‹ Papineau et Nelson [microforme]Chapitre 6 sur 24 · CC.inaAisà croire · texte numérisé non relu

CC.inaAisà croire

M. Nel-

Ur

son ait vu M. Papineau et soit allé chez lui puisqu’il n’& pas quitté la maison de madame St.- Germain après avoir été reconnaître les troupes, que de la maison de Mme St.-Germain à celle du Dr. Nelson il n’y avait pas trois arpents. M. le Dr. Nelson pouvait donc aller à sa maison et n'être pas absent dix minutes.

Ceux qui étaient dans la maison de Mme St.- Germain ont donc pu perdre le Dr. de vue pendant dix minutes et le croire dans l'étage inférieur ou dans les cours pendant le temps qu’il est allé à sa maison, et c’est bien évidemment ce qui est arrivé, pusqu’à divers instants, de neuf heures à neuf heures trois quarts qu’a commencé la bataille, M. le Dr. Nelson « été vu parlant à M. Papineau dans ou devant su propre maison ; a été entendu, lui enjoignant ou le priant de s’éloigrer.

Maintenat je prie les lecteurs de lire les témoiægnages suivants avec attention.

Province du Canada. Je, Louis Antoine District de Montréal. \ Dessaulles, demeurant ‘au village de St.-Hyacinthe, après avoir été dû-

ment assermenté sur les saints-Evangiles, affirme

et certifie ce qui suit :

Le vingt déux novembre mil huit cent trente.

‘sept, je fus chargé par quelques amis, à St.-Hyacinthe, d’un message pour le Dr. Wolfred Nelson, qui était alors à St-Denis, occupé à faire ses préparatifs de défense contre un corps de troupes chargé d’opérer son arrestation et celle de quelques ‘autres personnes:

<xSS STE

a tn = —-

Se Drm

+ qmstute ut ans +

pe A OR D Te GE à a tot

sn eme

PR

En conséquence, j 1e rendis de St.-Hyacinthe à St.-Denis le vingt deux novembre au soir, mais trop tard pour m’acquitter de mon message : ; Le lendemain 23 nov: je me rendis, à huit heures du matin, à la demeure du Dr. W. Nelson, mais je ne pus le voir, parcequ’il était allé, me dit-on, faire une reconnaissance pour observer les forces qui marchaient sur St.-Denis :

À neuf heures du même jour, 23 nov: je retournai chez le Dr. Nelson et je vis, en entrant M. le Dr. T. Kimber:

Deux ou trois minutes seulement après mon en-

trée dans la maison, le Dr. Wolfred Nelson entra

chez lui, revenant de son excursion au devant des troupes :

Je lui dis alors, en présence du Dr. Kimber, que: J'étais chargé pour Jui d’un message important et que je: désirais le voir en particulier ainsi que MM. Papireau et O’Callagham qui étaient dans la mai-

son: Sur cela le Dr. Nelson m’invita à monter:

dans une des chambres supérieures de la maison: où il me dit que je trouverais M. Papineau, et prenant le devant, il me fit entrer dans la chambre où il (M. Papineau) était avec le Dr. O’Callaghan :

Je m’acquittai de suite du message dont j'étais. chargé, et je reçus du Dr. Nelson l’injonction de: repartir aussitôt que possible pour St.-Hyacinthe afin de porter sa réponse ::

Puis le Dr. Nelson s’adressa à M. Papineau et lui dit qu’il venait d’aller faire une reconnaissance ; qu'il avait vu Îles troupes en marche sur

St.-D

un q temp lui a Papi M s’éloi était vait que c ger © dans peut- Al cité ; gniez sité; c auron bras, nous | ce n’°€ il vau tiez :

battus qu’aill Jui dit Le indiffé tez, je Fr delar neau,

Hyacinau soir, )'n mes-

s, à huit W. Neltait allé, ohserver

: je rey entrant

mon enson entra.

»vant des

ber, que:

ortant et que MM.

s la mai

monter a maison neau, et chambre:

. O’Cal-

nt j'étais.

iction de:

yacinthe

Papineau bconnaisrche sur

St-Denis, qu’elles arriveraient probablement sons un quart d’heure ou vingt minutes et qu’il serait temps que lui, M. Papineau,partit : qu’il (le Dr.) le lui avait déjà recommandé le matin, et qu’il (M. Papineau) n'aurait pas du retarder autant :

M. Papineau répondit qu’il aurait peut-être pu s'éloigner la veille, mais que ce jour là, il ne lui était plus loisible de le faire ; que son départ pouvait jetter du découragement parmi leurs amis ; que ce n’était pas précisément à l’heure du danger qu’il, pouvait s’en aller ; que le faire partir dans un pareil moment, c’était l’exposer plus tard peut-être. à des reproches sévères :

Alors le Dr. Nelson reprit avee quelque vivacité ; M. Papineau, j’exige que vous vous éloigniez ; vous ne devez pas vous exposer sans : Êcessité; ce n’est pas ici qui vous serez le plus uti'e; nous aurons besoin de vous plus tard; nous sommes les bras, c’est à nous d’agir ; si nous avons à gagner, nous le ferons sans vous ; si nous avons à perdre, ce n’est pas votre présence qui l’empêchera ; ainsi il vaut mieux de toutes manières que vous partiez :”

M. Papineau répliqua : que s’ils devaient être battus, autant valait en finir de suite et mourir là qu’ailleurs ; et s’adressant au Dr. O’Callaghan, il Jui dit: ‘ Qu’en pensez-vous, docteur ?”

Le Dr. O’Caïlaghan -répondit : ‘Cela m'est indifférent ; si vous .estez, je resterai, si vous partez, je partirai avec vous :

Le Dr. Nelson reprit, mais plutôt avec l’accent de la persuasion cette fois: Voyons, M. Papineau, rendez-vous à la raison ; dans une circons-

tance comme celle-ci, un homme de plus au de moins ne change rien aux affaires ; allez à St.- Hyacinthe et attendez y les évènements ; s’ils ne tournent pas contre nous, c’est-alors que votre bésogne, à vous, cominencera :

M. Papineau parut réfléchir, et le Dr. Nelson, s’adressant à moi, me dit: ‘ Maintenant, mon jeune ami, dépêchez-vous, partéz, et dites bien à nos amis tout ce que je vous ai dit; battus ou battants ici, c’est à St.-Charles que les gens de St.-Hyacinthe doivent aller, car je crois que le colonel Wetherall sera demain à St.-Charles : qu’on s’y rende en aussi grand nombre que possible; vous feriez peut-être mieux de vous en aller par le chemin d’en haut, en cas que le commandant des troupes n’ait envoyé quelques hommes faire le

tour par la Miotte, et qu’on ne vous arrête en che-

min :”

En finissant ces mots, le Dr. Nelson sortit ; jele suivis, et quand je fus au bas de l’escalier j’en--

tendis le docteur dire à une vingtaine d'hommes

qui étaient dans la salle d’entrée : ‘ Allons, mes: enfants ; voilà les troupes, il s’agit d’être braves et: de se conduire comme des hommes, en vrais pa-. triotes ; Allons !”? et je vis ces hommes prendre :

des fusils et sortir de la maison, après quoi j’allai

de suite prendre ma voiture, et partis pour St.--

Hyacinthe.

Avant de terminer, je dois à. la vérité d’affirmer

que le Dr. Nelson me parut agir avec le plus grand calme et le sangfroid le plus complet ; et

que rien dans ses actes, sa:physionomie ou son at--

titude moind Et e

Ass vingt t

Provi Distr paroiss sur les se et d Que trenteà St.-D prês a:

chargé Papine restera.

le Dr.

ne rest:

s’il rest Que du soir, maison Nelson allât, p:

ne pout Et le fait sa r

Asse)

18 ou de , à St.-

s'ils ne otre bè-

Nelson, hf, mon »s bien à attus ou gens de ue le cos : qu’on ble; vous r par le dant des , faire le

on che

ortit ; Jeier j'en

hommes

ns, mes:

braves et' yrais pa

prendre :

oi j’allai

our St.--

affirmer :

le plus plet ; et

son at--

ER Vs

titude ne décelait le moindre trouble moral ni la moindre surexitation.

Et en foi de tout ce que dessus, j’ai signé.

Page 1