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duc de Chartres, et je ne puis vous dire tout ce que j'ay senti a cette nouvelle, non plus que la joye que j'ay eiie de celle de la convalescence. Mon attachement a S. A. R. et le bien de Testât ne me permettent point de me taire a cette occasion avec vous sur la vie qu'on laisse mener a ce Prince, et a la quelle il n'est pas possible qu'il résiste, si l'on n'y apporte quelque modération. Il a trop d'esprit pour ne le pas sentir luy même, mais c'est une attention que vous devez faire faire souvent a S. A. R. et qui n'est pas moins importante que celle que vous avez aux grandes affaires, auxquelles vous travaillés avec elle; pardonnez, s'il vous plaist, cette reflection a Testât ou j'ay été.
La Princesse nous a donné aussy ses inquiétudes, je ne m'eslends point sur cet article, parce que V. E. le verra traité plus au long dans ce qu'elle trouvera cyjoint.
Je n'ay l'honneur de vous rendre compte de Talfaire des pâturages de nos frontières, ny de celle qui regarde les rigueurs si préjudiciables au commerce qu'on y exerce par rapport a la crainte de la peste. M. de Maulevrier les a traittées pendant ma h^"^ et je ne pourrois vous entretenir que de ce qu'il m'a dit, ainsy je me remets a ce qu'il a eu l'honneur de vous en mander.
Hier matin se fit icy la fonction de la Couverture de mon second fils (comme Ton parle icy); c'est vôtre ouvrage et tous les jours je le ressens plus vivement, par cette raison je dois avoir Thonneur de vous dire, ce que la modestie, m'empècheroit de mander a tout autre, c'est que la déclaration qui me fut faitte, a Lerma, des grâces que j'ay receïies et l'accomplissement de la plus
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importante, qui se fit hier, ont été accompagnées d'un applaudissement si gênerai et si entier, et des agréments les plus flatteurs de la part de la cour et de la ville, que j'en suis également surpris et comblé, et que je n'aurois rien a désirer si je recevois en cette occasion de la part de nostre cour, le demi quart des marques d'une telle bienveillance. 11 n'y a jamais eu dans aucune de ces cérémonies un tel concours de Grands, ny au dinc qui a coutume de suivre, et ou jeus l'honneur de recevoir, outre les Grands, d'autres personnes distinguées de cette cour; nous étions chez moy /i5 à table et le nombre en auroit été encore plus grand, sans la maladie de plusieurs. 11 y eut chapelle immédiatem' après la cérémonie, ou j'eus l'honneur d'assister sur le banc des Ambassadeurs et de voir mon fils sur celuy des Grands.
Je désire tellement de meritter vôtre approbation, et surtout dans la consommation d'une grâce, ou V. E. a une part si entière, que je ne puis m'empecher de vous dire que j'ay crû devoir continuer d'en user, à cette occasion, comme j'ay toujours fait jusqu'icy à l'égard de M. de Maulevrier. 11 me fit un compliment a Lerma, aussy froid que si c'eut esté une compagnie de Gavallerie donnée par le Roy a un de mes enfants et jusqu'au jour d'aujourd'huy il ne leur en a encore fait aucun. Je n'ay pas laissé que de le prier de la cérémonie, et du repas, des que le jour en a esté fixé, dont il me refusât d'abord, et me dit enfin qu'il y viendroit, et avant hier au soir, quoy qu'accablé d'un nombre infini de visittes qu'il m'avoit fallu rendre a cette occasion, j'allay chez luy avec mon second fils, l'en prier a nou-
veau. 11 y est venu, et je me flatte que cette conduitte vous sera agréable.
Je suplie V. E. d'estre parfaittement persuadée de mon -infinie, reconnaissance et de l'empressement que j'auray toujours a luy témoigner en tout et partout mon fidèle et respectueux attachement.
Le Duc de St-Simon.
P. S. La réception de mon fils aine dans l'ordre de la toison est différée, par la curiosité qu'a témoigné la Princesse de voir cette cérémonie.
AU DUC d'ORLEANS '.
Madrid, 7 février 17-22.
Je ne scay, Monseigneur, et je ne dois pas aussy m' informer si le chapitre que vous venés de tenir sera bientost suivi d'un autre, mais en tous cas je croy devoir faire souvenir V. A. R. que par la promotion que vous venés de faire de M. le C''' Albane il ne reste plus que deux cordons vacants pour des cardinaux, qu'il y a plus de deux ans V. A.. R. eut la bonté d'en promettre un a M. le C^' Gualterio, que ce G''' en écrivit son très humble reinerciment a V. A. R. et qu'il compte sur cet honneur. Comme le tout a passé par moy je croirois