‹ Papiers de Joseph HubertChapitre 1 sur 11 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

< Aucun créole n’a mieux mérité du Pays que Joseph Hubert, et cependant pour combien d’entre nous son seul titre n’est-il pas d’avoir sauvé un giroflier reçu de son ami Poivre? J’en savais un peu plus et depuis longtemps ; car des motifs particuliers m’attachaient à mon vieux voisin du Bourbier (1), qui m’avait donné des soins dans un accident de mon enfance, et m’envoyait, pour me consoler, le plus beau fruit de sou jardin. Je lisais donc et j’écoutais, avec le plus vif plaisir, tout ce qui pouvait avoir rapport à un homme dont les traits me revenaient au milieu d’agréables souvenirs; je me préoccupais en même temps du jour où ses contemporains ayant disparu, et avec eux la génération qui avait pu les entendre, toute trace disparaîtrait de son passage sur une terre honorée par ses vertus, enrichie par ses bienfaits. Il me semblait que, pour moi, l’un des rares survivants de cette époque, c’était un devoir de recueillir ce qui restait encore des vestiges d’une existence admirablement remplie ; de voir si, dans de vieux papiers, pieu-

(1) Partie de Saint-Benoit, où était la demeure d’Hubert.

sement conservés, je ne trouverais pas les matériaux d’un livre moins périssable que des feuilles volantes, d’une publication qui, en intéressant les cœurs créoles et même les esprits curieux des choses d’autrefois, pût prolonger quelque peu une tradition établie par la reconnaissance sur une longue série de services importants.

J’hésitais néanmoins à demander à un fils de me livrer des reliques sacrées, sur lesquelles jamais autre que lui n’avait porté la main, depuis la mort de son père : mais le temps pressait ; ce fils avait atteint sa. soixante-dix-huitième année, pour moi aussi la vieillesse avançait, et, après nous, que deviendraient le travail que je projetais et les documents à consulter ? Les mêmes motifs ont touché M. Eaubel Hubert; à la première démarche d’un ami commun, il s’empressa de répondre qu’il me porterait lui-même de Saint- Benoit, et me confierait, pour les archives de la Colonie, les papiers que je désirais étudier, que de plus il y joindrait le portrait de son père.^

11 me suffit d’un coup d’œil sur le dépôt remis entre mes mains, pour voir que mes conjectures ne m’avaient pas trompé, qu’il y avait là des choses à peine soupçonnées sur les services et les grandes qualités de notre compatriote, un magnifique exemple à éclairer d’un jour nouveau pour la jeunesse de cette île. Je me suis donc mis à l’œuvre, et j’ai préparé la. matière d’un volume d’environ deux cents pages, c’est-à-dire d’un travail trop étendu pour les colonnes d’un journal, mais aussi trop coûteux (1) pour que je ne sois pas

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(1) Les communes de Saint-Benoit et 'dé Saint-Joseph ont voulu faire les frais de ce travail, dont les cent premières ^ages ont paru d’abord dans le Moniteur de la Réunion .

contraint d’en différer l’impression. Je vais, en attendant, donner une idée de l’intérêt qu’il présente.

fi J. Habert a été mêlé à tout, ou à peu près, dans ce pays, pendant une longue suite d’années,, non pas qu’il eût la plus légère ambition, ou quelque désir de faire parler de lui ; car son désintéressement était absolu , sa modestie sans égale : mais, partout où il y avait un service à rendre, une chose qu’il pût faire dans l’intérêt public, on était sûr de le trouver, et il écrivait tout, ce qu’il faisait, souvent ce qu’il disait. De là ces nombreux papiers qu’il a laissés, sur tant de sujets, divers, et qui en font supposer beaucoup d’autres malheureusement perdus.

Lorsqu’il recevait une lettre, il y répondait sans retard, jetant parfois- un brouillon sur ce qu’elle laissait de papier blanc. Il se défiait de sa rédaction, couvrait de ratures ses projets de lettres, et faisait retoucher par un ami les mémoires de quelque importance.

Né dans ce pays, à Saint-Benoit, en 1747, J. Hubert n’avait reçu aucune instruction; il s’apercevait aussi bien que personne de ce qui lui manquait, et le déclarait à quiconque pouvait lui attribuer des connaissances qu’il n’avait pas. Il écrivait à Bouvet : (1)

Mon mémoire n’est pas prêt; mon ami Chassériau , qui corrige mes fautes, n’a pu le faire plus tôt.

Et à Bory de Saint-Vincent;

Vous voyez bien que je n’ai même pas appris notre langue.

(I) Gouverneur de Bourbon du C avril 1815 au 27 juin 1817.

On verra cependant quelle vigueur et quelle finesse pouvait acquérir, à Foccasion , le style d’un homme qui ne savait pas l’orthographe.^

Je ferai disparaître ces fautes des pièces que je publierai; au contraire, je reproduirai scrupuleusement le style avec ses incorrections, en donnant, de préférence, l'original, le premier jet, la gravure avant la lettre ; je dois ici le burin de J. Hubert plutôt que le polissoir de Chassériau.

Cette ignorance de la grammaire , J . Hubert en faisait donc très-bon marché ; mais c’était pour lui un chagrin profond de n’avoir point fait d’études scientifiques, de manquer de livres pour s’instruire, d’être paralysé au milieu d’une expérience intéressante. Son dépit éclate , dans une lettre, par un coup de colère. Il demande des livres à tout le monde ; il copie ceux qu’on lui prête ; il supplie qu’on veuille bien lui en acheter à Paris, expédiant du girolle, du café, jusqu’à 30 balles à la fois pour quelques volumes et une pile de Yolta , sans rien recevoir et sans se décourager.

Mon cher Bory, mon jeune et savant ami , si vous m’aimez , de grâce , faites-moi connaître les ouvrages des savants.

Et plus loin :

Cette malheureuse guerre, elle m'empêchera de m instruire. Je serai trop vieux à la paix !

Et cet homme, qui se sentait encore assez jeune pour commencer des études, avait déjà 56 ans.

Ainsi dépourvu de moyens d’instruction, gueux de livres, comme il le disait, il n’en est pas moins parvenu à se faire, sans la chercher, une notoriété

scientifique , qui attirait au Bourbier les lettres de plusieurs savants et tous les voyageurs de passage dans notre île. Associé correspondant de la Société des Sciences et Arts de l’île de France , de la Société libre d’Agriculture du département de la Seine, de la Société académique des Sciences de Paris, il fut proposé par Bosc comme correspondant de l'Institut. C’est grâce à lui que Bory a vu tant de choses si vite et si bien. Aussi, de retour en France, Bory lui écrivait-il :

Le premier Consul m’a interrogé sur Mascareîgne, et je vous jure que, en lui répondant, je m’applaudissais intérieurement de vous avoir connu. y

Son esprit simple, net, droit, d'une prudence extrême, s’arrêtait devant les difficultés, mais ne s’égarait jamais, dans l'étude des sciences, comme dans la conduite de la vie. Grâce à la faculté précieuse de ne voir que ce qui est, de ne pas mêler aux faits qu’on observe les produits de sa propre imagination, il vit clair avant personne , avant aucun savant de l'Europe, avant W. Dove,qui n'était même pas né , il vit clair dans cet affreux chaos qu’on appelle un cyclone, alors que son ami, le médecin Favéta Le Comte, infiniment plus instruit que lui , se perdait en conjectures impossibles, et trouvait cinq catégories à établir dans un seul et même phénomène atmosphérique. ^ Une bonne fortune était bien due à cet esprit observateur, qui regardait constamment autour de lui, s’appliquant à toutes les sciences, précisément parce qu’il n’en possédait aucune. U la trouva clans son expérience sur la chaleur développée par la fleur de l’arum cordifolium , notre songe caraïbe, expérience demeurée si célèbre

qu’il n’est plus possible d’imprimer un traité de botanique sans qu’elle y soit mentionnée. Lamark, il est vrai, avait constaté le fait avant lui; mais lui ne s’en doutait pas ; sa probité scrupuleuse n’eût pas manqué de le reconnaître.

Une circonstance particulière augmenta le bonheur qu’il en ressentit; ce fut sa mère qui le mit sur la voie. Un recueil reproduisit son mémoire en ces termes : « Au commencement de « l’an vu, une femme qui a perdu la vue , ne ;« pouvant voir la fleur d’un arum , dont l’odeur « l’affectait , voulut en connaître la forme par le « tact ; elle y porta la main et sentit une chaleur « très-forte; elle me lit part de sa découverte; « je m’en assurai sur le champ et tentai des expé- « riences. j> Cette phrase lui tombe sous les yeux ; aussitôt il met un renvoi au-dessus du mot femme et écrit en marge :

Dans mon manuscrit, je disais ma mère ,

Et il souligne.

Cette correction ne lui était pas inspirée par la manie de l’exactitude. Sa mère, il l’adorait. Dans chacune des lettres qu’on lui adressait, il y avait un mot pour elle; on savait lui faire plaisir; il parlait d’elle à tous ses correspondants. Pour lui donner des soins, il abandonnait le joli séjour du Boudoir, tout récemment créé ; pour lui épargner des inquiétudes, il renonçait à ses courses au volcan , et Dieu sait s’il tenait à ces courses.

Pe tous les sacrifices que me cause ma députation (1), le plus grand pour moi , c’est de ne pouvoir aller au volcan.

(i) A l’Assemblée coloniale réunie à Saint-Denis en 1790.

Voici encore quelques mots où la tournure de son esprit se révèle en même temps que sa déférence pour sa mère :

Comment les filons de trapp se trouvent-ils dans les montagnes non volcaniques? J'ai bien envie de vous répondre à cela ; mais maman, que j’accompagne à la messe , est prête. Je profiterai de l’occasion pour demander les lumières du Saint-Esprit , afin d’expliquer tout cela, pourvu que ce ne soit pas à la manière de la Genèse. ( Lettre à Bory, de novembre 1801. )p^

Tl éprouvait pour son frère, Montfieury Hubert (1), TafFection la plus vive.

Résider à Saint-Denis! écrivait-il à Milius (2j ; mais l’éloignement de mon frère serait pour moi une mort anticipée.

Leurs fortunes, au besoin, se confondaient. Son. neveu fait une maladie grave, et se rétablit ; l’inquiétude l’avait rendu malade lui-même.

Après avoir vu le cœur, quoique très-rapidement, mais nous le retrouverons, voyons le caractère. J. Hubert devait être bien aimable; car rien n’est aimable comme les formules de sa correspond dance et celles qu’on lui adresse en retour, comme ses attentions pour ses amis et de ses amis pour lui, comme le soin qu’il prend de ne blesser personne, de ne jamais dire de mal de qui que ce spit. Un mot quelque peu vif échappé de sa plume est effacé aussitôt. J’ai eu beau chercher, je n’ai

(1) Cest le Montfieury qui a construit, à ses frais, sur la rivière des Marsouins, en 1815, un beau pont en bois dont les Ujj^riaux avaient été préparés par son fils, mort prématuré-

(2) Gouverneur de Bourbon, de 1818 à 182t.

pu trouver qu’une petite malice , à l’adresse de Ceré, directeur du Jardin des Plantes de Plie de France, dont il se plaisait à reconnaître les services.

Ici, et surtout au Jardin du Roi (entre nous soit dit ), on est fort pour baptiser Jes arbres à sa fantaisie. Quelquefois même on Jes débaptise, pour leur donner un grand nom. Je voudrais que cela fût défendu, comme dans notre baptême.

J’ai même eu tort de dire malice ; c'était plutôt une protestation contre un abus.

Mais cet homme si plein d’égards pour les autres , n’entend pas que l’on manque à ce qui lui est dû ; il sait se fâcher, en restant toutefois parfaitement maître de lui-même. L’abbé Gros, curé de Saint-Joseph, s’avise de lui écrire une lettre peu convenable. J. Hubert commence par déchirer la signature , par respect pour le caractère sacré de son correspondant ; puis, sans en avoir l’air, il prépare le terrain, prend position, en s’emparant des avantages que le désintéressement lui donne sur l’égoïsme , et tout à coup , se dressant de toute sa hauteur, il administre , de main de maître, à monsieur l’abbé, la plus jolie correction que l’on puisse imaginer.

De Cossigny lui envoie une brochure, dans laquelle il ne se gêne pas à l’égard des Bourbonnais , comme c’était un peu l’habitude chez nosfrères de l’Ile de France. De Cossigny est écrivain , chimiste , ingénieur ; il faut être hardi pour se mesurer contre un pareil adversaire. J. Hubert le comprend , et s’en est expliqué plus tard avec son ami LeComte, à propos d’une nouvelle occasion de dissidence.

Je crains que M. de Cossigny ne prenne de l’humeur

contre moi. Je ne compte que sur son amitié. Je suis cfe bonne foi, et j’avoue que c’est une témérité pour moi de ne pas être toujours de son avis ; mais , mon ami , en reconnaissant sa supériorité, ma franchise ne me permet pas de convenir de ce qui n’est pas conforme à mes idées , quand je les crois fondées , après les avoir bien discutées. Au reste , je sens que je gagne à cela , il m’instruit ; mais lui , qui n'a pas les mêmes raisons, doit s’ennuyer de mes longues lettres.

Cependant, il s’agit de son pays , l’attaque est injuste, et il se présente, modestement , comme toujours , mais , comme toujours aussi , franchement, carrément.

Je crois, Monsieur, que nous avons quelques raisons de nous plaindre de vous.

Et, dans une lettre de vingt-cinq pages, il réfute quatorze assertions, avec une clarté, une netteté qui ne laisse rien à désirer, surtout avec une distinction parfaite, une politesse irréprochable, s’adressant à l’erreur, jamais à la personne, sans jamais substituer l’esprit à la raison , le mot piquant à la loyauté de l’argumentation. Quel grand air dans cette discussion, qui va droit au but sans le dépasser, où la modestie et la fierté s’associent de telle manière qu'elles disparaissent, pour ne laisser voir que la fermeté calme et sereine d’un esprit plein de confiance en la bonté de sa cause!

La modestie et la fierté composaient encore son attitude devant le pouvoir. Il était profondément respectueux , mais n’abdiquait pas la liberté de ses opinions , ni les droits dont il avait pris la défense, dût-il lutter 25 ans pour les faire reconnaître.

M. Bouvet m’a fait chevalier de Saint-Louis; il sait

cependant que je suis bonapartiste; mais il sait aussi que je suis français avant tout.

Voici l'origine de- son bonapartisme :

Je suis dans l'ivresse de la nouvelle que nous n’avons, plus à redouter le décret du 16" (1). Dès aujourd’hui je suis tranquille pour mou existence, celle de ma mère , de ma famille , de mon pays. Me voilà en entier aux observations. Vive mille fois Bonaparte !

Il était difficile de penser autrement à l’époque,, à la distance et dans les lieux où il vivait.

Des malheureux se sont établis sur les réserves de Saint-Joseph ; on veut les en chasser.

Non, écrit-il dans dix mémoires, non, vous ne fçrez pas cela. Cette position irrégulière, c’est vous qui en êtes cause. Vous avez manqué à des. promesses écrites de mesurage et d’abomem^nt.

On persiste; il remet. des piècesà un avocat et se dispose à plaider contre le gouvernement. Bouvet annonce un voyage sur les lieux, Malgré ses 69 ans, il y arrive, avant le gouverneur^ par des chemins qu’il faut ouvrir, et là. ( d’après une note que je trouve,- mais qui n’est pas de sa, main) il lui dit :

Je n’ai jamais quitté mon pays; si je n’obfi.ens pas justice pour mes enfants, je vais en France me jeter aux pieds du roi.

Il obtient enfin le prix d’instances réitérées pendant 25 ans jusqu'à l'importunité ; car l’ordon-

(1) Décret du 4 6 pluviôse an II, qui libérait les esclaves m ïQédiatement et sans indemnité , et que Bacu et Burnel av été chargés d’appliquer.

nancedu22mai 1816, qui règle les concessions de Saint- Joseph, ordonnance rendue apres en avoir conféré avec M. Joseph Hubert , est, dans ses dispositions les plus importantes, la reproduction textuelle du projet qu'il a présenté.

Ne négligeons pas les petites choses ; il y en a qui peignent un homme tout aussi bien, quelquefois mieux que des actions d’éclat. Yoici un cahier où sont portés les dépôts d’argent dont il accepte l’ennui, les dépenses de sa maison, Tétât de sa cave, les provisions d’un voyage, les journées de noirs qu’il prête à sa mère et à son fils; au bout de la ligne il n’oublie pas d'ajouter plus tard, car l’encre n’est plus la même: « Pendules journées. » Nous trouverons tout à l’heure la générosité qui donne à pleines mains, qui donne sans compter, le dévouement qui expose sa santé et sa vie, qui brave la calomnie, en éprouve les atteintes, les constate et ne se plaint pas. J’ai hâte d’y arriver; qu’on me permette cependant de m’attarder, une seconde, à une note que j’ai trouvée, au moment où je me demandais si ce vieux créole laborieux, souvent à son bureau, pouvait avoir certaine habitude commune en ce pays. Cette note , je l’extrais d’une lettre à Faujas de Saint- Fond, du 22 février 1817.

Comme vous, je prends quatre tasses de café par jour, la première à la pointe du jour. Je ne bois ni vin, pi liqueur, pas même de la bière, ni limonade; de l’eau, et du café pour suppléer au vin. Point de tabac d’aucune manière.

Il ne fumait donc pas ! Il est vrai qu’il n’avait pas été à l’école pour y apprendre. . . l’orthographe.

Deux mots maintenant sur sa naissance, après quoi nous le verrons à l’œuvre.

J. Hubert fut baptisé à Saint-Benoit, !e 24 avril 1747. L’acte porte: Joseph Henri Hubert, fils de Henri Hubert, capitaine commandant de quartier, et de dame Marie Magdeleine Lucas. Ont signé : Joseph Périer, parrain, et Henriette Thérèse Zil— vaiguer Justamond, marraine. — Prononcez Silvaigue, comme écrit le euré Babinel.

Mon père commandait les premières troupes envoyées ;à la prise de possession de 111e de France, en 1721. Le plus ancien cannellier de Saint- Benoit a été planté^par lui, dans la première année qu’il s’est établi ici, en 1732. Ma mère, mariée en 1738, se souvenait bien de ce cannellier, provenant d’une bouture tirée d'un arbre qui dtait sur l’habitation de la première femme du bonhomme Geslin, située à la rivière Saint-Jean.

De lui-même, ses papiers ne disent rien avant Tannée 1772, sinon que, en 1769, il fut reçu enseigne, dans le bataillon des troupes, par Bouvet, le père précisément de celui qui le fit chevalier de Saint-Louis, le 20 avril 1815, et lieutenant-colonel, le 1er juin de la même année.

J. Hubert se recommande à notre reconnaissance par deux titres principaux : l’introduction ou la multiplication de plusieurs plantes utiles et la création du quartier Saint- Joseph ; le second ne fut, comme unie verra, que la conséquence du premier*

E. Trouette.

INTRODUCTION ET MULTIPLIE iTION

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