‹ Papiers d'Eugène Burnouf conservés à la Bibliothèque NationaleChapitre 8 sur 40 · Z PRÉFACE · texte numérisé non relu

Z PRÉFACE

va de 1 824 à 1 852, jusqu'au terme de la vie de Fauteur, qui, peu de jours avant sa mort, traçait encore quelques lignes que datent la faiblesse et Tirrégularite de son écriture, jadis si ferme.

On entrevoit dans cette série les premières études d'Eugène Bumouf, quand, élève de Ghézy et de son père Jean-Louis Burnouf, qui lui-même cultivait le sanscrit, il s'exerçait à des traductions latines de poèmes indiens.

 la publication du Bhàgavata Puràna, texte et traduction, dont les trois volumes ont paru de 1840 à 1847, se rattachent de nombreuses pièces : variantes relevées sur différents manuscrits, notes de métrique, remarquei» et observations philologiques, historiques, etc., tant pour le corps de l'ouvrage que pour les préfaces, qui sont de véritables Mémoires, étendus et originaux. Ces pièces remplissent sept volumes in-folio qui tous attestent, outre une sagacité qui n'était jamais en défaut, les soins attentifs et la précision rigoureuse que Burnouf mettait à l'établissement d'un texte et à la préparation d'une traduction où l'exactitude ne nuit jamais ni à la clarté ni à l'élégance.

Mais les documents les plus nombreux sont ceux qui se rapportent à Y Introduction à r Histoire du buddhisme indien et au Lotus de la bonne loiy pour lequel le texte du Saddharma Pundarika a été l'objet du travail le plus complet. Collation et révision de plusieurs manuscrits, comparaison avec la version tibétaine,

PRÉFAGB. XI

traductions de légendes, rien n'a été épargné, et l'abondance des notes est ici surprenante. Il est juste de dire que souvent des pièces importantes sont noyées au milieu de feuillets rapprochés au hasard, et dont quelques-uns même portent les traces de leur passage à Timprimerie. La présence de ces feuillets de rebut s'explique aisément : Eugène Bumouf n'a pas vu l'achèvement de son dernier livre; il n'a pu détruire, conmie il le faisait toujours, les pages devenues inutiles. On comprend le sentiment qui les a conservées chez M*"* Burnouf. Aujourd'hui, réunies en volumes, elles paraissent encombrantes, presque nuisibles à l'ensemble. Peut-être eût-il fallu briser plusieurs volumes et rejeter quelques feuillets, notamment ceux qui ont servi à l'impression. Nous n'avons pas eu le courage de le faire, un peu par considération pour la forme donnée à ces papiers, beaucoup par respect pour la peine qu'a prise M. Léon Feer de les cataloguer.

On sait que l'impression du Lotus de la bonne lai n'était pas terminée au moment de la mort de l'auteur. L'ouvrage parut cependant dans l'autonme de 1 852, gr&ce au concours et au dévouement de fidèles amis. Mais, des Mémoires qui en formaient l'Appendice, le %V s'arrêtait au milieu de la rédaction, et le 22* et dernier manquait totalement. Nous connaissons le titre de ce 22* Mémoire : c Examen de la langue du Saddharma Pundarika, » par une liste des 22 Mé-

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