DE LA PREMIÈRE ÉDITION
La Commission chargée de réunir, classer et publier les papiers saisis aux Tuileries, a été instituée par un décret inséré le 7 septembre 1870 au Journal officiel.
Avant même d'avoir commencé à fonctionner, cette Commission se voyait privée de trois de ses membres, dont M. de Kératry, son président, empêché par ses fonctions de préfet de police.
On ne crut pas devoir procéder à une reconstitution immé-' diate. Avec l'approbation de M. le Ministre de l'intérieur, le vice-président, M. André Lavertujon, devint pnésident; M. Gagneur piîit le titre de directeur des travaux, se réservant plus particulièrement le classement des papiers ; un Comité de publication fut institué, et l'on se mit à l'œuvre.
Le 24 septembre, un premier fascicule était livré au public. Depuis lors, leur nombre s'est élevé à vingt-cinq ; la publication, interrompue depuis le mois de mars, ne semble pas devoir être continuée.
Les seize premiers fascicules sont dus à la première Commission, qui a fonctionné jusqu'au 12 octobre. A cette date, sur la proposition de M. André Lavertujon, président, M. le Ministre de l'intérieur l'a complétée par l'adjonction de trois nouveaux membres ; MM. Taxile Delord, Laurent Pichat et
VT
Ludovic Lalanne. Cette reconstitution était rendue nécessaire par l'accumulation des papiers saisis chez M. Rouher et chez d'autres personnages importants.
Plusieurs de ces nouvelles pièces, dont on a eu soin d'indiquer la provenance, ont été utilisées. Elles justifient le titre de Papiers secrets et Corresponda7ice du second Empire, substitué ici à celui de Papiers et Correspondance de la Famille impériale. que porte la publication originale de Paris, Imprimerie nationale.
Notre réimpression, faite dans des conditions d'extrême bon marché, contient, sans retranchement, toutes les pièces données dans, cette édition originale, et de plus, de nombreuses notes et pièces en réplique, recueillies dans divers journaux, surtout de l'étranger ; ces pièces sont précédées d'un astérisque à la table des matières. Il suffira de citer une série de lettres éminemment curieuses de MM. F. Piétri, secrétaire particulier de Napoléon III, et Ch. Thélin, son trésorier particulier, sur la fortune mobilière de Tex-empereur, et sur l'emploi de ses vingt-sept millions de liste civile.
Bruxelles, 20 août I87i.
ET
DU