C. DE VERGY
1 (Bourmonl ?)
L'EMPEREUR
A SES AMBASSADEURS EN ANGLETERRE
(Ambassades de Renard, III, 1-7.)
Bruxelles, 23 juin 1 553.
Instructions à vous noz chiers et féaulx conseilliers , messire Jehan de Momerency, sieur de Corrieres; Jaques de Marnix, sieur de Tholouze, chevaliers, et messire Symon Piegnard, maistre aux requestes ordinaires de nostre hostel, de ce que aurez à faire devers le roy d'Angleterre, nostre cousine la princesse, duc de Noirthumherlant1 et sieurs du conseil dudit d'Angleterre, vers lesquelz présentement vous envoions.
Vous irez en la meilleure diligence qu'il vous sera possible, prenant vostre chemin droit vers Calaix, avec l'adresse que vous donneront les ambassadeurs icy résidens, lesquelz, estans préadvertyz de vostre envoy et cause d'icelluy, en auront vraysemblablement adverty, et passans à Londres et vous trouvant avec messire Jehan Scheyfne 2, nostre ambassadeur résident celle part, luy communicquant vostre charge , advertii ez le duc de Noirthumherlant de vostre arrivée, et procurerez, de par son moyen, estre admis à la présence du roy pour le visiter de nostre part; et, si vous venez à temps pour y estre admis, vous luy direz, après luy avoir présenté les lettres que luy escripvons, et fait nos cordialles recommandations, le sentement que nous avons de son indisposition, pour l'affection
Jean Dudley, comte de Warwick el 2 Ou Sceyfve, chevalier, seigneur de
duc de Norlhumberland, grand amiral S'-^Echtenrode, Ottenborch, Nithene, etc.
d'Angleterre, mort sur l'échafaud le 22 chancelier de Brabant. Il vivait encore
août i553. en i58o.
grande et comme paternelle que nous luy portons, et que vous avons envoie celle part exprès pour de la nostre le visiter, avec désir de, par vostre moien, avoir bientost de ses bonnes nouvelles et de sa bonne disposition , que nous luy désirons telle comme à nostre propre fdz , excusant que jusques à ores n'y ayons envoie, pour avoir entendu de temps à autre de ses ambassadeurs, qui présentement se treuvent par devers nous, quii se portoit bien; mais que véans ce que l'on en escripvoit de tous costez , et qu'il y a passé dix jours qu'ilz n'en ont nouvelles, et que le roy de France y a, comme l'on entend, envoie le secrétaire Laubespine1 pour le visiter, à couleur de sadite indisposition, estant nostre affection en son endroit non-seulement [non] meindre, mais sans comparaison trop plus grande [et] que de nul autre sincère et cordialle , nous n'avons voulsu estre surmonté d'eux en cest office, encores que nous soions certains que, comme ledit sieur roy cognoist ceste sincérité estre trop différente de ce qu'il a expérimenté de ce coustel-là, et que, à ceste cause, nous n'avions besoingen son endroit de comparaison ; toutesfois, pour nostre propre satisfaction et contentement, et luy donner aussi le tesmoignaige de nostre affection et, volunté, nous nous sumes résolu à faire faire par vous ceste visitación, vous aiant oultre ce enchargé de luy remercier affectueusement ce que, tant par le sieur millord Dudley, que depuis par sesdits ambassadeurs, il nous a déclairé de sa cordiale affection en nostre endroict, encores que, pour l'avoir si particulièrement congneu, il ne fût de besoing.
Aussi luy mercierez-vous le soing qu'il tient du bien universel de la cbrestienneté, procurant à cest effect que l'on peut parvenir à quelques moiens de paix universelle en la chrestienneté, et mesmes que la guerre que ledit roy de France nous a meu voluntairement se termina avec quelque bon accord ; et sur ce poinct luy répéterez ce que nous avons respondu à ses ambassadeurs, qu'est en substance : que oultre ce que noz actions ont tousjours tesmoigné le respect
1 Claude de Laubespine, chevalier, baron de Châteauneuf, secrétaire des finances, depuis secrétaire d'état.
que aussi nous avons tenu continuellement au bien publicque et repoz de la chrestienneté, et que, à cest effect, souvent nous ayons coulé plusieurs choses pour non entrer en rompture, et jà çoit que l'on nous aye meu ceste guerre tant iniquement et sans cause raisonnable quelconque, et la façon Ton y a tenu, que nous présupposons il aura entendu et les termes que la partie adverse y a usé, tant au rompement que tout le discours dicelle, amenant contre la cbrestienté le Turcq , commun ennemy d'icelle , et suscitant contre nous noz propres subjectz ; toutesfois, postposanl tout ce que nous touche en particulier à ce que convient au bien publicque , que nous demeurons tousjours en la mesme volunté de, selon qu'il nous exhorte, nous rendre traictables pour l'accord, toutes les fois que, de l'autre coustel, l'on nous proposera réparation des griefz et torts que Ion nous a fait et condicions acceptables, et que, en ce cas, nous respondrons sur ce poinct dudit accord de sorte que l'on verra que nostre volente correspond à noz parolles; mais que, ne s'accomodant l'autre partie à la raison, nous ne véons qu'il convint d'y entendre, puisque ce ne seroit pour parvenir à paix, mais bien leur donner moien de brouller de nouveau et mener practicque, que leur est de tant plus facille comme nous observons punctuellement ce que nous promectons, et si les aultres font le semblable ou non, ilz s'en sont bien de leur coustel, et en ce qu'ilz ont peu avoir à faire aveceulx, peu appercevoir ; et que, combien nous tenons pour certain que ses ambassadeurs n'auront délaissé de lui faire entendre ce que, en ceste conformité, leur avions respondu, si vous avons-nous, pour plus grand esclarcissement, enchargé de briefvement luy dire le mesme.
Et s'il venoit, ou quelc'ung de ceulx de son conseil, mesmes ledit duc de Noirthumberlant, à s'informer de Testât de la négociation du légat1, que peult-estre leur pourroit apporter quelque ombre ou jalousie, vous direz plainement que le pape l'aye dépesché devers nous sur le mesme poinct de procurer d'attacher négociation de
1 Le cardinal Dandine
paix, aiant à ceste mesme cause dépesché ung autre légat1 en France ; et comme la raison veult que de là s'offre la réparation et les moiens pour nostre appaisement, que ledit légat, qui se treuve paidelà , a fait instance pour les y attirer, mais que, au lieu de ce, ilz démonstrent, avec leur insolence accoustumée, de vouloir prétendre de mectre en débat et dispute choses plusieurs fois vidées par les précédens traictez, n'estant encores venue chose de ce coustel-là que puisse donner commenchement quelconque à négociation : demeurant le tout ainsi interrupt, s'entretenant encores icy le légat, pour veoir ce que celluy qu'est en France pourra faire davantaige, et aianl adverli sa saincteté du toul, pour sçavoir ce qu'il devra faire, et mesmes si pour veoir si peu d'apparence en ceste négociation, pour estre l'autre partie tant desraisonnable , il se pourra mectre en chemin pour son retour. Vous luy donnerez aussi compte particulier du succès des choses passées à Thérouane, et mesmes, comme il a pieu à Dieu mener les choses en telz termes, que ladite place tenue pour inexpugnable soit venue entre noz mains2; disans que luy en faisons donner cest advertissement si particulier, tenans pour certain que, par l'amité qu'il nous porte, tout le bon succès qu'il plaît à Dieu nous donner lui donne contentement.
Et de tout ce que vous sera respondu à tout ce que dessus, vous vous enchargerez de nous advertir, pour entendre après ce que vous enchargerons , usant en ce des mesmes termes que tiennent ses ambassadeurs, et afin que parce moien vous vous puissiés entretenir celle part, et nous advertir spécialement de ce que vous y treuverez, et, le plus particulièrement que vous pourrez, de Testât de toutes choses pour, selon ce, nous résouldre en ce que plus avant nous vous devrons encharger.
Et si tant est que , avant d'estre admis devers ledit sieur roy, le duc de Noirthumberlant désire entendre vostre charge, soit par soy-
1 H. Capi-Fei ri, dit cardinal S'-Georges. 20 juin suivant. Elle était défendue pai
2 Investie par Charles-Quint à la fin Fr.de Montmorency, fils du connétable, d'avril, celte ville fut prise et rasée le qui tomba dans les mains de l'ennemi.
mesmes ou autre confident, vous le luy déclairerez conforme à ce que dessus, sans en ce faire difficulté, et évitant tout ce que luy pourroit donner umbre et suspicion, ou croistre celle que jà, ou de soymesmes ou par négociation des François, il pourroit avoir.
Ce que dessus est en cas que vous trouvez encores le roy en telle disposition que vous venez à temps pour faire cest office ; mais si tant estoit que sa disposition fût telle que l'on ne vous admît pour faire cest office, ou que peult-estre Dieu en eust jà fait son commandement, en ce cas fault-il que, selon la disposition des affaires celle part, pour lors vous prenez conseil, et que, communicquant le tout par ensemble, vous vous résolvez à ce que selon ce vous verrez plus convenir, tant pour la sheurté de la princesse nostre cousine , que pour, s'il est possible, promovoir son avancement à la corone, et ce que vous verrez requis pour exclure les François et leurs practiques, et entretenir la confidence et bonne voisinance qu'il emporte que noz pays de pardeçà tiennent avec ladite Angleterre, et aussi noz rovaulmes d'Espaigne , pour le mutuel commerce et contractation , et éviter que les François n'y mectent le pied ou y prengnent telle intelligence avec ceulxqui , pour le présent, gouvernent, principallement que cela nous mît noz royaulmes et pays en travail.
Et en cecy, pour estre négociation de ceste qualité et en laquelle il fault prendre pied et conseil sur-le-champ, et selon le changement que telle mutation peult porter, nous ne vous povons donner certaine règle que vous doigiez suivre, qu'est la cause que nous remectons comme dessus à ce que vostre prudence, discrétion et expérience vous dictera. Seulement vous dirons-nous ce, surl'advertissementque nous avons des choses de ce coustel-là, et la conjecture que nous faisons de ce que pourroit estre , en conformité de ce que plusieurs sur le lieu mesme en discourrent, qu'est que, venant, à défaillir le roy, l'on tienne fin d'en exclure nostredite cousine, tant pour la veoir ferme et constante en nostre saincte foy et religion, que pour la doubte qu'ilz ont du port et faveur que luy pourrions donner, comme à nostre parente si prochaine, et que ne tinssions fin de la marier à quelque estrangier
que fît changement en ce gouvernement; qu'est ce que ceulx qui y sont intéressez vraysemblablement craignent, ou peult-estre les attire leur ambition jusques h prétendre eulx-mesmes au royaulme ; et fait à craindre que, pour se soustenir en ce qu'ilz desseignent, soit, comme dessus est dit, par crainte ou par ambition , que, pour s'assheurer de] nous, ilz se pourroient appuyer de France avec les offres magniffiques que leur seront faites de ce coustel-là, peult-estre avec fin de rcalement leur donner, d'arrivée, l'assistance qu'ilz désirent et de, par ce boult, mectre le pied dedans et après les en débouter quant ilz se treuveront les plus fortz. Et en cecy ne passeroit petit hazard de sa personne nostredite cousine, estant vraysemblable que, pour estre nommée la première à la succession que aussi par droit lui appertient, défaillant le roy sans enffans, pour doubte qu'ilz pourroient avoir de l'opinion du peuple si, vivant icelle, ilz avançoient aultre à la corone, et mesmes que, à ce que l'on entend, il y en y a encores aucuns qui ne goustent leur nouvelle religion, ilz pourroient, pour s'asseurer de ce poinct, prétendre de parvenir ou autrement se faire quiete d'elle, ou peult-estre s'attacher à sa personne, comme aiant contrevenu aux édietz, puisque ilz se pourront persuader que, soit par ung boult ou aultre qu'ilz s'en facent quiete , tout le fondement que le peuple et tous aultres pourront faire sur sa personne cesseroit.
Et, nous figurans les choses en ces termes, nous ne véons pour le présent meilleur moien pour réparer au contraire etpourlesasseurer, que de leur faire entendre l'aifection qu'avons tousjours porté aux roys et au royaulme d'Angleterre, ce qu'ilz en ont fraischement congneu parle respect que nous avons tenu au roy durant sa minorité, tenant si grand compte de ce que en son testament le feu roy le nous eust si cordiallernent recommandé , le conseil paternel que luy avons donné toutes les fois qu'il nous en a requis, tenant tousjours seul respect à son propre bien et de sondit royaulme, monstrans en ce nostre amité si dilféramment de ce qu'en ont fait les François, lesquelz ont serché de se servir de la minorité dudit roy pour le dé-
1 (Contre.)
PAPIERS D'KTAT. IV 2
bouter de son royaulme, et l'asservir et réduire soubz la tyrannie; les préadvertir qu'ilz feront tout ce qu'ilz pourront pour les circonvenir, pour parvenir à cestuy leur desseing, et quilz se souviennent que lesdits François sont les anciens ennemys d'Angleterre; que, de nostre coustel, ilz treuveront tout port, faveur et assistance, et faire bien entendre ce poinct au duc de Noirthumberlant et ceulx qui gouvernent, auxquelz et à ceulx que vous verrez convenir il sera requis de recommander nostredite cousine, afin qu'ilz lui portent tout respect, comme à celle à qui appartient le droit de ladite succession et comme telle dénommée, et que nous est si prouchaine parente. Et pour leur effacer l'umbre qu'ilz pourroient avoir que la voulsissions allyer ailleurs, et que par ce ilz vinssent perdre l'espoir que quelc'ung d'eulx pourroit avoir persuadé de l'ambition de parvenir au royaulme, sera requis que vous leur faictes entendre, que, comme nous avons principal respect à la bonne administration, sheureté et bon gouvernement dudit royaulme, nous treuverons pour meilleur qu'elle s'allye à quelcung dudit royaulme tel que l'on adviseroit estre plus convenable; pour austant qu'aiant plus de cognoissance des choses de par-delà, il se sçauroit tant mieulx conduire en ce qui convient au bien d'icelluy : et, par ce boult, il est vraysemblable qu'ilz perdront la crainte que, sur ce poinct, ilz pourroient tenir de nous, et qu'ilz se pourroient réduire à traicter plus favorablement nostredite cousine, espérans ceulx qui peullent le plus, de povoir de nostre gré parvenir à cedit mariage, et que, s'assheurans par ce boult de nous, ilz se fonderont moins sur les offres et practicques françoises, et perdront la crainte d'avoir pour roy un estrangier tant abborry d'eulx universellement.
Et, si Dieu vouloit que, par ce boult, nostredite cousine peult parvenir à la corone et estre jurée, elle pourroit peu à peu empiéter l'auctorité et si ce pendant, par bon moien; et sans donner umbre que, pour quelque autre fin, l'on sereba dilación, l'on povoit différer la résolution du party de mariage que l'on luy vouldroit donner, à coleur de le nous consulter, comme à parent si proche ou autre-
DU CARDINAL DE GRANVELLE. Il
ment, l'on auroit temps, pour selon que toutes choses senchemineroient, veoir comme l'on pourroit sortir de cecy, fût mectanl contention entre ceulx qui y pourroient prétendre, principaulx au royaulme, pour après veoir ce que plus conviendroit; mais si Ton veoit que, sans le conclure, Ton ne peut parvenir à ce que l'on prétend, il vauldroit mieulx de passer oultre, que par là leur donner umbre de faire perdre la vie â nostredite cousine, et causer plus grandz troubles audit royaulme.
Et si tant est que, advenant le trespas du roy avant vostre arrivée , les passaiges se trouvassent cloz, puisque il emporte tant de faire pénétrer aux aureilles de ceulx qui gouvernent ceste nostre volonté de prétendre l'alliance de nostredite cousine pour celluy du royaulme qui se treuvera plus à propoz pour les asseurer, vous le pourrez faire entendre par bon moien à ceux qui gouvernent à Calaix, et mesmes les plus confidens du duc de Noirthumberlant, afin que, par leur moien, cela puisse parvenir jusques à la cognoissance d'icelluy ; déclairant que si bien vostre première charge fût pour de nostre part visiter le roy, que doubtant ce que pourroit advenir, nous vous eussions, eneas de son trespas, donné ceste aultre commission, et de visiter nostredite cousine. Et si1, avant que vous puissiés arriver audit Angleterre, vous regarderez s'il y auroit moien de avant que entrer à négocier plus avant avec ceulx du conseil que de la visite du roy, vous pourrez (évitant toutesfois, comme dessus est dit, le soubson), avoir le moien de visiter nostredite cousine, à laquelle, en ce cas, vous luy déclairerez bien particulièrement vostre commission et la fin que nous tenons en icelle pour son propre bien, et entendrez ce qu'il luy semble, et, si faire se peuit, nous en advertirez, envoiant à cest effect homme exprès, et actendrez nostre résolution, différant de vous déclairer ce pendant plus avant [de] vostre charge. Mais c'est en cas que la dilation ne porta, selon ce que vous verrez, préjudice, et qu'il n'y eust lieu ny pour préadvertir nostredite cousine, ny pour nous consulter : en ce cas nous vous remectons que
1 (Aussi.)
vous négociez et sans nous consulter et actendre nostre responcc, voire, et avant que parler à nostredite cousine (si vous treuvez qu'il convînt ainsi le faire), de passer oultre, et après vous luy pourrez rendre compte du tout, tant de ce que vous avons enchargé, que des causes que vous auront meu de passer oultre avant que de riens communicquer avec elle.
Et pour aultant qu'il est vraysemblable qu'ilz ne vouldront admectre nostredite cousine à la corone, qu'ilz ne soient asseurez de deux choses: l'une, qu'elle ne fera changement ny au gouvernement, ny es choses de la religion; l'autre, qu'elle pardonnera tous mésuz que pourroient avoir commis ceulx qui gouvernent ; il sera de besomg que, en cas qu'elle en fût requise, que en ce elle ne face difficulté, puisque c'est chose en quoy elle ne peult remédier, conservant toutesfois, quant à soy, sa religion entière inviolablement, et actandant que Dieu donne opportunité de peu à peu réduire par bon moien le tout; que sera ce en quoy elle debvra aultant veiller, si Dieu lui fait ceste grâce de parvenir à la corone. Et vous regarderez de l'assister tant que vous pourrez aux escriptures et assheurances qu'elle devra donner, afin qu'elles soient faites telles que seront requises pour l'appaisement desdits du conseil, excusant de l'obliger en ce que se pourra éviter, tenant regard à la fin susdite et évitant qu'ilz n'entrent en suspicion.
Et nous remectons le surplus à vostre discrétion, et de gagner, par les moiens que vous adviserez, ceulx que vous verrez convenir pour encheminer ceste vostre négociation , tenant en icelle fin principale d'asseurer la personne de nostredite cousine, procurer qu'elle puisse parvenir à la corone , asseurer ceulx de par-delà de la craincte et doubte qu'ilz pourroient avoir de nous, rebouter les practicques françoises, et unir bonne intelligence entre noz pays et le royaulme d'Angleterre. Fait à Bruxelles, le xxme de juing i 553.
CHARLES
Et plus bas :
BAVE
L'EMPEREUR