CONTI
Ce diMiancbe soir.
Lettre de M. Ollivier à M. Duvernois.
(Autographe.)
L* Motttte, par Saiut-Tropei (Var)i
Cher ami,
Voici une nouvelle lettre.
Je vous attends mercredi à 10 heures,
Ayez les dernières impressions de l'Empereur, pour que je me mette à l'œuvre résolument et que tout soit terminé en ((uaranie-huit heures .
Vous ferez bien d'aller un peu adoucir Girardin. Qu'il nous attaque dans deux mois, c'est égal ; mais il faudrait l'avoir au début.
Tenez bon pour Forcade au Conseil d'État, cela concilie tout; tandis qu'à l'Intérieur la position ne sera pas tenable.
Je n'annonce mon retour à personne.
(Reçue le Vi noTenibrè](l}.
Lettre de M. Contl à M. Duvernois,
(Autographe.)
Mon cuer Monsieur Duvernois,
L'Empereur me charge de vous dire que M. de Forcade est au courant de tout, et que vous pourrez vous ouvrir à lui. Sa Majesté répondra demain à M. Emile Ollivier.
Dien à vous.
CONXI.
Gompiègne, ce IS novembre 1809*
(I) Cttt« nuto est du la main de M. Uuvernolti
lo.
Lettre de M. OUivier à M. Duvernois.
81 déc"mhrc 1SC9.
Mon cher ami.
Je ne demanderais pas mieux que de vous avoir, vous le savez. L'Empereur le désire ; mais il croit que, dans votre intérèl, il vaudrait mieux dififérer, de façon que votre avènement fût plus efficace.
Ce que vous me dites de Magne m'embarrasse. Vous savez qu'avant de me lier avec lui j'ai consulté beaucoup, et que nul n'a été plus ardent que Girardin à me conseiller de le garder. La Bourse devait baisser d'un franc si je nele gardais pas. Maintenant me voilà lié.
Je vous souhaite de n'être jamais chargé de former un ministère et de ne jamais vous trouver aux prises avec la férocité des amours-propres.
A vous.
Signe : Éjule Ollivieu.