Volume 314. De la main du Duc
manquer ace que je vous dois si je vous laissols oublier cet engagement que vous avez pris pour acquitter le mesme du feu Roy dont sa mort a empesché l'exécution. C'est un homme que V. A. R. sçait bien n'avoir pas démérité depuis envers la France ny envers sa personne et qui a toujours très dignement servi. V. A. R. peut comprendre, qu'estant en ces termes avec elle, ce ne luy sera pas une petitte mortification d'en voir un autre que luy nommé dans Rome, surtout si elle ne luy fait rien écrire la dessus. Je me contente de représenter ces choses a vostre mémoire et m'en remets ensuitte à la disposition de Y. A. R.
Je crois que la Princesse a esté purgée trop tost. Les choses a son égard sont au mesme estât ou j'ay eu l'honneur de vous les mander par le d'' ord'"''. Le p"" Médecin écrit, par ordre secret du Roy et de la Reyne d'Espagne, a M. Chirac pour scavoir des nouvelles certaines de l'ancienneté et de la nature de cette glande du col qui fait la principale inquiétude etL. M. C. craignent fort de ne pouvoir compter sur la vérité de la réponse. Gomme elle aura néanmoins grande part areigler la conduitte des médecins d'icy, je croyrois qu'il serait très important à la santé de la Princesse que M. Chirac repondit la dessus vrayement et catégoriquement. Je félicite encore une fois Y. A. R. de ce qu'elle a fait pour le Duc d'Ossone qui a fait merveille icyet je la supplie d'estre toujours bien persuadée qu'elle n'a point de serviteur qui luy soit attaché avec plus de respect et de fidélité que moy.
Le Duc de St-Swion.
AU CARDINAL DLBOIs'.
De Madrid, ce 7 février 1722.
V. E. à bonne gi'ace, de me remercier des remerciments que luy fais, et que je luy dois en tant de manières, mais elle a résolu de me combler de tous points ; et moy d'estre a elle sans mesure.
Je vois par l'honneur de sa lettre du "27, que j'ay receùe aujourd'huy, ce qui s'est fait en faveur de M. le Duc d'Ossone et j'en suis transporté de joye. Rien n'éloil si convenable que cette distinction et si je ne m'élois retenu, par les motifs que vous trouverez plus bas, j'aurois pris la liberté de vous les proposer il y a longtemps.
Je n'ay pas manqué de me trouver au retour de la chasse de L. M. C. Comme elles sont entrées dans leur cabinet je les ay supliées, de me permettre de les y suivre, pour avoir l'honneur de leur dire un mot. Je leur ay rendu compte, ensuitte, de ce que vous me faitles l'honneur de me mander, sur la grâce faitte a M. le Duc d'Ossone, et je leur ai expliqué que cela s'est passé, avant qu'on put avoir, a Paris, aucune connoissance des grâces que j'ay reciies icy. Le Roy et la Reine d'Espagne, m'ont parus plus sensibles que je ne puis vous l'exprimer à la marque de considération que le Roy et