‹ Papiers d'état du cardinal de GranvelleChapitre 24 sur 153 · AUX CARDINAUX FRANÇOIS XIMENÈS ET ADRIEN FLORENT (D’UTRECHT · texte numérisé non relu

AUX CARDINAUX FRANÇOIS XIMENÈS ET ADRIEN FLORENT (D’UTRECHT

Middelbourg, 7 septembre i5i7 *.

Très-révérend père en Dieu, cardinal d’Espagne, archevêque de Tolède, primat des Espagnes , grand chancelier, inquisiteur général , gouverneur, en notre nom , des royaumes et domaines de Castille , notre très-cher et bien aimé ami, et vous , très-révérend père en Dieu, cardinal de Tolosa, notre très-cher et bien aimé ami et notre ambassadeur, etc. nous avons reçu , à plusieurs reprises et de divers côtés , l’avis que nous devions, dans l’intérêt de notre service , travailler à rétablir l’ordre dans la maison de l’illustrissime infant notre très-cher et bien aimé frère 1 2,

1 A cette date ie monarque allait s’embarquer pour l’Espagne, accompagné d’Eléonore, sa sœur aînée, qui épousa peu

après Emmanuel le Grand, roi de Portugal. Le 20 suivant, Charles arriva à Villa-

viciosa, d’où il se rendit à Tordesillas, où se trouvait alors sa mère.

2 L’archiduc Ferdinand, depuis roi des Romains, était né à Alcala, le 10 mars i5o3.

papiers d’état. — i.

amigo y nuestro embaxador. Muchas vezes y por diversas partes avernos sido informados, que á nro servicio convenia dar orden y poner remedio en la casa del illustrissimo infante , nuestro muy caro y muy amado hermano; porque nos avisavan que las personas que estavan cabe él, le ponían en cosas livianas y bulliciosas, y malos pensamientos en deservicio nuestro, y daño del dicho infante.

Esto mismo se nos ha escrito en el mes passado por las postas que nos vinieron, y agora por la postrera posta que nos vino; en la qual se nos avisa, que en casa del dicho infante se hablan muchas cosas en desacatamiento de nuestra persona, y aun de la paz y sosiego de sos reynos, creiéndolos turbar con la persona del dicho infante, hablando y escriviendo á algunos grandes y ciudades que en ausencia nuestra nombrasen por governador desos reynos, en nombre de la reyna mi señora al dicho illustrissimo infante, y que tomassen al dicho infante en su poder, por quanto diz que nos encargavamos á vos el dicho reyno, reverendissimo cardenal, que le traxéssedes con vos afín de le embarcar y sacar fuera del reyno, y otras muchas cosas de

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les personnes qui l’entourent cherchant, nous assure-t-on, à l’engager dans des démarches imprudentes et à lui inspirer des pensées préjudiciables à notre personne ainsi qu’aux intérêts de l’infant lui-même.

Tel est l’avis que nous avions reçu par les courriers arrivés le mois dernier, et que les dépêches les plus récentes viennent de renouveler ; en effet , on nous affirme que dans la maison de l’infant il se tient des propos injurieux à notre nom et nuisibles à la paix de nos états, et que sa personne même est mise en avant pour les accréditer. On a sollicité divers personnages et plusieurs villes à désigner, pendant notre absence, l’infant pour gouverneur de Castille, au nom de la reine ma mère , les engageant en même temps à s’assurer de ce prince et à veiller sur lui, parce qu’en vous confiant l’administration , nous vous avions chargé , vous , révérendissime cardinal d’Espagne, de l’emmener avec vous, afin de le faire embarquer et conduire hors du royaume, ajoutant à cette insinuation beaucoup d’autres particularités fausses et perfides , tout à fait contraires à notre service et au bien de l’infant lui-même. Il est urgent d’apporter à ce mal un prompt

mala calidad, y en gran deservicio nuestro, y bien del dicho infante. De las quales si no las mandássemos proveer y remediar, se seguirla que al dicho infante ponrian en desconfiança del amor cpie le tenemos, y voluntad á su acrescentamiento. Y por esto seguiendo el parecer de muchos servidores nuestros, que de allá nos han escrito, acordámos de mandar al comendador mayor de Calatrava, que se vaya á su encomienda mayor, y al ohispo de Astorga que se vaya á su obispado, y á Gonzalo de Guzman que se salga de la corte, como veréys por las cartas que para ello vos embiamos; escrivímos assi mismo al illustrissimo infante esta provision que hazemos. Y como la cosa principal que nos mueve á hazello es el bien del dicho infante y su acrescentamiento, y porque el amor que le tengo vaya siempre en crecimiento, rogándole que por mi amor lo aya por bueno; lo qual soy cierto de su cordura que si avrà.

La orden que en esto haveys de tener es la siguiente. Primeramente hablar al dicho illustrissimo infante solo y apartado con vosotros, declarándole mi voluntad y fin que en esto tengo, por las mejores y

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remède, autrement on finirait par inspirer de la défiance au prince, le faire douter de notre affection et rendre suspect notre zèle pour ses intérêts. En conséquence, et d’après l’avis de plusieurs de nos serviteurs qui, se trouvant sur les lieux, nous ont informé de cette affaire, nous avons résolu d’enjoindre au grand commandeur de Calatrava de retourner dans sa commanderie , à l’évêque d’Astorga de rentrer dans son diocèse, et à Gonzalo de Gusman de quitter la cour, ainsi que vous le verrez par les lettres que nous vous envoyons à cet effet. Nous avons écrit de même à l’infant pour le prévenir de ces dispositions, l’assurant que notre zèle seul pour ses intérêts et le désir de voir s’accroître notre affection mutuelle nous les ont dictées; le priant en même temps, au nom de l’amitié que nous lui portons , de vouloir bien se prêter à l’exécution de ces mesures , ce que nous attendons de sa sagesse et de sa prudence.

Voici dans quel ordre vous devez procéder. Vous parlerez d’abord à l’infant seul et sans témoins ; vous lui ferez connaître ma volonté et le but que je me propose, usant pour cela des termes les plus insinuants et les plus persuasifs qu’il

mas dulces palabras que podáis, por manera que lo tome bien. Lo qual esperamos mediante vuestras prudencias, y teniendo os como vos tiene por muy amigos suyos. Dezirle eys assimismo, como en lugar destos mandamos proveer al clavero de Calatrava don Diego de Guevara, y á M. de la Chaux, mi embaxador; y basta tanto que estos lleguen á don Alonso Tellez Giron, hermano del marqués de Villena.

Assi mismo diréys al dicho illustrissimo infante, que porque deseamos que en todo se conforme con nuestra costumbre y manera de vivir, embiamos á mandar y queremos que los dichos clavero, Moss. de la Chaux, el uno de los dos, duerma siempre en su cámara, y en ausencia dellos, el dicho don Alonso Tellez, como haze M. de Chèvres en la nuestra, por que quando despertáre, si quisiere, tenga con quien hablar.

Certificalle heys que el amor que le tengo tan entrañable que es mas que de hermano, y que es mucha mas parte para llevarme en

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vous sera possible , afin qu’il prenne cette affaire en bonne part , ce qui arrivera probablement en agissant avec votre prudence accoutumée, et le prince sachant du reste combien vous lui êtes attachés. Vous lui direz que nous avons désigné pour remplacer auprès de lui les personnes susdites le porte clefs 1 de Calatrava , don Diégo de Guevara , et M. de la Chaux 2, mon ambassadeur. En attendant leur arrivée, don Alonzo Tellez Giron, frère du marquis de Villena, remplira leur office.

Vous préviendrez en outre l’infant que , désirant le voir se conformer en tout à notre propre manière de vivre , nous voulons que l’un de ces personnages couche toujours dans sa chambre, c’est-à-dire le porte-clefs ou M. de la Chaux, quand ils seront arrivés, et en attendant, don Alonzo Tellez, comme M. de Chièvres

1 Clavero. On appelait ainsi , dans quelques ordres militaires , le chevalier chargé de garder et défendre le principal château ou couvent.

! Charles de Poupet, seigneur de la Chaux , était originaire du comté de Bour-

gogne. Il devint gouverneur de l’archiduc Ferdinand après avoir été l’un des membres de la régence établie dans les Pays- Bas pendant la minorité de Charles-Quint. (Voyez la Biographie universelle, XXXV.)

essos reynos quellos mismos, porque la verdad es esa; y que llegando, plaziendo á Dios, en ellos, la verá por la obra, y que lo primero que tengo de entender es lo que toca á su persona, y casa, y por su acrescentamiento, tengo de poner la mia cada hora : dezidle que porque sepa la mala información que le han fecho tomar ay de la conclusion que se tomó acá en su casa con el obispo de Astorga, que aquella dió el emperador nuestro señor y padre , y madama Margarita nuestra tia señora con los del nuestro consejo, y que despues de tomada esta, porque el mismo obispo me dixó que su casa ostava alcançada, le mandámos acrescentar por seys meses, que era el tiempo nos parecia que nos podiamos detener acá, otros quatro mil ducados, y mas por respeto suyo. Y porque no bagase á su costa la venida del dicho obispo, le hizimos merced de otros dos mil ducados, como saveys. Dezidle también que menos verdadera fué la que hiziéron de M. de Chèvres, y de mi gran chanciller, porque le juro y certifico que son

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couche dans la nôtre , afin qu a son réveil il ait quelqu’un avec qui il puisse converser, si cela lui fait plaisir.

Vous l’assurerez que mon affection pour lui est si vive qu’elle surpasse vraiment celle d’un frère , et que ce sentiment , beaucoup plus que le soin de mes propres intérêts, me rappelle en Castille. Il en aura la preuve, s’il plaît à Dieu, lorsque j’y serai de retour; car la première chose que je prétends faire en arrivant c’est de m’occuper de tout ce qui concerne sa personne , sa maison , en un mot son bien-être sous tous les rapports, auquel je suis disposé à me sacrifier moimême à chaque instant. Quant aux explications sinistres qu’on lui a données au sujet' de l’arrangement pris avec l’évêque d’Astorga, vous pourrez lui dire, pour en détruire l’effet, que cet arrangement a été conclu par l’empereur notre seigneur et grand-père, par madame Marguerite notre tante, et les membres de notre conseil. Comme le prélat nous représenta ensuite la triste situation des affaires de l’infant, nous donnâmes l’ordre de payer en excédant à ce dernier, uniquement en sa considération, quatre mille ducats pour les six mois que devait probablement durer notre absence. Enfin, dans la vue de lui épargner les dépenses occasionnées par le voyage de l’évêque, nous avons gratifié celui-ci de deux mille autres ducats, comme vous le savez fort bien. Dites encore à notre frère

tan servidores suyos, que ningún dia passa que no me hablen de su persona lo que se debiera hablar en su casa de la mia.

Dezidle , corno oy dia de la fecha desta que es víspera de Nuestra Señora de setiembre, nuestra persona duerme en nuestra real armada, con una demonstrança de buen tiempo«que es venida, y que plaziendo á Nuestro Señor, mañana de mañana, dia de su bendita madre, continuando el tiempo tomaré mi viaje, y llegado con verle y comunicarle, espero cumplir la mayor parte de mis desseos, y que assi hará él , porque conocerá á mi y al amor que le tengo por obra , y á la illustrissima infanta madama Leonor nuestra hermana, con quien se ha de holgar mucho.

Dezidle todo lo otro que á vosotros paresciére, por manera que tome bien esto que se provee, y dello no reciva pena, demostrándole que es endereçado á su acrescentamiento , como en verdad lo es. Y fecho esto dadle mi carta.

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que les rapports qu’on lui a faits au sujet de M. de Chièvres et de mon grand chancelier ne sont pas moins perfides , car je puis cei tifier par serment que ces deux seigneurs lui sont entièrement dévoués , et qu’il ne se passe aucun jour qu’ils ne me parlent de sa personne dans des termes que je désirerais voir employer lorsqu’on parle de la mienne dans sa maison.

Vous lui direz que, aujourd’hui, veille de Notre-Dame de septembre, je me trouve au milieu de ma flotte royale , grâce à une apparence de beau temps qui vient de se manifester ; que , s’il plaît à Dieu Notre Seigneur, demain matin , jour de la fête de sa sainte mère, pourvu que le temps continue, je me mettrai en route. Arrivé près de lui, mes plus chers désirs seront satisfaits •, il en sera de même pour lui, je l’espère , car il connaîtra par mes œuvres l’attachement que je lui porte. Il verra aussi l’infante Eléonore , notre sœur, dont la société lui plaira beaucoup.

Dites-lui , en un mot , tout ce qui vous semblera le plus convenable pour l’amener à prendre en bonne part les dispositions que j’ai arrêtées à son sujet, et à en voir l’exécution sans peine , vous attachant à lui persuader, comme c’est en effet la vérité , que je n’ai en cela d’autre vue que son bonheur. Après quoi vous lui présenterez ma lettre.

Despues que huviéredes hablado al dicho illustrissimo infante , hablad á los dichos comendador mayor y obispo de Astorga juntos, y á parte ; y porque no aya dilación, por buena manera detened los que no acompañen al dicho infante, y dezidles largamente las cosas de que lié sido informado, y que por contemplación del dicho illustrissimo infante me contento con la provision que hago sin passar mas adelante; y porque por las relaciones que me han sido fechas, hallo muy mas culpado al dicho obispo que al dicho comendador mayor, quando los habláredes, mirad que al dicho obispo demostreys mas clara y abiertamente el enojo que dél tengo ; y que le digays algunas palabras señaladas, por donde sienta y conosca que ha sido mayor pecado el suyo , que él del dicho comendador mayor.

Acavado de hablalles, dadles mis cartas que les embio, y dezidles que les mando, que luego á la hora, sin mas ver ni hablar al dicho illustrissimo infante, ni se despedir dél, cumplan lo que les embio

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En sortant de parler à l’infant , vous prendrez à part le grand commandeur, ainsi que l’évêque d’ Astorga, veillant, pour éviter tout délai , à ce qu’ils ne suivent pas le prince. Vous leur donnerez pleine connaissance des rapports qui m’ont été faits à leur sujet, ajoutant que, par égard pour l’infant, je n’irai pas plus loin cette fois. Mais comme , dans ces rapports , l’évêque se trouve beaucoup plus inculpé que le grand commandeur, vous aurez soin , lorsque vous leur parlerez, de faire sentir plus clairement et plus ouvertement au prélat le mécontentement que j’ai de lui, ajoutant à cela quelques mots bien significatifs qui lui apprennent combien il est plus coupable que le commandeur.

A la suite de ces préliminaires, vous leur remettrez les lettres dont je vous ai chargés pour eux , et leur direz qu’à l’instant même, sans voir davantage l’infant, sans lui parler ni prendre congé de lui, ils aient à se conformer à mes ordres. Vous les placerez sous la surveillance d’une personne qui ne devra pas les perdre de vue un seul instant jusqu’à leur départ. Quant à Gonzalo de Guzman , il suffira de lui remettre ma lettre et de veiller à l’exécution de mes commandements. Vous concevez de quelle importance il est pour notre service que tout cela s’expédie avec promptitude et soit complètement terminé lors de notre arrivée; nous vous prions donc affectueusement, vous, révérend

á mandar, y proveed como no los dexe una persona, hasta que sean salidos déla corte, en cumplimiento de lo que assi mando; y al dicho G. de Guzman basta que le deys mi carta, y hagays que cumpla por la misma orden lo en ella contenido. Y pues vedes quanto importa á nuestro servicio la execucion desto, y que esté hecho, para quando llegáremos, rogamos afFectuosamente á vos el dicho reverendissimo cardenal de España que por nos hazer singular plazer, procureys con toda diligencia, como assi se haga y cumpla luego á la hora y sin dilación , no embargante qualquier cosa que para impedir esto, por qualquier persona, aunque sea el dicho infante, vos contradisca; y porque podría ser que el dicho don Alonso Tellez, que como dicho es, ha de estar con la persona del dicho infante, hasta tanto que sean llegados los dichos clavero y la Chaux, no esté en esa corte, luego á la hora, vos el dicho cardenal de España, le embiad una posta con esta mi carta, y assi mismo le escrivid paraque dexadas todas cosas venga luego, de manera que no ponga escusa ni dilación alguna.

Y porque este proveymiento que hazemos como vedes es de mucha

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cardinal d’Espagne , de vouloir bien , pour nous complaire , prendre toutes les mesures nécessaires pour que nos intentions soient remplies sur l’heure et sans délai, nonobstant toute opposition quelconque, vînt-elle de l’infant lui-même. Comme il pourrait se faire que don Alonzo Tellez , désigné par nous pour être auprès de la personne du prince jusqu’à l’arrivée de don Diégo de Guevara et de M. de la Chaux , ne se trouvât point présentement à la cour, veuillez à l’instant même , vous , cardinal d’Espagne, lui envoyer ma lettre par courrier exprès, et écrivez-lui de votre côté que, toutes affaires cessantes, il revienne sur-lechamp , afin que nul délai n’entrave l’exécution de mes ordres.

Connaissant toute l’importance de l’affaire dont vous êtes chargés par nous, vous sentirez la nécessité de garder un secret profond , de manière à ce que tout soit terminé avant qu’on en ait même entendu parler. Nous vous recommandons en outre de mettre la main à l’œuvre immédiatement après la réception de cette dépêche, et malgré l’absence d’Alonzo Tellez , parce que , en attendant son arrivée,

calidad y importancia, conviene mucho el secreto dello, el qual mucho vos encargamos, por manera que sea primero executado que sabido. Vos rogamos y encomendamos que lo hagays luego como reciviéredes este despacho, no embargante que no esté ay el dicho don Alonso Tellez, porque hasta tanto que él legue, mandamos que vos el reverendissimo cardenal de España nombreys una persona que esté en servicio del dicho infante, que tenga mucho cuydado de serville y mirar por su persona.

Hazemos vos saber que nos fué también aconsejado remover al capitan de nuestra guardia, que anda con el dicho infante, y poner en su lugar un servidor cierto y antiguo nuestro. Pero porque contra su persona no nos ha sido dicho cosa ninguna, y le tenemos por cierto y leal servidor nuestro, acordámos de sobreseer en ello, y de contentarnos conque vos el dicho reverendissimo cardenal de España recivays dél juramento y pleyto homenage en nuestro nombre por la guarda de la persona del dicho infante, en lo que toca á su cargo, y que terná y guardará el dicho juramento y pleyto homenage secreto, y no lo descuvrirá á nadie.

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vous, révérend cardinal d’Espagne, vous désignerez quelqu’un pour tenir sa place auprès de l’infant, et avoir tous les soins possibles de sa personne.

Nous vous faisons savoir qu’on nous avait également conseillé d’éloigner le capitaine de notre garde qui est de service près du prince, et de lui substituer quelque ancien serviteur de confiance. Mais comme on n’a allégué contre cet officier aucune charge suffisante, et que nous le tenons pour homme sûr et loyal , nous avons résolu de surseoir à son remplacement : vous vous bornerez donc , révérend cardinal d’Espagne , à exiger de lui le serment de fidélité en notre nom pour la garde de la personne de l’infant, en ce qui concerne son office, serment qu’il tiendra secret et ne fera connaître à qui que ce soit.

Nous avons appris également que le grand commandeur et l’évêque d’Astorga ont congédié la gouvernante de l’infant, qui avait été placée par mon ordre auprès de lui, et cela sans me consulter le moins du monde. Comme c’est une femme papiers d’état. — i. i3

Y porque assi mismo somos informados que los dichos comendador mayor y obispo hecháron fuera de casa del dicho illustrissimo infante á su ama, haviéndose puesto por mi mandado, y sin me consultar sobre ello, siendo como es buena muger, y con esto agradable al dicho infante y servidora nuestra y suya, rogamos vos que luego la torneys á casa del dicho illustrissimo infante para que esté y duerma en ella, con tanto que sea fuera de su cámara, como está ordenado; y habladla, como os pareciere conviene á nuestro servicio, por manera que della sepays lo que passáre.

Assi mismo escrivimos al marques de Astorga y conde de Lemos , que son los parientes mayores de los dichos comendador mayor y obispo, la provision que hazemos, diziéndoles que vos escrivimos las causas que á ello nos moviéron, y que vos otros les escriviréys algunas délias. Hazedlo assi, y embiadles nuestras cartas, y escrividles como os pareciére conviene á nuestro servicio.

También escrivimos á Sancho de Paredes en creencia vuestra, porque nos han certificado que le pesava de lo que en casa del dicho

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excellente, agréable au prince et sincèrement affectionnée à ses intérêts ainsi qu’aux nôtres , nous vous prions de la faire rentrer sur-le-champ dans la maison de l’infant, afin qu’elle y loge et y couche , pourvu que ce soit hors de sa chambre , ainsi que nous l’avons établi. Vous lui donnerez les instructions que vous jugerez convenables, afin que nous puissions savoir par elle tout ce qui se passera à la cour.

Nous écrivons au marquis d’ Astorga et au comte de Lemos, parents du grand commandeur et de l’évêque , afin de les prévenir des mesures que nous venons de prendre à l’égard de ces derniers, leur annonçant que nous vous faisons connaître les motifs de notre détermination, et que vous les leur communiquerez plus tard. C’est ce que vous allez faire en leur envoyant nos lettres , auxquelles vous ajouterez ce que vous jugerez convenable à notre service.

Nous écrivons aussi à Sancho de Paredes, parce qu’on nous a certifié qu’il voyait avec beaucoup de peine tout ce qui se faisait dans la maison de l’infant contre notre service, et que c’est un fidèle et prudent serviteur. Voyez-le,

infante pasava en nuestro deservicio ; y que es cuerdo y buen servidor. Habladle y mandadle lo que os pareciére que convenga á nuestro servicio, y dadle nuestra carta.

Tornamos vos á rogar affectuosamente que esto que assi proveemos se cumpla luego á la hora con toda diligencia, y con el secrelo necessario , por manera que como havemos dicho , sea primero executado que savido.

Porque havemos escrito al emperador y padre todo lo que vos escrivimos , y las causas que á ello nos han movido , y platicadolo , y comunicadolo con la princesa madama Margarita nuestra tia señora , y como lo huviéredes fecho y cumplido, y déla manera que lo tomó el infante, y en ello ha passado, nos advertid luego á la hora, al puerto donde está la Chaux, porque alli speramos allegando como lo abeys cumplido y que es lo que passò.

Reverendissimo in Christo padre, cardenal de España, nuestro muy caro y amado amigo señor, y muy reverendissimo in Christo padre cardenal de Tolosa, nuestro embaxador, la santa Trinidad sea en

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donnez-lui les instructions que vous jugerez convenables , et remettez-lui notre lettre.

Nous terminons en vous priant de nouveau de veiller à ce que nos ordres soient exécutés immédiatement avec toute la diligence requise et le secret nécessaire , de manière que tout soit terminé avant qu’on soupçonne la moindre chose.

Nous avons rendu compte à l’empereur, notre père , de tout ce que nous vous écrivons ici , comme aussi des motifs qui nous ont dicté les mesures que nous prenons ; nous en avons également conféré avec la princesse madame Marguerite , notre tante. Vous aurez soin de nous faire savoir, le plus tôt possible, au port où se trouve présentement la Chaux , comment vous aurez rempli nos intentions, de quel œil l’infant aura vu toutes ces choses; en un mot , de quelle manière l’affaire se sera passée , afin qu’à notre débarquement nous ayons des détails précis sur le tout.

Très-révérend père en t)ieu , cardinal d’Espagne , notre cher et bien aimé ami ,

vuestra guarda e special encomienda. De Medialburg, siete dias del mes de setiembre de quinientos y diez y siete años.

YO EL REY

Y mas abaxo :

CO VOS, secret.

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et vous , très-révérend père en Dieu, cardinal de Tolosa , notre ambassadeur, que la sainte Trinité vous ait en sa garde et protection spéciale. De Middelbourg, le vu septembre xv'xvn.

MOI LE ROI

Et plus bas :

COVOS, secrétaire.

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