I. CONTENU DE LA PREMIERE PIECE
« En outre de ce qui est porté dans mon testament, je dis et déclare qu'étant en Allemagne, depuis la mort de l'impératrice mon épouse, j'ai eu d'une femme non mariée1 un fils naturel appelé Jérôme; que, pour certains motifs particu-
1 Barbe Blomberg, de Ratisbonne, qui vivait encore au mois de juin 1Ò7I1. A s'était retirée dans les Pays-Bas, où elle cette date, suivant le prévôt Morillon,
a Irinta mil ducados, en el reyno de Ñapóles, señalándole lugares y vassallos con la dicha renta. Lo quai todo, assi en el señalar los dichos, como en la cantidad de la renta, que la suma susodicha sea como pareciere al príncipe mi hijo, á quien lo remito; y en delecto del, sea como pareciere á mi nieto el infante don Carlos, ó á la persona que, conforme á este mi testamento, fuere mi heredero ó heredera, al tiempo que se abriere. Y quando el dicho Gerónimo no estuviesse por entonces ya puesto en el estado que yo desseo , gozará de la dicha renta y lugares por todos los dias de su vida, y después del sus herederos y successores legítimos , de su cuerpo descendientes. Y en qualquier estado que tomare el dicho Gerónimo, encargo al dicho príncipe mi hijo, y al dicho mi nieto, y á qualquiera mi heredero que, como dicho tengo, tubiere al tiempo que este mi testamento se abriere, que lo honre y mande honrar, y que le tengan el respecto que conviene, y que le haga guardar, cumplir y executar lo que en esta cédula es contenido. La qual firmé de mi nombre y mano, y va cerrada y sellada con mi sello pe-
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liers, mon intention a été de tout temps, comme elle est encore (si la chose est possible sans trop d'inconvénients), que ce fils prenne spontanément et de son plein gré l'habit dans quelque ordre de moines réformés, vers lequel on l'acheminerait , mais sans exercer contre lui ni violence ni coaction quelconque. Cependant, si mes vues ne pouvaient être accomplies, et que le prince préférât vivre dans le siècle, je veux et j'ordonne qu'on lui assigne , par voie ordinaire, de vingt à trente mille ducats de revenu annuel dans le royaume de Naples , ainsi que des terres et des vassaux qui lui obéissent. Je remets le tout à la discrétion du prince mon fils, et, à son défaut, à celle de l'infant don Carlos mon petit-fils, ou de tout autre qui , aux termes de mon testament et lors de son ouverture , se trouvera être mon héritier. Si, à cette époque, ledit Jérôme1 n'est pas encore entré
«elle avait hantise d'un Anglois,que l'on Juan, ce prince, suivant l'opinion com-
« tient estre épousé avec elle. » ( Lettres di- muñe, doit avoir vu le jour à Ratisbonne ,
verses , tom. II, pag. 189.) le il\ ou 2 5 février 1 5^7- 1 Devenu célèbre sous le nom de don
queño y secreto, y se ha de guardar y de poner en efeto , como clausula del dicho mi testamento. Hecha en Bruselas , á seys dias del mes de junio de i554-
« Hijo, ó nieto, ó qualquiera que al tiempo que este mi testamento y cédula se ahriére, y fuere conforme á él mi heredero ó heredera, si no tuviéredes razón de donde está este Gerónimo , lo podréys saver de Adrian, ayuda de mi cámara; ó, en caso de su muerte, de Oger, mi portero de camera, para que se use del, conforme á lo susodicho. » Firmada de su mano y nombre, como rey.
Dentro de la dicha cédula , estaba otro papel , de otra mano , del tenor siguiente :
« Yo, Francisco Massi, violeur de su magestad, y Ana de Medina, mi
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dans l'état que je désire lui voir embrasser, il jouira dudit revenu et des terres qui lui sont assignées pendant tout le cours de sa vie , et , après lui , ses héritiers et successeurs légitimes issus de son corps. Quel que soit, du reste, le genre de vie pour lequel se décide ledit Jérôme, je recommande expressément au prince mon fils, à mon petit- fils, ou à tout autre mon héritier, au moment de l'ouverture de mon testament, de l'honorer et faire honorer, de lui garder le respect qui lui est dû, et d'accomplir et exécuter tout ce qui est prescrit dans la présente cédule, signée de mon nom et de ma main, close et scellée de mon petit sceau secret, la considérant comme clause expresse de mon testament. Fait à Bruxelles, le 6 juin 1 554-
•< Mon fils, mon petit-fils, ou qui que vous soyez qui, à l'ouverture de mon testament et de la cédule susdite, serez mon héritier, si vous ignorez dans quel lieu se trouve Jérôme, vous pourrez le savoir d'Adrien, mon valet de chambre; et dans le cas où celui-ci n'existerait plus.d'Oger, mon huissier de chambre, afin de vous conduire à son égard suivant les intentions que j'ai manifestées plus haut. » Signé de sa main et de son nom comme roi.
Dans cette même pièce se trouvait renfermé un autre papier d'une écriture différente , et dont voici le contenu :
« Moi, François Massy, violeur1 de sa majesté, et Anne de Medina, mon épouse,
1 Joueur de violon ou de viole.
muger, conocemos y confessamos de aver tornado y recebido un hijo del señor Adrian de Bues, ayuda de càmera de su magestad, el qual tomamos por su ruego , que nos ha rogado que le tomemos, y tratemos y gobernemos, assi como si fuesse nuestro hijo proprio, y de no dezir ni declarar á ninguna persona cuyo sea el dicho niño, porque el señor Adrian no quiere en ninguna manera que su muger supiesse ni oyesse hablar de ello, ni otra persona ninguna. Para lo qual yo, Francisco Massi, y Ana de Medina, mi muger, y nuestro hijo Diego de Medina, juramos y prometimos al dicho señor Adrian de no dezir ni declarar á persona que sea en esta vida de quien es el dicho niño, sino que yo diré que es mio, hasta que el señor Adrian me embie una persona con esta misma carta, ó que el
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reconnaissons et confessons avoir reçu du sieur Adrien de Bues , valet de chambre de sa majesté, un enfant mâle que nous avons accepté sur sa demande, et que nous nous sommes engagés à traiter et élever comme s'il était notre propre enfant, ne disant ni déclarant à qui que ce soit le nom de son père; car le sieur Adrien ne voulait que personne au monde , pas même sa femme, sût ou entendît rapporter la moindre chose à ce sujet. En conséquence, moi, François Massy, Anne de Medina, mon épouse, et Diego de Medina, notre fds, avons promis et juré audit sieur Adrien de ne dire ni déclarer à qui que ce soit en cette vie l'origine de l'enfant dont il s'agit, mais de le faire passer pour le mien , jusqu'à ce qu'il me l'envoie redemander par quelqu'un chargé de me représenter le présent écrit, ou qu'il vienne lui-même en personne pour cet effet. Et comme le seigneur Adrien veut tenir cette affaire entièrement secrète, il m'a prié , pour lui rendre service , de prendre ledit enfant à ma charge , ce que nous avons fait très-volontiers, moi et mon épouse. Je reconnais, en outre, avoir reçu de lui, tant pour frais de voyage et entretien d'un cheval lorsque j'allais chercher l'enfant, que pour son équipement et le montant d'une année de gages qu'il m'a assignés , la somme de cent écus ; ledit terme courant à dater du icr août de la présente année i55o. Je me déclare en conséquence satisfait et suffisamment payé quant à ce , et en foi de tout ce que ci-dessus , nous avons signé de notre nom, ma femme et moi; mais, attendu que madite femme ne sait pas signer, j'ai prié Oger Bodoart de le faire à sa place. Dès ce moment
dicho señor Adrian verna en persona. Y porque el señor Adrian quiere tener este caso secreto, me ha rogado, por hazerle buena obra, de tomar el dicho niño en cargo; lo qual hazemos de muy buena voluntad yo y mi muger, y conosco aver recebido del dicho señor Adrian, para hazer este viage de llevar este niño, para cavallo, y adereço y dispensa de un año de tratamiento que me da, cien escudos. Y es á saber que se quenta el dicho año dende primero dia de agosto de este presente año de i55o años. De lo qual me tengo por contento y pagado de este dicho año; y, porque es verdad, lo firmé de mi nombre yo y mi muger; y porque mi muger no save firmar, rogué á Oger Bodoarte que lo firme de su nombre por ella. Y dende adelante me da el dicho señor Adrian cinquenta ducados por cada un año, por el tratamiento del niño. Fecha en Bruselas á i 3 dias del mes de junio de mil quinientos y cinquenta años. »
II. EL SEGUNDO PAPEL, AL PARECER ESCRITO DE LA MANO QUE ESCRIVlÓ EL
TESTAMENTO, DIZE ASSY :
« En lo que toca al reyno de Navarra, dado que el cathólico rey don
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le seigneur Adrien se soumet à nie compter cinquante ducats par an pour l'entretien dudit enfant. Fait à Bruxelles, le 1 3 juin i55o. »
II. LA SECONDE PIECE , VRAISEMBLABLEMENT DUE À LA MEME MAIN QUI A ECRIT LE TESTAMENT, CONTIENT CE QUI SUIT :
« Quant à ce qui concerne le royaume de Navarre, bien que le roi catholique don Ferdinand, mon seigneur et aïeul, l'ait gagné et conquis; bien qu'il soit très-probable, comme nous le croyons nous-même, que ce fut pour de justes motifs, la droiture de ce prince, la délicatesse de sa conscience, et l'habitude qu'il a eue constamment de justifier toutes ses démarches, ne permettant guère d'en douter; bien que, après avoir conquis ledit royaume, il l'ait conservé et possédé plusieurs années, le laissant après sa mort à la reine madame (ma mère)
Fernando, mi Sr y abuelo, lo ganó y conquistó, y es muy verisímil, y assi lo creemos, que fué con justas causas, según la rectitud y gran consciencia de su alteza, y la costumbre que siempre tuvo de justificar sus cosas; y después de ganado el dicho reyno, lo tuvo y poseyó algunos años, y falleciendo lo dexó á la reyna, mi señora, y á mi, como á reyes de Castilla; y después acá, havemos tenido y posseido el dicho reyno por nuestro y con buena fé. Todavía, para mayor seguridad de nuestra consciencia, encargamos y mandamos al serenissimo príncipe don Philippe, nuestro hijo y successor en todos nuestros reynos y señoríos , que haga mirar y con diligencia examinar y averiguar llana y synceramente si de justicia y razón sea obligado á restituir el dicho reyno, ó en otra manera satisfazer ó recompensar á persona alguna. Y lo que assi fuere hallado, determinado y declarado, por justo se cumpla con efecto, por manera que mi ánima y consciencia sea descargada. Firmado de su mano,
«YO EL REY
Este papel no tiene data.
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età moi, comme souverains de Castille; bien que nous l'ayons dès lors jusqu'à ce moment considéré nous-même comme nôtre, et possédé de bonne foi; néanmoins, pour plus grande sécurité de notre conscience, nous recommandons et ordonnons au serenissime prince don Philippe, notre fds et successeur dans tous nos royaumes et domaines, de faire examiner et vérifier le plus tôt possible, avec droiture et sincérité, si, en raison et justice, il est obligé de restituer ledit royaume, ou par tout autre manière fournir dédommagement et compensation à qui que ce puisse être : faisant exécuter, sans délai ni restriction , ce qui aura été reconnu et déclaré juste et nécessaire, de manière que mon âme et ma conscience en soient entièrement déchargées. Signé de sa main,