‹ Papiers secrets et correspondance du second EmpireChapitre 83 sur 130 · V. — LA GARDE MOBILE ET LES CORPS FRANCS · texte numérisé non relu

V. — LA GARDE MOBILE ET LES CORPS FRANCS

Général Rochebouet à Guerre. — Paris.

■OBimédy, le 40 juillet 4870. '

Les pompiers de Longuyon ont, dans un excellent esprit, demandé des fusils à tabatière. Je pense qu'il sera boB de leur en délivrer sur toute la zone menacée.

Préfet à Intérieur et Giieire. — Paris.

Strasbourg, le 17 juillet 1870, 9 h. 90m. inrtiB. ,

N'est-il pas opportun d'organiser et armer, à Strasbourg et dans les principaux centres, une garde nationale solide, et d'expulser les ouvriers étrangers suspects ?

Intérieur à Préfet Bas-Wiin.—Strasboiirg,

(Cbifire spécial.)

.'nris, !ci7juillcH870, 7 h. 55 m. Soir.

Le maire de Barr meuem;.tido si! peutiûimer des troupes de francs-tireurs et ol)tenir les armes nécessaires à l'équipement des volontaires. Le gouvernement admet en principe la formation des corps de francs-tireurs ; il est disposé à leur donner des armes, mais c'est aux préfets qu'il appartient de faire des propositions à cet égard. Concertez-vous avec le maire de Barr. Il n'y a pas lieu en ce moment d'organiser etd'armer une garde nationale à Strasbourg et dans les principaux centres. La formation des corps de francs-tireurs la remplacerait avec avantage Ih où vous croiriez qu'ils peuvent utilement s'or ganiser. Quant aux ouvriers étrangers suspects, vous avez toujours le droit de les expulser ; mais agissez avec prudence à cet égard et assurez-vous préalablement qu'ils ont des projets hostiles.

Major général à Guerre par intérim. — Paris.

Metz, le 2 août 1870, G h. soir.

L'intention de l'Empereur est de disperser les bataillons de garde nationale mobile qui se réunissent au camp de Chûlons et ont déjà fait preuve d'esprit détestable. On pourrait les répartir entre les places de Belfort, Thionville, Longwy, Phalsbourg, la Petite-Pierre, Marsal, Verdun, Toul, Bitche, Mézières, Sedan, Soissons, Langres, etc., et en laisser deux au camp de Cliâlons. Veuillez étudier cette question et prendre des mesures pour que, dans son principe, l'ordre de l'Empereur reçoive une très-prompte exécution.

Maréchal Baraguey d'Hilliers à Généraux commandant Rouent Cacn. Alençon, Évreux, Versailles, Beauvais, Meliin, Troyes, Auxerre, Orléans et Chartres,

Paris-Vendôme, le 4 août 1870, 10 h. 50 m. matin.

Suspendez jusqu'à nouvel ordre l'envoi des feuilles d'appel des gardes nationaux mobiles.

Préfet à Intérieur, — Paris. — A général division, — Besançon.

Lyon, 7 août 4870, 4 h. 47 m. soir.

Nos populations frémissantes demandent des armes ; la garde mobile n'a pas encore un fusil ; 500 soldats du 84% prêts à partir, manquent aussi de leur complément de mise en route, bidons de campement surtout.

Préfet à Intérieur. — Paris.

Cbaomont, 7 août 1870, 5 h. (oir.

On s'étonne que la garde nationale mobile du département de la Haute-Marne ne soit pas encore convoquée. ™

Général Soleille à Commandant artillerie de Varmée. — Metz.

Parii, le 9 août «870.

11 existe à Metz, outre les armes destinées à la garde nationale mobile du département, plus de 50,000 fusils transformés par la culasse. Un grand nombre d'hommes restent à armer en France ; soumettez au major général la question de savoir s'il ne faudrait pas, pendant que les voies sont encore libres, faire rétrograder sur Paris une bonne partie de ces 30,000 fusils. En cas de l'affirmative, donnez des ordres et prévenez-moi.

Demandez aussi s'il est bien nécessaire de conserver en magasin à Metz 18,000 fusils modèle 1866, et au besoin donnez également des ordres pour envoyer une partie de ces fusils aux destinations indiquées au directeur, et faites-le-moi savoir.

Guerre à Général commandant artillerie de Varmée du Rhin. — Metz.

Paris, le 10 août 4870, S b. 53 m. matio.

J'ai l'honneur de vous faire connaître que des ordres sont donnés pour que 10,000 fusils transformés par la culasse soient dirigés de Metz sur Paris. Il restera donc à Metz 20,000 fusils du même modèle et 18,000 fusils modèle 1866, conformémwiC k votre dépêche du 9 août courant.

Général en chef à Guerre. — Paris.

L;oD, leO août {370.

TMiis-je feire délivrer d'urgence des fusils à la garde nationale sédentaire et aux compagnies de volontaires? Tous les préfets m'en demandent»

Le colonel directeur à la Fère au Ministre de la guerre, A" direction,

2* bureau.

La Fère, Ie9aeût 4870-

Depuis hier, plusieurs préfets s'adressent à moi pour avoir des fusils à livrer à la garde nationale sédentaire ; que faut-il faire ?

Préfet à Intérieur. — Paris.

(Chiffre spécial).

Valence, !e 8 août 4870, 6 h. 5 m. soir»

L'armement de toute la garde nationale pourra être un gros daDger. Je pousse aux francs-tireurs et aux volontaires.

Préfet à Intérieur. — Paris.

(Chiffre spécial).

Lava], le 23 août, 3 b. 40 m. loir.

Des nominations restent encore à faire dans les cadres de la mobile, surtout dans un bataillon, le 3^ Les propositions sont env vées depuis quinze jours à l'autorité militaire et restent, sans réponse, malgré lettres, appels et démarches. C'est là un état déplorable. On exige des formalités bureaucratiques inopportunes dans les circonstances actuelles. Je demande une solution.

Conseiller d^État en mission à Intt rieur. — Paris.

Évreuz, le 30 août, 4 1 b , SS m. matin.

Ici, près de Paris, la mobile n'a pas un fusil. Son esprit est excellent, mais elle demande des armes ; il est inouï qu'elle n'en ait pas. Le commandant part pour Paris. Absolument nécessaire qu'il en rapporte ce soir.

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