‹ Papiers secrets et correspondance du second EmpireChapitre 68 sur 130 · LE GATËAD DES REINES · texte numérisé non relu

LE GATËAD DES REINES

Comédie en S actes.

0 août 185«.

On doit savoir ii,ré à l'auteur de n'avoir mis en scène ni le roi Louis XV, ni le cardinal de Flciiry.

Le rôle de Sianislas no peut faire naître aucune allusion relative à la Pologne. Il est plein de noblesse et de dignité. Le personnage de Marie Leczinska est irréprochable. Il n'en est pas de même du personnage de M""* de Prie, qui traverse la pièce d'un bout à l'autre. Outre ses intrigues, qui font le nœud de cette comédie, l'auteur lui a donné un vernis de galanterie qui nous paraît passer les bornes.

Le personnage du duc de Bourbon, premier ministre, nous paraît trop abaissé et a besoin d'être modifié.

Quant au troisième acte, qui se passe dans le couvent de Fontevrault, nous pensons qu'il peut être admis avec des modifications. Toutefois, cet acte, dans son ensemble, présentant une question de convenance religieuse, nous le soumettons à la haute appréciation de M. le Ministre.

En résumé, nous pensons que la pièce pourra être autorisée, si, comme nous avons lieu de le croire, l'auteur opère des modifications suffisantes dans le sons des observations qui précèdent.

22 août 185t.

La commission d'examen, ayant pris connaissance des changements opérés par l'auteur dans la pièce le Gâteau des Reines, a reconnu que ces modifications ont eu pour effet daiténuer la couleur de galanterie trop accusée du personnage de M'"'' de Prie et l'importance dominante de ce rôle, qui plaçait le duc de Bourbon dans une nullité ridicule.

Nous pensons donc que la pièce peut être mise en répétition, sous la réserve de quelques passages, dont l'auteur a refusé de faire le sacrifice, et notamment des passages suivants :

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