‹ Papineau [microforme]Chapitre 12 sur 43 · DO CODE RTE TIRER EP · texte numérisé non relu

DO CODE RTE TIRER EP

nt, tu | ça... Papineau... sur la roûte f.. mais ils oivent être ll port armés | fil qu’en L'INCONNU.—-Qu'est-ce que ça fait ? (11

CAMEL.--Qu'est-ée qué ça fait !.. Al L' INCONNU il revient deSaint-Qurs,, n’est-ce A pas ts CAMEL.--Oui. d LOMME é doc- L'INCONNU.-—1! doit arriver chez” Nelson à minuit ? re

CAMEL.- Oui, L'INCONNU.—R: tu ne eg rue pes 4 CAMEL.--Non. (

L'INCONNU.—Imbécile L.. Ne vois-tu pas ne devront pnanee sur le ME de la Plante à pe heures

à et demie ?

mans CAMEL,.-ÆEh bien? Leur | mat L’INCONNU, très mystérieusement mt nê sais-tu | rgied pas que les eaux sont très grosses ?.…

CAMEL Ah... Oùi L.. Je comprénüs... nom Ta L'INCONNU.—Chut !... Peux-tu te Lite une

scie? ES < CAMEL. —Oui.

À L'INCONNÜ Viens a US ét dé cons Il [Le ii dd totiellé de dde

Ps MICHEL, sortant à demi de sa. cuchallaA 4

MA: | mauvais sauvages, cal... sdis pas. pas tout mpris mais. rivièré la Plants.. l'eau grosse... pont

SFA.

scié.. coupé. pas confiance L.. Michel peur. peur mauvais sauvages... Ahl.. Michel va dire bonne mamzelle Rose tout de suite... tout de suite... ( J! sort en courant par e fond, au moment où Haslings et George entrent à droite.)

(La musique en sourdizs cesse, ) : SCÈNE III GEORGE, HASTINGS, en toilelte de voyage.

GEORGE.—Tiens, c'est ce brave Michel, je crois. HASTINGS.—En effet; j'ai cru le reconnaitre.

GEORGE.—-On dirait que’ nous l’avons dérangé. F s diable peut-il faite seul dans les bois, à cette

HASTINGS.—-Un sauvage, vois-tu !

GEORGE .-—Pauyre misérable! sais-tu que ce n’est pas chéz tous les hommeg civilisés que l'on trouverait un puréil exemple 46 fidélité et de reconnaissance! Depuis que Rose a soigné ses enfants avec tant de dévoûment, le pauvre diable lui a voué un

culte fanatique,

HASTINGS. — Le fait - est qu'elle exerce une étrange fascination sur tous ceux qui l’approchent.

GEORGE..-—-Aussitôt quil eût. entendu dire que nous étions menacés de troubles à Saint-Denis, il est accouru, seul, à pieds, à travers bois et prairies; et depuis il la suit comme son-ombré: C'est plus que son chien; il se.jetterait au feu pour el!

ais, changement de;prop nifie donc cette

: pro 8, que sig toilette de voyage dont tu t'es affublé pour une promenade du soir? :

* HASTINGS.—C'est ‘que je ne fais pas une promenade ant "4 fes

> du soir |

. peur bonne Il sort ngs el

age.

crois.

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érangé.

à cette

sm 90

GEORGE.---Que veux-tu dire Ÿ

HASTINGS.—Tiens, mon cher George, je n'ai s voulu t'en parler là-bas ; mais j'aurais tort de te e cacher plus longtemps: je pars!

GEORGE.—Tu pars ?

HASTINGS.—Oui! mon domestique et mes chevaux sont là qui m'attendent aux Quatre-Chemins.

GEORGE.—-Ah! bah!

HASTINGS.—-Oui, sérieusement ;: je vous quitte, mais bien à contre-cœur, va !

GEORGE::-Mais explique-toi, enfin. Pourquoi ce départ précipité ?

HASTINGS.-—-Mon cher George, tu te souviens de la scène qui eut lieu le jour de mon arrivée, n'est-ce pas, quand on me prit poùr un espion du gouvernement? Eh Lien, cé de tu prévoyais alors et K # ine paraissait impossible est sut la point de se réaliser, La révolte à main arméé est immrenté. Nul homme au monde, pas même Papineau, ne saurait l'heure qu'il est, empêcher l'effusion du sang. Et la chose advenant, que veux-tu que je fasse ici? Est-ce

e la présence chez toi d'un homme de ma nationalité ne serait pas suffisante pour te causer de notveaux désagréments, et peut-être faire soupçonnèr ta fidélité à la causé que vous avez embrassée ?

GEORGE.—-Oh ! quant à cela; mon cher James.

HASTINGS.--Sans compter, mon ami, les dangers que j'aurais à courir personnellement dans cette bagarre. À És-

GEORGE.-—-Ceci, peut être une considération; bien ma protection, cé me semble, et celle de Nelson,

ont tu as su conquérir l’amitié.…

… HASTINGS.-—-Tu te fles bien à Nelson, toi?

GEORGE. -—- Sans doute. Soupçonnerais-tu cet homme? | r 7.

. HASTINGS.--Non; je ne soupçonne personne ; je ne veux rien soupçonner. Mais, George Laurier, écoute bien ceci; je ne désire pas être un oiseau de mauvais augure, mais Dieu veuille que les hommes

qui vous entrainent aujourd’hui. dans ce que j’ap-

pelle une folie, et qui sont certainement de bonne foi dans le moment, soient toujours dignes de la confiance que vous avez en eux ! |

GEORGE.--Hastings, tu calomnies un grand patriote.

HASTINGS.-C'est bien, n’en parlons plus.

GEORGE.--Du reste, ne suis-je pas là, moi, pour te protéger?

HASTINGS.—Et le pourras-tu seulement? Lorsque tu Seras engagé corps et âme dans cette guerre e guerillas que je prévois; quand vous Serez obliés de courir à droite et à gauche pour faire face à ‘ennemi, ét peut-être. pour fuir ; quand vos mai-

Sons séror t'assiégéées, prises. d'assaut, saccagées, in-

GEORGE, — Si, tu me caches quelque chose.

Voyons, James, je ne suis donc plus le bon v'eil ami

ht —

HASTINGS.—Rose |... Oh ! George, George, ne me tourmente pas ainsi! Ne rouvre pas des plaies encore saignantes.. Fallait-il que je la revisse, mon Dieu !.. (IL appuie sa téle sur l'épaule de George.)

GEORGE.—-Ailons, allons, pauvre ami, je croyais que tu n’y songeais plus, moi, En te voyant. passer les longues journées à courir la perdrix dans les bois, je me disais que tu avais complétement oublié cette

demande que tu. m'avais faite dans un moment

d'enthousiasme, Je croyais que ce que je t'avais dit au sujet de l’exaltation patriotique de ma sœur, t’avait fait réfléchir. Je te croyais guéri, enfin.

1 HASTINGS.—-George, oui, oui, c’est vrai; je n'ai pas été franc; j'ai été lâche. Mais c'était pour ne pas être obligé de la quitter pour toujours; c'était, pour la revoir, pour la contempler, pour l'adorer en silence, pour respirer le même air qu'elle, que jai dissimulé, que j'ai feint de me rendre à ton raisonnement. George, pardonne-moi... j'ai eu tort, mais situ savais, si tu savais comme je l'aime RE

GEORGE .--Mais alors.

HASTINGS.—Rester ?.. Oh !non! non ! c'est iinpossible; je suis à bout de mes forces, vois-tu ?.. Cette vie-là me fait souffrir tous les martyres. Il faut que je fuie. que je m’étourdisse... que je me fasse tuer!

GEORGE.-James, calme-toi, Je comprends, en effet, qu’il faille que tu partes ; aussi je ne te retiens plus. Mais il n’y a pas de raison pour te décourager ainsi ; il y a toujours l'espoir. Laisse faire les événements, Il arrivera un temps.où tu ne seras plus pour Rose un ennemi de son pays... et alors...

HASTINGS.—Plus tard, George, elle me ‘repoussera plus énergiquement encore.

GEORGE.-—Pourquoi donc ?

m . nero on eo = ere eme re ee —— - REPOSER STD PNR NI REP EE ER Po ee te de de ge mn | EEE

ss 49 HASTINGS.—Parce qu'il y aura du sang ‘entre

nous ! George, avant quelques pes peut-être, ces fertiles qe y ces riches villages dont la population est si généreuse, si patriarcale, seront saccagés et ruinés ; les balles anglaises curont décimé vos rangs; et dans bien des foyers règneront la désolation et le deuil. Penses-tu qu'alors ta sœur plus qu'aujourd'hui voudra donner sa main à un Anglais, à l’un de ceux qu'elle appelle déjà les bourreaux de son pays? Et s'il t’arrivait maiheur, à toil.. Oh! tiens, tiens, la tête me tourne... George ! George ! je suis bien malheureux !

GEORGE.—Pauvre ami !.. Mais tout cela, en somme, ne te force pas de partir cette nuit. Pourquoi ne pas attendre à demain?

HASTINGS.—Impossible. Le paquebot de Montréal part de Sorel demain matin, vois-tu; et je me rends à Montréal. Inutile de te dire pourquoi j'ai attendu jusqu’à ce soir, ;

GEORGE.-—Mais, voyager la nuit, c’est imprudent.

HASTINGS.—Oh! je ne crains rien; et d'ailleurs j'ai un sauf-conduit de Nelson. Puisse sa signature rt er avoir la même valeur aux yeux des Pa-

otes!

GEORGE -Hastings !

HASTINGS.—Enfin, n'importe! Mais avant de te quitter, George, j'ai une faveur à te demander. Veux-tu me promettre de remettre ceci à Rose? (/! lui présente une lelire. )

GEORGE.--Je te le promets.

HASTINGS.-—-Merci! Maintenant, mon vieil mi, quoiqu'il arrive, tu croiras toujours en cela, n’est-ce pas? (1! met la maïin sur saipottrine.)

GEORGE.—Comme en: ceci, mon. vieux ! ( éme jeu.)

entre ô, CES popusaccané vos jésolar plus nglais, ux de ‘Oh!

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HASTINGS.—Allons, mes chevaux doivent s’impatienter. Viens, je te donner ai une dernière poignée de main en selle. ( Js sortent.)

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