‹ Papillon, dit Lyonnais le Juste; pièce en trois actesChapitre 22 sur 52 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

Les Mêmes, GASTON DE SANDRAY, LOUISE t)E SANDRAY

LOUISE

Bonjour, madame.

VÉRILLAC, poignées de mains sans enthousiasme.

Je suis bien heureux de vous voir., bien heureux.

LOUISE, gaie.

Moi aussi.

VERILLAC

Comment êtes-vous venus?

LOUISE

Il fait si beau, si doux, que j'ai proposé à Gaston de faire le chemin à pied.

MADAME VERILLAC, à part.

La voiture est vendue.

LOUISE

rs'ous avons traversé vos prés tout droit. Tant pis pour l'herbe ! C'est délicieux de marcher làdedans. Et c'est grand, mon Dieu ! on n'en sort plus. Je ne me figurais pas vos prairies aussi vastes.

VERILLAC

Elles sont grandes, en effet.

MADAME VERILLAC

Vous êtes fatiguée ?

LE MARQUIS

Elle! Oh! chère madame, elle fatiguerait un cheval. Qu'est-ce que je dis? deux chevaux, un escadron. C'est moi qui suis fatigué ! Oui, moi, je le suis et je vous demande la permission de me reposer un peu.

MADAME VERILLAC

Voulez-vous vous asseoir sous les charmilles ? Il y fait frais.

LE MARQUIS

Trop, Je préfère rester ici.

MADAME VÉRILLAG

Eh bien, reposez-vous un instant. (A Louise.) Venez, ma chère enfant, je vais vous montrer, avant le déjeuner, de nouvelles créations du jardinier, des fleurs délicieuses.

LOUIS

Je ne vois pas Berthe?

MADAME VÉRILLAG

Berthe?

VÉRILLAG

Elle est avec un parent qui vient de nous arriver... un parent éloigné... qui vient de loin... (// rit.) un peu fruste...

MADAME VÉRILLAG

C'est un architecte.

VÉRILLAG

Un petit architecte de campagne... moitié entrepreneur, moitié tailleur de pierres, moitié maçon.

LoriSE, riant.

Ça lui fait trois moitiés, il est complet.

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