A L’INFANT DON FERDINAND, SON FRÈRE
Sans date. (Septembre 1617.)
Illustrissime infant, etc. nous avons reçu plusieurs fois, et de divers côtés, l’avis que certaines personnes de votre maison cherchaient à vous engager dans
cosas que eran desservicio de la cathólica reyna mi señora , e mio , e daño vuestro, y otros hablavan palabras feas y malas en desacatamiento y perjuyzio de mi persona, y hazian otras cosas dignas de mucho castigo; de lo qual fuimos largamente certificado por letras que me truxó una posta en el mes de agosto passado, y dicho, y requerido en ellas lo mandasse proveer; lo qual no quise hazer sin vos advertir primero dello , como saveys lo hize , rogándo os mucho en la carta, que sobre ello os escriví, os escusássedes de oyr semejantes dichos, y os acordássedes siempre del amor que yo os tengo, y del cuydado en que vivo por vuestro acrescentamiento , para que tengáis en el mundo el estado que yo desseo , y vos mereceys ; agora por diversas cartas, que con las dos postas postreras reciví, hé sido informado que aquello passa adelante muy desordenadamente, y que las personas que goviernan vuestra casa son los mas culpados, assi por consentillo , y no castigado, como por ser participantes en ello. Y lo que peor me escriven, que alguna délias se ha desmandado á hablar y escrivir á algunos grandes y ciudades desos reynos cosas
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des démarches contraires au service de la reine catholique notre mère , ainsi qu’au mien et à vos propres intérêts; que d’autres tenaient des propos injurieux et préjudiciables à ma personne , et se permettaient plusieurs choses dignes d’un châtiment exemplaire. Tout cela nous a été dûment certifié par des lettres reçues au mois d’août dernier, dans lesquelles on nous engageait à y mettre ordre. Nous n’avons pourtant point voulu le faire sans vous en donner d’abord avis , ainsi que vous devez vous le rappeler, vous priant en grâce , dans la lettre que nous vous écrivions à ce sujet, de fermer l’oreille à de pareils discours , et de vous souvenir continuellement de l'affection que nous vous portons, ainsi que de notre zèle pour vous procurer dans le monde une position conforme à votre rang et à nos désirs. Différentes lettres que j’ai reçues par les deux derniers courriers m’informent que le mal ne fait que s’accroître , et que les personnes qui gouvernent votre maison sont les plus coupables , soit en prenant part à de pareils désordres , soit en les laissant impunis. On va jusqu’à me dire que l’une d’elles s’est oubliée au point d’écrire à plusieurs individus et à quelques villes du royaume des
escandalosas y bulliciosas. Y porque todo esto, como vedes, si no lo remediassemos, seria en deservicio nuestro y daño vuestro, que es cosa que yo mucho sentina, por lo mucho que os amo, y estimo; porque todo el fin de los que en esto entienden es ponerme á mi en descontentamiento de vuestra persona, y á vos en desconfiança de lo mucho que yo os quiero, y hé de hazer por vos, como lo hiziéron, quando os informáron que yo y algunos de los que mas cerca de mi están, no estuvimos bien en el assiento que se dio en vuestra casa, sabiendo el obispo de Astorga que la condición y estado que se tomó fue en presencia del emperador nuestro padre y señor, y de madama nuestra tia señora, y que loque se hizo fué loque su magostad acordó è mandó; y que despues sobre aquello, porque el mismo obispo me dixó que vuestra casa eslava alcançada , mandé acrecentaros para medio año, que nos pareció, era el tiempo que yo aqui me podia detener, otros quatro mil ducados : y certifiqué al dicho obispo, que en siendo yo en estos reynos, la primera cosa en que entendería, seria en dar orden en vuestra casa, y aun por excusaros
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choses scandaleuses et propres à exciter à la révolte. Dans cette conjoncture, nous ne pouvions différer d’y porter remède sans compromettre notre service et vos propres intérêts , ce qui nous serait fort pénible , vu l’estime et l’amitié que nous vous portons; car l’unique but de ceux qui se trouvent mêlés dans cette intrigue est d’exciter mon mécontentement contre vous, et de vous faire suspecter mon affection et la part que je prends à tout ce qui vous concerne. Ils l’ont bien prouvé lorsqu’ils cherchèrent à vous insinuer que moi et quelques-unes des personnes qui m’approchent de plus près ne nous étions pas accordés sur les déterminations qui ont été prises au sujet de votre état de maison , tandis que l’évêque d’Astorga savait fort bien que cette affaire avait été décidée en présence de l’empereur, notre père et seigneur, ainsi que de la princesse Marguerite , notre tante , et qu’on n’avait agi qu’en vertu de leur décision. On aurait pu vous dire également que , le même prélat m’ayant représenté l’état de gêne de vos affaires , je donnai ordre de vous compter en sus de vos revenus quatre mille ducats pendant les six mois que devait probablement durer mon absence. Je
de la costa que el dicho ohispo havia fecho, hize merced como sabeys al dicho obispo , de otros dos mil ducados. Y assi como ay en tanta parte y tanto cuydado, procuré vuestro acrescentamiento, continuando el amor que os hé tenido; y porque aquel vaya siempre en crescimiento , y no aya cosa que lo pueda diminuyr, teniendo por inconveniente para ello si con semejantes personas tratássedes, y os aconsejássedes, embio á mandar al comendador mayor de Caiatrava, que se vaya residir en su encomienda, y al obispo de Astorga á su obispado; y en lugar dellos que esten en vuestro servicio y acompañamiento el clavero de Calatrava don Diego de Guevara y M. de la Chaux mi embaxador, á los quales mando que su cuydado y vigilancia sea en dar os todo el plazer y servicio que sea possible; y que vuestra persona esté en la estima que merece. Y porque como saveys estos están ausentes, hasta tanto que lleguen, embio á mandar que esté en vuestro servicio y compañía don Alonso Tellez Giron, hermano del marques de Villena, según que mas largamente de mi parte estas y otras cosas os hablarán los reveren-
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l’assurai de plus qu’aussilôt arrivé en Castille , la première chose dont je m’occuperais serait de régler les affaires de votre maison, et même, afin de vous épargner les frais du voyage de l’évêque , j’accordai à ce dernier, ainsi que vous le savez , une gratification de deux mille autres ducats. Par cette conduite, vous pouvez juger si je prends part ou non à ce qui vous concerne. Comme mon affection pour vous est toujours la même, que je désire la voir augmenter sans cessé, et surtout éloigner ce qui pourrait y porter atteinte, comme, par exemple , la fréquentation habituelle de personnes mal disposées à mon égard , j’envoie au grand commandéhr de Calatrava, ainsi qu’à l’évêque d’ Astorga, l’ordre de retourner l’un dans sa commanderie et l’autre dans son diocèse. J’ai désigné pour les remplacer auprès de votre personne le porte-clefs de Calatrava , don Diégo de Guevara , et M. de la Chaux , mon ambassadeur, auxquels je recommande expressément de s’appliquer à vous rendre tous les services et à vous procurer toute la satisfaction possibles , veillant à ce que votre personne jouisse de la considération quelle mérite. En l’absence de ces deux personnages,
PAPIERS D’ÉTAT dissimo cardenal de España, y muy reverendo cardenal de Tolosa mi embaxador. Por ende alíe ctuosam ente os ruego y os pido que, por me hazer á mi plazer, ayays y tengays por bueno esto, y creyais que todo se haze por vuestro bien, y vos acordeys siempre del amor que vos tengo , porque con él tengays perdido cuydado de lo que tocáre á vuestro acrescentamiento, el qual yo tengo tomado, y por el avenir tomo á mi cargo, como es razón. Y assi espero en Nuestro Señor de veros y comunicar con vos presto estas y otras grandes cosas que no digo mas, de remitirme á lo que de mi parte vos dixéren los dichos cardenales, y rogar á vos que aquello cumplays, illustrissimo infante, etc. Porque esto es lo que conviene á mi servicio, y á vuestro provecho y assi os ruego que lo hayays por bueno y lo cum-
p,ays
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don Alonzo Tellez Giron , frère du marquis de Villena , remplira leur office auprès de vous. Le cardinal d’Espagne et le cardinal de Tolosa, mon ambassadeur, vous donneront de ma part, sur cette affaire , ainsi que sur plusieurs autres , tous les détails que vous pourrez désirer. Je termine en vous suppliant de vouloir bien, par attachement pour moi, prendre en bonne part toutes ces dispositions ; demeurer convaincu que mon zèle pour vous les a seul dictées , et ne jamais perdre de vue l’amitié que je vous porte , vous reposant uniquement sur moi du soin de vos intérêts en tout genre que je prends et prendrai désormais à ma charge, comme la raison l’exige. J’espère, Dieu aidant, vous voir bientôt, et conférer avec vous sur cette affaire ainsi que sur d’autres encore plus importantes, que je réserve pour plus tard ; je n’ajouterai rien maintenant a ce que vous diront de ma part les deux prélats, si ce n’est de vous prier encore de vouloir bien vous prêter à l’exécution de mes ordres, parce que mon service et votre propre avantage y sont également intéressés