PATRE
Personne n'a aucun droit sur la succession de M. Destouches, personne ne peut penser sérieusement à vous la disputer. Personne n'y songe. C'est à vous, tout ce qu'il y a de plus à vous. Je vous en donne ma parole d'honneur ! Soyez tranquille, un procès, même un mauvais procès, ne se fait pas tout seul.
/ Bien, puisque c'est une affaire certaine, pou- [vez-vous me donner un peu d'argent?
^ PATHE
Tout ce que vous voudrez. Quelle somme ?
tlO
/ C'est de l'argent dont j'ai besoin tout de suite, \ pour une affaire pressante.
F'ATUE
Tout de suite ? Quelle somme, monsieur Papillon.
/ C'est pour envoyer à quelqu'un.
PATHE
Voulez-vous que je fasse l'envoi directement?
I Non, Pernu ira porter l'argent.
PATBE
Combien voulez-vous?
PAPILLON, timidement.
Avez-vous quatre ou cinq cents francs'
PATUE
Beaucoup plus, si c'est nécessaire. Voulez-vous dix mille francs ?
PERNL", admiratif.
Bon Dieu !
/ Non, non. Cinq cents francs.
PATUE
Je vais vous les remettre. Jai cette somme sur moi.
/ Oh ! c'est très bien. Je vous remercie. Demain / j'irai chez vous. Nous arrangerons cette affaire. I J'ai des dispositions à prendre. La fortune esta V^moi, je vais faire des changements.
PATIIE
Vous êtes le maître. Et moi je suis votre notaire fidèle et dévoué. Je vous salue bien, monsieur Papillon. (// salue Pernu également.)
A ce soir. Gare à vos manillons.