cadentes et uberrime defluentes lachrymas elicuit. Feci quod hortatus sum, Maximiliano ac Carolo filiis, praecipuisque aulae nostrae primoribus astantibus et auscoltantibus, non absque admiraitione rarissimi exempli, aUpie sic ipso Jacobi apostoli die, post solemnes decantatas vesperas; sumptamque ex more bora quinta cœnulans, ^iecto se componens, et ad boram beatam se praeparans, meisque consolationibus aures accommodans, versis ad me liuninibus, altéra manu crucem argenteam, altéra vero cereum accensum te^ nens, quasi agnellus et suaviter dormiens infantulus, sine ullo sensu doloris aut signo, loqui gestiens lingua^ quam in ore usque volvebat, sed prae mortis imminentis s^eisu nequiens, sub boram septimam vespertinam in uàsns meis obdormivit in Domino, magno sui et nunquam finiendo piis omnibus relicto desiderio. Annae ferias anticipavit ilie ut festum ipsius cum sua quondam charissima conjuge, Anna regina ^ in cœlis sunmia cum laetitia perageret* Funus quinto post die ex cubiculo in arcis sacellum, solemnibus fimeralibus ceremoniis deductum, atque ibidem collocatum et aroniatibus conditum, etiamnum in eodem servatur, donec per oportunitatem Pragam (ut in testamento voluit) transferatur, charissimae pientissimaeque suae conjugis funeri jungen* dum; utquos viventes idem conjugalis thorus fovit, eos mortuos idem sepulcbnun excipiat. Maximilianus, heroicQ et maximo ingenio prin*
* Anne « issue de Wladislas , roi de Uon- de quatorze enfants , elle cessa de vivre en
grie et de Bohème, et d*Ânne, fille de janvier i547» ^ ^"^ inhumée à Prague.
Gaston,comtedeFoix,avait épousé le roi (Voir tome III, page 86, et tome IV,
Ferdinand le &maî i5ai. Devenue mère page 99.)
ceps, ut se patemis vestîgiis insistere velle omnibus siguificaret; statim me exemplo patris (qui me unice amabat) complectr cœpit, meamque operam prseter mukorum expectationem , in sanctissimo docendi munere postulavit. Quam ego majestati suae (etsi jam in portum aliquem et tranquillum otiiun nempe assiduis annorum aliquot laboribus defatigatus, recipere meditatus essem atque decrevissem) non gravatim addixi , magno bonorum omnium catholicorum gaudio. Facturus periculum , si qmd ex parva tenuique mea suppellectile in fabricam Dei domus conferre possim. De me sibi Sanctîtas vestra omnia ea poliiceatur, quse sanctae catholicœ ecclesiae filii obsequentissimi , sedisque apostolicse observantissimi hominis officia erunt; daboque operam dum vivam, adjuvante et gubernante me Spiritu divino, ut in tuenda majestate ecdesise, Christi sponsœ, vindicandaque ab ejusdem a calunmiis adversariorum authoritate, parûbus meis nunquam defuisse judicare possim. Me intérim humillime Sanctitati vestrse commendans, quam Dominus Jhesus, princeps pastorum reipublicœ christianœ, diu florentem servet ac tueatur. Datae Viennse-Austriae, m augusti, anno i56ii.
LE VICE-CHANCELIER SELD
( Mémoires de Granvelle , XIII « 195-197.)
Munich, 5 août i564.
R"* ac Ill°* Princeps» D^ observandissime,
Tristisaimum nuntium de obitu optimi ac sanctissimi imperatoris nostri, Ferdinandi, cujus anima procul dubio nunc aetema quiète
perfruitiir, jamdudum, saltem ex volatu communis famae, ad Gels*** Y^ pervenisse arbitrer. Quoniam vero Cels^^ V"* forte cupit particularius de re tota cognoscere , eam paucis accipiat.
Comperlum est quod cura illius medici Bacchi , quae a principio Maj*^ suae tam bene congru ère videbatur, in efiPectu nihil attulit subsidii, ut etiam ab aliis peritis medicis semper fuit improbata. Nihilominus optimus princeps, qui semper cavere solitUB erat ne vel minimi hominis existimationem lœderet , usque ad vitœ exitum in cura illa permansit : oblectans se obiter prodigiosis fabulis, quas homo ille, ad
esse vellet, admonitus a rege assistente, alterum quoque sorbuit.
Cumque paulo post rex et archidux quilibet ad cœnam suam divertissent, ecce statim vix primis appositis dapibus, accurrerunt eubicularii Caesaris, susurrantes rem in eo esse, ut M. S. spiritum œgre ducat. Reversi ergo subito ambo principes , triste spectaculum viderunt, nempe M*^ suam in extremis laborantem , nec verbum aliquod ampiius profari valentem , quamvis ad concionatoris Zittardi exhortationes et interrogationes, qui in bac parte egregie dicitur functus esse officio suo, nonnullâ manifesta signa, labiorum motu, dederit. Exhalavit autem beatam illam animam sine ulia distorsione membrorum, vel alio quodam motu vehementiori, sed tanta lenitate, ut plane obdormiscenti similis visus sit. Quo casu percuisi, Cœsar Maximilianus et rex^ Carolus quilibet statim in thalamum suum secessit, dolorem animi sui, sicutverisimile est, coram Deo opt. max. contestaturus.
^ Erreur de plume. L*auteur de la lettre a voulu dire archidax.
Scripsit statim litteras ad summum pontificem ejus tenons quem Cels** V" ex adjuncto exemplari intelliget. Quae res multos bonos viros exhilarat et in spem adducit, fore ut M. S. obediens filius ecclesiœ permaneat. Scripsit quoque statim ad serenissimum regem nostnim, ejusque conjugem et sororem , ad regem et reginam matrem Franciae,
ad rAcrpm pt rAOrînam aviam PnrtiiiQr;i1îflR. aH rAcr^m p.t rpfnnam Pnln-
me non attinet, nec veliem in re de qua mihi non constat, lubenter proferre meum judicium.
Tossequie et quello conviene al solito, seconde Fusanza catholica.
Il novo imperatore gîà ha pigliato il titolo , et mandato alli elettorj per
consultare délia dieta futura, la quale si solea far a Norinbergo, ma
forse si farà in Augusta, o Ratisbona, per la comodità maggiore di
loggiamentj.
206 PAPIERS DÉTAT
pero hastagora no ay muestras dello^ y el duque d*Alba como quien esta tan al cabo de los négocies y los entiende, como V. S. se désespéra de ver tanta remission. M. de Chantonné deve de screvir su parte, pues en su despacho se usa la mlsma, y aun mas silencio con
nuestras galeras y nos dé buen sucesso para lo de G6rcega ; ayuda S. M. con IV* hombres, son bravos à cargo del hijo de! embaxadorFigueroa porque se entiende que San-Petro Corso ^ no ha ydo alli con mucho fundamento. Don Garcia de Toledo sera virey de Sicilia, y para con V. S. mandaràn venir este septiembre al duque de Medinaceli;
daiie han à Valencia si lo quisiere, y alguna buena ayuda de costa
porque se ha hallado que no puede don Garcia tener el cargo de la mar sin el de Sicilia, para que se hagan con el armada algunos buenos efectos; pero todo esto no se ha publicado aun, aunque esta determinado. En las otras particularidades de acà me remitto à M. de Chantonné^ de cuyos particulares no se ha tractado porque han de yr à las ancas de los negocios publicos.
Dietristantruxoiaconfirmacion de la declaracion que el emperador, que aya gloria, hizo de que el estado de Milan viniesse à hembras en falta de hijos; sîrva por aviso à V. S.
PIERRE BORDEY
( Mémoires de Granvelle , Xlll , 2 a i -a a3. )
Bruxelles, 4 août i56Â.
La duchesse de Parme ne lui demande plus de nouvelles du cardinal, ainsi qu^elle avait l*habitnde de le faire auparavant. Il ne faut « se fier à Armenteros • que bien à point » Selon le s** de la Villette, arrivé dernièrement de Dole à Bruxelles, le prélat * lorsqu'il est entré à Vesoul, • et que ceux de ladite ville lui
^ San-Pietre, issu de basse eilractîon de sa patrie. Enfin il fiit tué par trahison
à Baiiicata* en Corse, fiit un capitaine en 1667, b'^^°^ lui-même souillé aupa-
non moins intrépide qu'expérimenté. Il ravant d'un crime semblable, en étranglant
soutint , depuis 1 &64 et pendant trois ans , Vannina Ornano , sa femme , Tun des plus
avec des succès divers, une lutte acharnée nobles et des plus riches partis de Tile, contre les Génois, dors les dominateurs
« venoienl au devant, a parlé à uog beaul frère de Renard en ceste sorte : Estes-vous « encoire renardiste? Vous êtes alyé au plus grand traîstre qull soit au monde, <• non pas ( traître ) au roi , mais à moy et à ma maison. » Bordey , qui qualifie de mensonger ce récit de la Villette , assure être informé de bonne source que Renard, « après avoir beau cop vomi plusieurs choses, » a dit en parlant de M. de Granvelle : « qu'il garde bien de m animer davantaige , car si me fait descouvrir « le pot aux roses , il me forcera à luy brasser tel breuvage que je ruineray de « tout et luy et sa maison. » Venant à parier de la révolte des prisonniers de Rupelmonde ^ l'auteur de cette lettre en fait le récit suivant :
Ryplemonde, chasteaul près d'Anvers, où que sont les charlres du pays, et dans lequel estoit le prothonotaire Vanderdicke*, prisonnier avec huit aultres, lut surprins par le moyen dudit Vanderdicke, lequel n estoit aultrement enserré. Et fut en ceste sorte : Il communicqua de ceste emprînse avec ung filz d'ung conseîllier de Malines, et avec ung homme de Schetz*, cestuy tenant prison non serrée, pour non avoir sceu rendre bon compte de quelque casse* à son maistre, et Taultre pour prodigalité. Enfin, prenant la charge sur luy, il feignit d'estre malade, et, appelant l'ung des deux mortepeyes^ quilz sont soubz le chastelain pour garde du chasteaul, pria de luy faire du feu; ce que voulant faire volentier (car Ton le respectoit), ainsi que, baissé, il souffloit pour l'allumer, Vanderdicke se leva et avec ung marteaul de bois, ne pensa point failly de l'assommer; ce que toutesfois ilne fit, mais bien le mit-il en tel point qu'il le laissa pour mort. Mais au cry accourut l'autre morte-peye, quil fut arresté des deux aultres et traicté comme le premier, que ne fiit sans grand tumulte. Ce que oyant le chastelain, homme vieulx, de peur abandonna le chasteaul, luy, sa femme et ses enfans, et s'encourut au villaige ; mais an partant il leva le pont-levy. Ce pendant
' Racontée aussi , mais avec moins de ^ Frère utérin de la duchesse Margue-
détaiU, par le président Viglhis, dans une rite de Parme. (Voir tome VII, page 5o3.)
lettre au cardinal, du 3o juillet. {Mé- ' Du nom de Berwytz.
moires de GranveUe,\lTl, i6à)' y oivencore * (Déficit de ^isse.)
la missive ci-après dn prélat à Bolviller, du * (Soldats invalides. ) i3 août.
Vanderdicke et ses compaignoûs tirarent les prisonniers enserrés dehors, entre lesquelx estoit ung prestre huguenault, meschant homme ; et estant assemblés firent le nombre de neuf, tous délibères de tenir le chasteau ou mourir là dedans, combien que à la fin ilz se trouvarrent aulcuns d'opinion contraire et quilz ne vouloient consentir. Pour commencement, brularent la porte du chasteau avec la moytié du pont avec pouldre et fagotz, et puis amenarent à Tentour quelques pièces de fonte , avec bastons à croc. Ces nouvelles viendrent incontinent à Bruxelles, et en fit le rapport à son àltèze mons' de Ghassey, qui en est capitaine. Le bruict courroit par toute la ville que tout estoit bruslé et plusieurs discours se faisoient là dessus. Enfin sadicte altèze envoya ledict Ghassey avec grande diligence audict lieu , accompagné de dix archiers. Il parlemente avec eulx et les admoneste de rendre la place. Eulx estoient bien contents dé la rendre, pourveu que Ton leur donnasse liberté. Mais avant que de ce faire , ilz vouloient avoir pour fidélité et assyeurance la signature du prince d'Orenge et du conte d'Aiguemont, et aulcuns m'ont dit de monseigneur de Tournay, et que sans ceste assyeurance ilz ne la rendroient nullement, menassant de mectre le feu aux chartres s'il ne le fesoit. En ces termes ilz demeurarent deux jours, et au m®, environ les dix heures de nuict, Ghassey ne pouvant accomoder avec eulx, et luy semblant, par la noyse qu'ilz faisoient, qu'ilz estoient en dissention, comme ilz estoient, commanda aux archiers et aux aidtres qmlz les accompagnoient, de tirer arquebouses et pistoletz ; ce qu'ilz firent, de sorte que au mesme moment, par planches jectéessoubdainement, geignarent l'entrée, estant icelle abandonné desditz prisonniers , qu'ilz recherchoient par tout les endroictz qu'ilz pouvoient pour se mectre à saulveté. Mais tous fiirent prins, ormis img qui fut tué. Et fiit trouvé Vanderdicke dans une retenue d'eau qm est dedans le chasteau, n'ayant que ses chausses, et en son brasim sac plein de pain, de fromage et chair sallée ; et demeura-t-on bien plus de deux heures avant que l'on le peult avoir : car l'on le vouloit avoir vif. Et eult-on grande peine de recourre le
feu que ledit Vanderdike avoit mis en une voste qu est soubz la chambre où que sont les cbartres, parcequ'en ladite voste il y avoit plus de cent azelées de bois, n'ayant nulle ouverture ny fenestre que la porte, en sorte que le feu estant ambrasé, la force d'icelluy eult fait enfondre ladite tour; toutesfois, Dieu mercy, tout fut bien reooust. Néantmoings y sont encoires pour aujourd'huy lesdits arcbiers, et y seront jusques à ce que le pont et la porte soient refaictz. Ce qu'est déterminé, ou que se déterminera desditz prisonniers, on n'en sait encoires riçn »
EL REY D. FELIPE II
(Mémoires de Granvelle, XII, aSS-aSg.)
Madrid f à 6 de agosto i564.
Don Phelippe por la gracia de Dios, rey d'Espana, etc. Muy r^° en Christo padre, cardenal de Granvela, muy nuestro caro y muy amado amigo : En la otra carta os dige que os avisaria particu-
TRADUCTION