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A propos de sa pension de 0,000 fr., M"* (Tlaiule Vignon, homme Je lettres et statuaiie, a écrit au CoiulUuUofind qui paraissait à Tours, une lettre bûnoe à conserver.
« Tû'jM, 10 octobre 1870,
t Monsieur ie rédacteur,
« Des amis m'avaient écrit de Paris qtre mon nom figurait parmi ceux de plusieurs littérateurs, sur la liste des pensions faites par l'Empereur, et je n'avais pas jngé à propos de m'en occuper, par la raison simple que s'il était venu à l'Empereur la pensée de donner, sur sa liste civile, à une femme sans autre fortune que son travail, un« pension qui l'eût affranchie de faire du métier, en lui permettant de faire de l'art, je l'eusse probablement acceptée, une partie de la liste civile des souverains ayant toujours été affectée à cet emploi.
ï Mais aujourd'hui, en reproduisant le fait, vous le soulignez ; alors je m'explique.
ï Je n'avais point de pension sur la liste civile ; je n'ai jamais vu M. Thélin.
» L'allocation de 500 fr. par mois que je recevais depuis plusieurs années des mains d'un des administrateui-s de la fortune privée de Napoléon 111, était la rémunératioa (i'uQ travail demandé par l'Empereur et à lui seul destine.
> Ma liberté reste donc entière.
» J'ajoute ;
» lo Que pour plus dune raison, je ne regrette point d'avoirété à mônïe de voir de près les hommes et les choses de ce temps, dont je veux écrire l'histoire.
î 2" Qu'étant femme, et par conséquent incapabled'aspirer à devenir ni député, ni ministre, ni membre d'aucune espèce de gouvernement, j'en profite pour réserver mou indépendance envers les partis, et ne jetonuaitre k aucun le droit de me demander des comptes.
I Agréez, etc.
> Claude Vic.no:î, »