DU XIII AU XV DE NOVEMBRE J
(Mémoires de Granvelle, XV, 128.)
Quant à Angleterre , on dit en Lorraine que le ringrafiF est dépesché pour porter f ordre * à millort Robert.
Le duc de Savoye a donné cinquante milz libvres de rente à monsieur de Nemours. Ledit duc de Savoye a obtenu du roy de France, en payement de ce qui luy estoit deu, la duane de Lyon, laquelle, comme on dict, il vendra à quattre ou cinq cens milz escuz. Les Fran-
* Apostille en marge : NikiL C'est qu*il 1 5a 1 , du roi Emmanuel le Grand et d*Ésemble que le rédacteur de ces nouvelles léonore d'Autriche , sa troisième femme, avait en vue la princesse Marie, née en * (De France.)
çois ont semblablement contenté le duc de Ferrare , lequel aultrement estoit party fort mal contant de la court.
Le cardinal de Lorraine se debvoit treuver avec le prince de Condé à Soisson, pourtraicter de quelque accord. Dieu leur en doint bonne yssue.
Le roy de France a fait faire un ban aux trois éveschez Metz, Toul et Verdun, deffendant très-expressément, comme protecteur d'icelles, de n'en rien alyéner, et se alyéner fust, de le restituer. Vray tesmoingnaige qu'avec le temps il se pourra saisyr de tout le temporel.
Le duc de Savoye s'a accordé avec les Bernois, et espère l'on avoir bientost en Lorraine monsieur du Bouchet\ quil viendra, au nom de madame de Savoye, lever l'enfTant de mo.nsieur de Vaiddemont.
Madame la duchesse de Lorraine mère se commence, grâces à Dieu , de mieulx porter, ayant son mal faict un sault de huit jours , avec ce que son dernier période a esté selon le cours ordinaire de nature, de sorte qu'avec la grâce de Dieu et le temps, nous espérons toute bonne issue.
L'on dict que la peste a commencé à Anvers, et là se bruict que monsieur de Condé a voulu surprendre Hayre .