‹ Papillon, dit Lyonnais le Juste; pièce en trois actesChapitre 26 sur 52 · PATRE · texte numérisé non relu

PATRE

Personne n'a aucun droit sur la succession de M. Destouches, personne ne peut penser sérieusement à vous la disputer. Personne n'y songe. C'est à vous, tout ce qu'il y a de plus à vous. Je vous en donne ma parole d'honneur ! Soyez tranquille, un procès, même un mauvais procès, ne se fait pas tout seul.

/ Bien, puisque c'est une affaire certaine, pou- [vez-vous me donner un peu d'argent?

^ PATHE

Tout ce que vous voudrez. Quelle somme ?

tlO

/ C'est de l'argent dont j'ai besoin tout de suite, \ pour une affaire pressante.

F'ATUE

Tout de suite ? Quelle somme, monsieur Papillon.

/ C'est pour envoyer à quelqu'un.

PATHE

Voulez-vous que je fasse l'envoi directement?

I Non, Pernu ira porter l'argent.

PATBE

Combien voulez-vous?

PAPILLON, timidement.

Avez-vous quatre ou cinq cents francs'

PATUE

Beaucoup plus, si c'est nécessaire. Voulez-vous dix mille francs ?

PERNL", admiratif.

Bon Dieu !

/ Non, non. Cinq cents francs.

PATUE

Je vais vous les remettre. Jai cette somme sur moi.

/ Oh ! c'est très bien. Je vous remercie. Demain / j'irai chez vous. Nous arrangerons cette affaire. I J'ai des dispositions à prendre. La fortune esta V^moi, je vais faire des changements.

PATIIE

Vous êtes le maître. Et moi je suis votre notaire fidèle et dévoué. Je vous salue bien, monsieur Papillon. (// salue Pernu également.)

A ce soir. Gare à vos manillons.

Page 1