‹ Papiers inédits du duc de Saint-SimonChapitre 44 sur 91 · Probablemcut Saint-Simon a omis que cette pensée · texte numérisé non relu

Probablemcut Saint-Simon a omis que cette pensée

M. de Maulevrier, dont ils n'apprirent le choix que par la Gazette. Je dois rendre un fidèle compte de touttes ces choses a V. E. et, la suplie d'observer que la retractation de l'envoy de M. le Duc de Bournonville, dont il est pubhc que notre cour n'a point voulu, est d'un éclat, qui méritte des retours et singulièrement que vous ayez agréable de leur faire part, icy, de celuy que vous y destinerez, si vous en retirez M. le M. de Maulevrier, et qu'avant de l'envoyer vous sachiez s'il sera agréable.

Je me flatte que V. E. ne trouvera pas mauvais, ce que je prends la liberté de luy en dire, et qu'elle me fera la justice d'être persuadée de mon attachement pour elle, le plus véritable, le plus reconnoissant et le plus respectueux.

Le Duc de St-Siuion.

J'oublie de dire a V. E. que le mathi que la princesse fut mariée le soir a Lerma nous allasmes, W de Maulevrier et de la Fare, et tout ce qui est icy avec moy, luy rendre nos respects a Gogollos, ou elle avoit couchée, mais ce qui est meilleur a ne pas supprimer, c'est que le Roy et la Reine d'Espagne, le Prince et toutte cette cour ne se purent lasser de se plaindre de l'injure que luy a fait le portrait qu'on en avoit envoyé.

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2/i2 LETTRES ET DÉPÊCHES.

XXXYI

AU CARDINAL DUBOIS ^

Villalmanzo, 22 janvier 1722.

Que dire de nouveau a Y. E. Je ne puis estre plus entièrement a elle après l'accomplissement de ses bontés que lorsque je les ay \ eiies touttes, et bien que l'effet des grâces soit tout autre que l'espérance la plus certaine, le cœur qui sent autrement que l'esprit se remplit si fort de ce qui luy est propre, d'abord qu'il luy est présenté avec loutte l'abondance que vous avez fait au mien, que rien de nouveau n'y peut plus entrer, comme rien aussy n'en peut plus jamais sortir. Gest l'état ou m'ont mis pour le reste de ma vie les bontés sans nombre de V. E. à mon égard, et cette amitié si agissante et si singulière qui rassemble toutte la force de l'ancienne et louttes les grâces de la nouvelle et qui s'est transformée et multipliée en tant de façons différentes touttes plus touchantes et plus entraînantes les unes que les autres.

Ma maison sera a jamais redevable de cette grandeur à la volonté de S. A. R. et a l'activité de V. E. dans la quelle mes enfants et moy vont trouver tout l'agrément de notre vie. Sentez donc et goustez donc tout ce que vous avez fait pour moy, et usez de nous comme du vôtre, c'est en cela que consistera la volupté la plus

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