Vol. 308. De la main du Duc
ments est a V. A. R. avec le respect et le dévouement le
plus entier.
Le Duc de St-Simon.
AU MARQUIS DE GRniALDO\
De Madrid, ce 24 novembre 1721.
Monsieur,
Je reçois, monsieur, avec beaucoup de reconnaissance, l'honneur infini qu'il plaist à L. M. C. faire à mon fils et aux autres k pour lesquels V. E. me fait la grâce de m' envoyer des lettres-. Quelque flatté que j'en
\. Volume 299. Minute conservée par Saint-Simon.
2. Les 4 dont Saint-Simon parle ici étaient les quatre témoins français désignés pour le mariage et dont il est question déjà dans une lettre précédente. Cette lettre est la réponse à une lettre du marquis de Grimaido dont Saint-Simon avait gardé dans ces papiers l'original et la traduction littérale.
23 novembre 1720.
« E.xcellcntissime seigneur,
Ayant plu au Roy mon maistre de nommer M. le marquis deRuffec fils de V. E. et les autres 4 cavaliers mentionnés dans les lettres cijointes pour concourir et être présens à la fonction du contrat de mariage de S. M'é T. Chrest. avec la serenissime infante qui sera fait avec solemnité mardy 25 du courant au soir en présence de leurs Majesté3, j'ai cru estre obligé d'en donner avis à V. E. afin qu'elle en soit informée et que ces mess""' en reçoivent l'avis des mains de V. E.
Le Roy mon maitre désirerait scavoir comment il plaira à V. E. et comment elle a résolu de faire mardy son entrée publique si c'est à cheval ou en carrosse afin qu'en conformité S. M. puisse donner des ordres convenables. Je demeure au surplus aux ordres de V. E. avec
sois, V. E. me permettra un moment d'entretien la dessus avec elle dans la fin de la matinée et je la supplie en attendant d'être persuadée de toule ma reconnaissance pour elle et de mettre aux pieds de S. M. C. toute ma gratitude et mon très profond respect.
A l'égard de l'entrée'on a compté en France que jen serois dispensé comme ayant l'honneur d'être ambassadeur d'un roy de même maison et famille que S. M. G. et qu'elle trouveroit bon que j'eusse seulement une audience publique et solennelle à laquelle je serois conduit en carosse. Je rends à Y. E. mil très humbles grâces de ses bontés avec impatience de le pouvoir faire librement en particulier et de l'assurer qu'on ne peut l'honnorer plus que je fais ny estre plus parfaittement Monsieur, Yotre très humble et très obéissant serviteur.
AU MARQUIS DE GRIMALDOi.
Madrid, 29 novembre 1721.
M. le marquis de Maulevrier et M. Robin m'ont apporté aujourdui la lettre de M. le cardinal Dubois au
la passion la plus dévouée. Dieu la conserve V. E. plusieurs années
comme je le désire : Au palais le 23 novembre 1721.
Excellenlissime seigneur baise les mains de S. E. son plus dévoué
serviteur,
Le marquis de Gri.maldo.