CABINET DU VICE-PRÉSIDENT
Pari*, ifl 16 aoftt 1865.
Sire, (2)
Nous avons dîné hier au ministère des affaires étrangères et bu loyalement à votre santé, si précieuse à la France.
Rentré chez moi et seul, j'ai beaucoup pensé à la marche des affaires de l'Empire depuis 4859, époque des dernières observations écrites que je me suis permis de vous soumettre sur un système qui me paraissait alors à son début. Oserai-je vous soumettre mes réflexions?
Que de pas faits dans la voie de la décomposition du capital d'autorité depuis 1860, et presque toujours quand on pouvait ajourner ou refuser !
Qui obligeait, il y a peu de mois, à déclarer à la Chambre que les maires seraient choisis, autant que possible, dans les conseils municipaux ? Pourquoi pas un langage plus restrictif, plus prudent?
Et maintenant, qui empicherait encore de sauvegarder le principe par quelques maintiens de magistrats utiles sur les points où ils ont succombé à des hostilités politiques évidentes? Comment démanteler un article de la Constitution sans un coup de canon, même à poudre, tiré pour sa défense?
(1) Il s'agit d'an amendement an projet d'Adresse qui, soutenu par HM, Emile Olliviec, Bufff , etc., Wmbatta par M. Koaher, obtint, non pas 65 voix, mais 61
(2) Au crayon, en marge : d'Empareur acceptera- »
Sans ambition personnelle, tenant un peu, comme l'empereur romain, la cour pour marâtre et la philosophie pour mère, je ne puis m'empêcher, dans Fintérèt de la stabilité des institutions du pays et dans celui de Votre Majesté, de vous communiquer cette réflexion au moment d'aller me reposer dans mes montagnes en lisant Machiavel, Montesquieu, Tocquevillc, et souhaitant sincèrement à Votre Majesté de réaliser dans sa politique intérieure celte prudence qui me paraît exister dans sa politique extérieure, au moins depuis plusieurs années.
Je crois n'être ni un fantaron, ni un dédaigneux, ni un homme stupidement chagrin.
Je vois partout brasser des affaires i:rrt{>ur de vous.
On vous comblerai de projets de détail, spirituellement exposés.
Où sont les conseils, le système, les vues politiques ?
Je prie Votre Majesté de m'excuser, après cinq ans de travail aux affaires^ ae lui communiquer ces appréhensions, ces aperçus, ces respectueuses observations politiques.
Votre Majesté voudra bien daigner y voir la preuve des sentiments de dévouement avec lesquels j'ai l'honneur d'être, avec respect profond, son Irès-hurable et obéissant serviteur et fidèle sujet.
£. DE PARIEUt
Succession du maréchal Magnan.
Mon cher Piétri,
Je vous envoie la petite note que voas m'avez permis de vous adresser.
Comme vous le verrez, nous restons en présence d'une différence de 150,000 francs, pour laquelle nous n'avons pas craint de solliciter la haute intervention de Sa Majesté.
En vous remerciant par avance de votre bienveillant concours, je vous prie d'agréer l'expression de mes sentiments les plus dévoués.
. . L. Mac^an.
e t janvjcr.
J'ai mis des chiffres ronds pour simplifier.
Dû aujourdu décès du maréchal 833,000