‹ Papiers inédits du duc de Saint-SimonChapitre 4 sur 91 · Officiers de la couronné de Louis XIV · texte numérisé non relu

Officiers de la couronné de Louis XIV

h" Rangs étrangers à l'Estatet Chapelle de Louis XIV.

5" Grandes charges données par Louis XIV.

Ces 5 numéros représentent encore des matériaux qui sont entrés dans la confection des Mémoires ou qui plutôt leur ont servi de premier thème. C'est la mise au net avec de nombreuses additions des notes biographiques établies par ordre de charges ou de fonctions que nous signalions dans le volume portant le n" hb et intitulé : Maisons jjrùicières, noblesse, officiers de la couronne. L'écriture du copiste ressemble un peu à celle de Saint-Simon, mais elle est autrement nette et lisible.

1 . Le mémoire spécial que Dangeau avait rédigé en dehors de son journal sur les derniers jours de Louis XIV n'aura probablement été communiqué à Saint-Simon qu'après son travail fait sur la copie du journal de Dangeau. Il écrit effectivement dans ses additions au dit journal : a Les mémoires de Dangeau particularisent si bien les derniers jours du roi qu'il serait inutile d'j' rien ajouter en ce genre que des omissions de courtisan ; on tâchera aussi de suppléer aux lacunes des trois derniers jours du roi, qui méritent infiniment d'être regrettés, que le même esprit de politique a sans doute fait laisser, dont on ne se propose que d'expliquer les choses principales. »

Ces lacunes n'existaient pas, puisque Dangeau, frappé de la solennité du spectacle, qui devait impressionner vivement un homme qui aimait réellement Louis XIV, avait renoncé cette fois à la forme du journal pour écrire un mémoire à part à dater du 25 août sur la maladie et la mort du roi. C'est ce mémoire qui figure dans les papiers de Saint- Simon, quoique celui-ci ait l'air de ne l'avoir pas connu, soit qu'il lui ait été confié tardivement, ce qui nous semble probable, soit qu'il s'en soit servi sans vouloir l'avouer, ce qui est encore très possible. Voir la Mort de Louis XIV (librairie Quantin).

Volume 69. — Titre : Finances et Monnaies.

Mémoire sur le bruit qu'on répand à Paris qu'en Hollande on donne cours pour Zi' à nostre ecu qui n'a cours en France que pour 3 1. 12 s. (3 d.

Mémoires sur la circulation des espèces. — Mémoires et projets présentés à Desmarets en 1712 sur des opérations de finance. — Document assez instructif sur : la différence qui se trouve du prix des marchandises qui s'achetaient en l'année 1696 à celles d'aujourdui ainsi que de la paye des ouvriers journaliers et chevaux nécessaires aux travaux de la Monnoye de Paris.

Volume 70. — Titre : Finanees et Monnaies.

Mémoires sur les mêmes questions. — Comparaison de la valeur de l'or et de l'argent dans les diverses provinces de France. — Réflexions sur les billets de l'État. — Proposition d'établissement de banque.

Volume 71. — Titre : Finances et Monnaies.

Règlements sur les cours de monnaies.

Tous ces documents auront été vraisemblablement réunis par Saint-Simon au moment où dans la détresse générale tout le monde cherchait un moyen pour améliorer l'état des finances, peut-être à l'époque où l'on commençait à parler au Palais-Royal du système de Law.

Nous allons maintenant indiquer ce que nous avons rencontré de papiers provenant de Saint-Simon dans des fonds divers, dont trois portent à la fois le titre de France avec une numérotation de volumes différente.

Volume 1. —Titre : France 780-1458.

12 lettres, motifs et desseins de l'ouvrage. Gonsi-

!iP> PAPIERS INÉDITS DU DUC DE SAINT-SIMON.

déraiion sur les difficultés d'écrire une histoire de France exacte. Réflexions sur celles de Mezeray et du père Daniel.

Volumes 2, 3, 4, 5. — France. Commerce. Procès-verbaux des conseils de commerce dont les originaux sont à la Bibliothèque nationale.

Volume 18. — France i585 à ili4 \

Parallèle des trois premiers rois Bourbons. — May 17/1-2.

Ce volume de hhl pages est certainement la pièce capitale des papiers inédits de Saint-Simon. Il ne s'agit plus ici d'ébauches préparatoires des Mémoires ou d'écrits rédigés sur des questions nobiliaires, il s'agit d'un livre tout entier conçu sur un plan parfaitement arrêté et amené à son point de perfection. Le ParralèU est, dans un certain sens, le seul ouvrage d'histoire proprement dit qui soit sorti de la plume de Saint- Simon. L'auteur, chaque ligne le démontre, a fait effort pour dompter un peu son tempérament, afin d'arriver à cette impartialité sereine qui est la qualité maîtresse de l'historien. A-i-il toujours réussi? Évidemment non. Sans doute, pour Louis XIV particulièrement, il s'est bien promis d'être juste, de considérer l'ensemble du

1. L'inventaire de M'' Delaleu indique deux manuscrits portant le titre de : Parralèles.

« N" 140. Un portefeuille de treize cayers intitulé : Parralèle, paraphé sur la première page du premier cayer et sur la dernière page du dernier cayer par les notaires soussignés. »

« N" 147. Un portefeuille de quatorze cayers intitulé : Parralèle. »

C'est len° 147 qui est évidemment, si l'on en juge d'après l'absence absolue -de toute rature, la copie définitive que nous avons eue entre les mains.

règne et non un détail isolé ; il a traduit même d'une manière émouvante l'impression qu'il éprouvait en abordant le portrait de ce prince.

(1 Ce n'est pas sans elïroy, écrit-il, que j'entre en cette carrière. 11 s'agit d'un monarque dans la cour duquel j'ai passé mes plus belles et plus nombreuses années dans l'habitude du plus religieux respect, qui souvent a fait naistre et nourri en moy l'admiration la plus fondée, d'un prmce qui a été plus maisire qu'aucun roy dont on puisse se souvenir même par la lecture, qui Ta esté longtemps au dehors presque autant qu'au dedans, et dont la terreur dure encore par la longue impression qu'elle a faiste. Il est vray que plus il a esté puissant, grand, absolu, arbitre longtemps de l'Europe, plus aussy il a été homme et payé plus chèrement tribu à l'humanité, n

IN'importe, ces dispositions ne se maintiennent pas longtemps. Dès qu'il s'agit des bâtards, et de M'"^ de Maintenon surtout, le pamphlétaire reprend le dessus sur l'historien et, à côté de traits que l'on retrouve dans les Mémoires, accumule encore d'autres invectives.

La pensée qui a décidé Saint-Simon à composer ce Par rallie est une pensée de reconnaissance envers Louis XIII, qui avait comblé son père de bienfaits et dont l'auteur des Mémoires parle toujours avec une sorte de vénéiation. Les premières lignes qui ont pour titre u Dessein » (les titres de chapitres sont, comme dans les 3Ié)noires, écrits en marge de l'ouvrage) ne nous laissent aucun doute sur cette intention pieuse de rendre une tardive justice à un prince que Saint-Simon estime avoir été méconnu.

Dessein. — Un parallelle parfaitement exact et historique d'Henri IV, de Louis XIII et de Louis XIV demanderoit des volumes à qui entreprendrait de comparer tout entr'eux par le nombre d'événements arrivés sous leurs règnes et pendant que Henry IV n'a esté que Roy de jNavarre et chef de parti. Un ouvrage si vaste serait peu curieux parce qu'il serait surchargé d'une répétition historique dont la suitte est si publiée par le grand nombre d'histoires et de mémoires particuliers qui sont entre les mains de tout le monde. On se contentera donc de les supposer connus et de ne s'eslendre que sur ce qui l'est peut estre le moins, qui est le caractère particulier de chacun de ces trois monarques noyé dans le nombre des événements de leur règne, presque toujours défiguré par l'ignorance, la flatterie, la haine, l'intérêt particulier et de les comparer tous trois ensemble par ce qu'ils peuvent avoir de commun ou de distinctif. J'ai longtemps souhaité que quelquun bien instruit s'avisât de faire ce parallelle. Je ne dissimuleray pas que l'impatience de l'injustice si communément faiste à Louis XIII entre son père et son fils ne m'ait mis de tout temps le désir de le revendiquer i dans l'esprit et encore plus dans le cœur. Je Tay reconnaissant, mon père a deu à ce prince touste sa fortune, moy par conséquent tout ce que je suis, tout ce que j'ay me retrace ses bienfaits. J'attends en vain que quelqu'un autre de ceux qu'il a comblés et plus capable que moy s'en souvienne assés pour tirer son bienfaiteur d'une oppression si peu supportable, personne ne s'y présente depuis tant d'années : à la fin, l'indignation de l'ingratitude et de l'ignorance me metient la plume à la main mais sous la plus scrupuleuse direction de la vérité la plus exacte qui seule donne le prix à tout avec la confiance.

Malgré quelques défauts le Parralèle^ dont le vrai

1. Saint-Simon a très probablement voulu dire de « le réhabiliter. »

titre serait : Essai sur les règnes d Henri IV, de Louis XIII et de Louis XIV, est une œuvre magistrale, une des plus belles pages d'histoire que nous ayons lues. A côté du penseur qui embrasse du regard et qui juge de haut le mouvement accompli dans un siècle tout entier, on retrouve l'artiste, l'être épris de la vérité, qui excelle à peindre la vie, à donner aux figures l'animation, la ressemblance et l'accent. Les amours d'Henri IV, si souvent racontées prennent, avec Saint-Simon une physionomie nouvelle. Les formes diverses de courage chez les trois souverains, les passions si dissemblables, les morts si différentes fournissent à Saint-Simon l'occasion de rapprochements saisissants. Peut-être l'auteur, entraîné par ce qu'il appelle lui-même <( les préférences de son cœur », met-il un peu trop en relief la personnalité d'effacement et de demi-teinte de Louis XIII; mais l'équité, on peut le dire, domine dans ce magnifique tableau historique peint d'un pinceau tantôt large et vigoureux, tantôt délicat et fin. Le lecteur, lorsqu'il connaîtra enfin ces pages écrites il y a près de cent quarante ans, rendra à Saint-Simon le témoignage qu'il se rend à lui-même dans les lignes qui terminent l'ouvrage.

« Enfin, c'est maintenant au lecteur à porter un jugement éclairé et équitable entre Henry le Grand, Louis le Juste et Louis XIV qui, au moins dans les derniers temps de sa vie, a bien mérité le nom de Grand, par la magnanimité incomparable dont il a porté les plus cuisants malheurs d'estat et de famille; au lecteur, dis-je, à estre persuadé que la vérité la plus exacte a conduit icy tous les traits de ma plume et a sans cesse dominé ma juste recon-

naissance plus encore s'il se peut que tous mes autres sentiments. "

Volume 32. — France 1712. Renonciations.

Aollst 1712. Mémoire succinct sur les formalités desquelles nécessairement la renonciation du roy d'Espagne tant pour lui que pour sa postérité doit estre revêtue en France pour y estre justement et stablement validée.

Volume hO. — France 1680. Traité historique de la noblesse.

1680. Traitté de la noblesse tant ancienne que moderne, fiefs, caractères et tournois.

Volumes 77, 78 et 79. — France 1620-1652. Mémoires de Lamothe-GoulasK

Outre les renseignements qu'ils lui ont fournis sur le règne de Louis XIII, les Mémoires de Goulas, d'un accent très franc et très rude à l'occasion, ont dû certainement intéresser vivement Saint-Simon. Il y a du Saint-Simon, plus vert peut-être et moins bilieux, dans ce Lamothe-Goulas. qui personnifie admirablement cette noblesse de robe qui a ses huit quartiers et qui n'en tire pas vanité. Plus disposé à se rattacher à la bourgeoisie, austère et laborieuse dans ce temps-là, qu'à la noblesse de cour à laquelle il n'épargne ni les railleries

1. Paul Goulas, secrétaire des commandements de Gaston duc d'Orléans, conseiller du roi en ses conseils et seigneur de Ferrières, était né le 2 octobre 1594 à Paris, où il mourut le 19 juillet 1661 ; il fut enterré à Ferrières.

Ces mémoires sont désignés aussi dans l'inventaire de AP Delaleu : K° 0. Deux volumes in-folio : « Mémoires de Goulas » paraphés sur le premier et le dernier feuillet de chaque volume par les notaires soussignés.

narquoises, ni les compliments en style gaulois sur les fortunes faites par les intrigues et par les femmes, Goulas, en rappelant certaines aventures de grand seigneur, dit, non sans une sorte de fierté indépendante, qui sent sa Ligue et sa Fronde, au neveu, pour lequel il écrit ces Mcmoîrcs : « Vos mères ont été chastes, vos pères ont vécu dans une grande intégrité et n'ont pas sali leur réputation. »

La publication de ces Mémoires vient d'être entreprise par M. Constant, sous les auspices de la Société de l'Histoire de France; mais l'éditeur n'est pas un artiste : il a précisément négligé les premiers chapitres qui ont un côté si vivant, qui nous aident à connaître l'état d'esprit d'un bourgeois du xvii« siècle, qui représentent ce que l'école moderne appelle si heureusement le document fmmain.

Volumes 72 à 78. — France.

Mémoires de Mademoiselle de Montpensier.

Volume iZi7. — France ii80-U85.

Reflectious sur l'Histoire de France par M. le comte de Boulainvilliers avec une lettre préliminaire à Mademoiselle . . . MDCLXXII.

En tête de la première lettre on lit : A Mademoiselle Gousinot le 22 mai 1707.

Volume hh^. — France i7i2.

« 6 Janvier 1712.

« Projest du restablissement des trois estats du royaume de France en particulier, de la monarchie en général et d'une meilleure forme du gouvernement en toutes ses parties. »

20 pages excessivement intéressantes écrites probablement pour le duc de Bourgogne.

« Janvier 1712.

« Projet du restablissementdu royaume de France. »

Mémoire sur la régence.

En marge on lit : « Remis le 1*'" février 1713 », puis de la main de Saint-Simon : « Ce mémoire du Président Harlay trouvé dans les papiers m' de son fds qu'il a légués à M. Chauvelin m'a esté communiqué en avril 17/i9 par le mesme M. Chauvelin cy dev. ministre et secrétaire d'estat garde des sceaux. »

« Collection sur feu monseigneur le Dauphin mort le 18 février 1712. »

Ces sept pages sont la première esquisse du portrait du duc de Bourgogne qui figure dans les Mémoires.

« Lettre adressée au Roi sur la situation de la France » aoïist 1712. 22 pages.

Cette lettre a été envoyée sans signature; elle débute ainsi : « Quelque doive estre d'ordinaire le sort d'une lettre anonyme, je scais que votre majesté à qui rien n'échappe et qui en a reçu assez souvent en sa vie n'a pas laissé souvent de les lire et de donner ainsi accès jusqu'à elle à des vérités qu'aucun autre canal n'eut esté en état d'y porter. »

« Texte latin et traduction en français du discours fait par N. S. P. le Pape Clément XII aux Em. Cardinaux sur la mort de monseigneur le Dauphin et de M™^ la Dauphine le 16 mars 1712 en plein consistoire. ))

Volume Zi80. — France,

« Mémoire adressé par Saint-Simon au Régent sur la convocation des États généraux. »

Volume Zi93. — France iliS.

(( Lict de justice du 27 aolist pour notte -> 70 pages. C'est le récit des Mémoires^ sauf de très légères variantes.

Volumes 2/ii à 31 . — France et divers états de l'Europe.

Projet d'une histoire des traités faits entre les états de l'Europe depuis la paix de Vervins 1598 jusqu'cà celle de Nimègue 1679.

Volume 51. — France et divers états 1609- J624.

Mémoires historiques de 1609 à 162ii. Sur la garde du volume, nous trouvons cette note de M. Faugère : « Ce manuscrit est une copie des mémoires de Du Val, marquis de Fontenay-Mareuil, dont l'original se trouve à la bibliothèque de la rue de Richelieu, et qui ont été imprimés en 1826 dans la collection Petitot, tome 50, 2Zijuinl87/i. P. F. ))

Volume 59. — France et divers états 1643-1690. Mémoires historiques.

Éclaircissements ou mémoires sur les principaux points de l'histoire de ce siècle, contenant ce qui est arrivé de plus remarquable dans toute l'Europe.

Ce sont les mémoires de Frémont d'Ablancourt.

Volume 67. — France et divers états de V Europe 1667 à 1743. Mémoires et documents.

« Conseil d'état tenu au Louvre le 25 octobre 1716 au matin. » 16 pages.

5'i PAPIERS INÉDITS DU DUC DE SAINT-SIMOxN.

C'est à ce Conseil que furent soumis les préliminaires du traité de la triple alliance.

(t Mémoire sur les affaires étrangères de la France 15 juillet 1733. »

Le titre à l'encre rouge n'est pas de la main de Saint- Simon, mais le mémoire est tout entier de son écriture. 6 pages.

Volume 79. — France et divers états de l'Europe 1698 à 1713. Mémoires de Torcy.

(( Relation des causes de la guerre commencée en l'année 1711 et de la paix signée à Utrecht en l'année 1713 par le marquis de Torcy alors ministre et secrétaire d'estat, ayant le département des affaires étrangères . »

A la fin se trouve un court récit d'une conversation de Saint-Simon avec Torcy sur les conférences de Gertruydenberg.

Cette copie, qui n'a pas moins de 63 pages, et qui est entièrementde la maiadeSaint-Simon, témoigne une fois de plus du soin qu'il mettait à recueillir de première main les documents susceptibles de le renseigner sur les événements auxquels il n'avait pas été mêlé.

Volumes 111, 112, llii, 115. — Bretagne. Papiers sans importance. — Inventaire de titres, copies de chartes.

Volume 117. — Chajnpagne .

États de Champagne.

Volume 2/i. — Allemagne 1648. ISégociations de Munster.

Copies d'actes relatifs à cette négociation.

Volume 13. — Allemagne i63S à i648.

Préliminaires de préparatifs à la paix dont les traités furent signés à Munster et à Osnabruck en 16/18.

Volume 1 — Négociation en Danemarck iG90 à 1697. M. de Bonre peaux.

Tableau géographique et historique du royaume de Danemarck, suivi des négociations de 1693 à 1697 par M. de Bonrepaus.

Volume 70. — Espagne 1659. — Négociations des Pyrénées.

Lettres et Mémoires de M. le cardinal Mazarin à mes sieurs Le Tellier et de Lionne contenant le secret de la négociation de la paix des Pyrénées dans les conférences tenues à Sainct-Jean-de-Luz entre ledit seigneur cardinal et dom Louis Daro en 1659.

Il y a au co nmencement plusieurs lettres du mesme très particulières et curieuses escriptes au roy et à la Reyne pendant son voyage.

Volume 51. — Hollande 1699.

Mémoire concernant le commerce des Hollandais depuis leur établissement jusqu'à la présente année 1699

Par M. de Bonrepos ambassadeur du roi en Hollande.

Volume 9li. — Borne.

Mémoires sur l'institution canonique des évêques. 25 pièces.

Saint-Simon, on le sait, faisait partie du bureau des

bulles avec le maréchal de Yilleroy, le duc d'Antln, le maréchal d'Uxelles et le marquis de Torcy.

En tête de ces volumineux Mémoires sur des questions canoniques se trouve une lettre de Noailles, ainsi conçue : « Paris, le 2 mai 1718. J'ai l'honneur de vous envoyer, Monsieur, par l'ordre de S. A. R., un mémoire des questions sur lesquelles elle désire savoir votre avis et je vous supplie de croire que je profite avec beaucoup de plaisir de cette occasion pour vous informer que je suis parfaitement, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur : Noailles. »

Volume 8. — Russie il SI. — Relation de la Moscovie.

Relation de la Moscovie en l'année 1731 par M. le duc de Liria ambassadeur de S. M. G. à S'-Péterbourg durant trois années.

L'ouvrage contient douze aquarelles fort joliment exécutées et représentant des paysans, des popes, des archimandrites et quelques-uns des supplices en usage en Russie.

Pendant son ambassade en Espagne, Saint-Simon avait eu tout particulièrement k se louer du duc de Liria, fds unique du premier lit du duc de Rerwick, qui fut le parrain duvidame de Chartres lors de sa réception dans la Toison d'Or. Cette amitié se renoua lorsque le duc traversa Paris en revenant de Russie. « Quelques temps après mon départ, écrit Saint-Simon, il obtint l'ambassade de Russie avec une commission à exécuter à Vienne. Il réussit en l'une et en l'autre, tellement que la czarine sans l'en avertir, lui jetta un jour le collier de

son ordre au col. Il repassa à Paris ou il se dédommagea tant qu'il put de l'ennui de l'Espagne et où nous nous revîmes avec grand plaisir. Il me voulut même bien donner quelques morceaux fort curieux qu'il avait faits sur l'état de la cour et du gouvernement de Russie. »

Nous trouvons encore, portant les n^' 226 et 228, deux volumes manuscrits ayant appartenu à Saint- Simon et paraphés par les notaires i.

Le premier volume est intitulé : Instructions du 5' ahbé de la Trappe. Il contient 289 pages, et porte en tête un portrait du père dom Armand le Bouthilier de Rancé gravé, avec quelques modifications, d'après la toile célèbre deRigault; les titres de chapitre et les premières lettres de chaque paragraphe sont à l'encre rouge. Sur la première page on lit : Recueil en général des saintes instructions que j'ai reçues du S^ abbé de la Trappe sur la pure vérité de la religion^ comme on le verra par les réflexions contenues dans ce manuscrit.

Un certain nombre de chapitres du premier volume sont marqués d'une étoile, entre autres celui-ci où il est question de Saint-Simon : Réponse de monsieur V ancien abbé de la Trappe sur ce quil a pensé des jy^iéres et re flexions dans l'ordre ou elles sont maintenant :

(( Il m'avait demandé plusieurs fois quand je lui ferais voir la fin de ce petit ouvrage. Je la lui portais le jour que je l'entretenais de l'état de ma conscience. Il la reçut avec beaucoup de marques de joie, et après, lui ayant donné tout le temps nécessaire pour bien examiner ce que Dieu

\. Dans l'inventaire de M* Delaleu il est question de cinq volumes au lieu de deux. « N" 119. Cinq volumes in-octavo : tiéflexions pieuses et Instructions de l'abbé de la Trappe. »

m'avait inspiré, je retournai le voir pour savoir ce qu'il ea pensait. Il me répondit : Vous devez bien remercier Dieu, monsieur, il vous a donné par ce recueil de quoi vous consoler toute votre vie et, après voire mort, il vous fera honneur et quand vous trouverez l'occasion faites-le voir à monsieur de Saint-Simon. »

Le premier volume a pour titre : Sentiments du pécheur pénitent qui s était souynis par la grâce de Dieu sous la direction du 5' abbé re formateur de la Trappe.

Quel est le nom de l'auteur de ces livres religieux? 11 est facile à deviner. Le second volume se termine en effet par la pièce suivante :

« Saint bouquet que le saint abbé m'envoya le jour'de la fête de saint Louis, s;iint bouquet qui fleurit tous les jours et qui fleurira éternellement.

(( Saint-Louis, ayant une couronne royale sur la tête et une couronne d'épines dans la main.

« Que cette couronne, grand saint, que vous tenez dans vos mains a d'avantage sur celle que vous portez sur votre tête! L'une n'est que le ma-que d'une gloire passagère et l'autre le fondement d'un bonheur éternel.

« Obtenez de Jésus Christ qu'il me fasse part de celleci, qu'il m'envoye des peines, des afflictions, des souffrances et qu'en même temps il me donne la grâce de les recevoir avec joie, de les aimer et d'en faire un saint usage. »

L'auteur de ces maximes pieuses est évidemment M. de Saint-Louis, auquel Saint-Simon consacre deux pages dans ses Mémoires\. Après avoir vaillamment servi aux armées, M. de Saint-Louis éprouva le désir de se retirer, comme on disait alors ; il résista quelque

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