‹ Papineau [microforme]Chapitre 11 sur 43 · SCÈNE 1 -CAMEL, seul · texte numérisé non relu

SCÈNE 1 -CAMEL, seul

CAMEL, dans. le. ge. coslume, qu'au premier

acte, mais ile sa voix naturelle, après avoir soign x. sement regardé autour de lui.—Si je ne, 2æirompe pas, ça doit être par ici, dans les onvirotis. Des pierres... bon ! Un gros drbre... e’est cela. { !l s'approche de l'arbre. | T'doit y avoir une efoix laillée dans l’écorce, à hauteur d'homme... (1 die.) Juste! la: voici Quatre mille piastres.. eh! eh! eh 1. c’est pas bête, c’est pas bête du tout. Et tous ces imbéciles qui passent leur temps à crier : Hourrah pour Papineau! et qui pourraient’si facilement gagner ces quatre mille piastres-là L.. Une belle fortune pour un habitant... Mais non; ils aiment mieux s’appeler Patriotes, et crever de faim... Il y en aura toujours des idiots comme cela, qui se nourriront des grands mots de principes, de désintéressement, d'honneur, de patriotisme... Ah ! la bande de bêtas! la vraie politique, c'est... (1 fait un soubresaut, reprend son

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allilude de mendiani, et se remet à faire quelques pas en prélant l'oreille.) 11 m'a semblé entendre quelque chose... Ah! bah! ( Reprenant son aliitude naturelle.) uand même il passerait quelqu'un... qui est:cé qui pourrait me recorinaitre sc'18 mon déguisement? Voyons, ma perrnque est correcte ?.. «All right!» (LL. Ole sa perruque un, instant, l’arrange un En et la remet.) Bon!... Le pl s difficile, c'est de. me aire passer pour sourd, de faire semblant de ne pas entendre. Je suis toujours sur le point de m6 trahir.

| Heureusement que les choses tirent à leur fin main- | tenant. Si le bon Dieu me conserve, avant Jong-

temps ils courront après... leur Panineau{., Qüatre mille piastres L...eh! eh !..(/i croil.entendre quelque chose ; méme jeu que précédemment.) C'est rien. Une feuille qui tombe. Allons, quelle heure est-il ? A Il regarde à sa montre.) Huit heures moins deux minutes; c'est cela. Trois coups de sifflet un peu

| espacés, m'a-t-il dit, Essayons! (1 lâche un coup | de sifflet.) Quatre mille piastres..; éh1 eh l'eh!...”: :

(Michel entre du côté droit, en rampant à dernf, à la façon ‘des sauvages, et s’effaçant derrière les rochers et les aybres. Il s'ar-

rête à quelques pas de Camel qui siffle de nouveau, puis une troisième fois. Alors du fond de ls scène, du côté opposé. à Michel,

| un inconnu apparaît enveloppé dans un drap blanc,et descend

la scène, du côté de Camel qui tremble de tous, ses mambres. ) SCÈNE II | CAMEL, MICHEL, L'INCONNU.

(Musique en sourdine jusqu’à la fin de la scène.) L'INCONNU.-—-Est:ce toi, Uaimel ?

CAMEL.—Oui. d Pre L'INCONNU.--Tu trembles, je crois.

CAMEL.—Ma foi... de cu

-,L’'INCONNU.--Poltron !

CAMEL.Cest que. voyez-vous... © "est js fort qué moi.

L'INCONNU. —Si. hu. veux g gagner ton argent tu sais, il faut que.tu mettes la peur de côté.

CAMEL:--Sans doute. mais. c'ést rien qu’en pêssant... comme ch. la nuit. votre costume...

L'INCONNE. —Assez | As-tu des nouvelles ?:

"CAMEL.—Oui.

“L'INGONNU.--Qu’ est-ce que.c c'est?

CAMEL.—1! ye réunion des Patriotes chez le docteur Nélson. pe

L'INCONNU.—Cétie nuit?

CAMEL.--Oui.

L'IN sai ps y sera-t-il ®

L'INCONYT. Li ui ste es

CAMEL.--Qui; il: re promis, et jamais ilne man: que:à-sa parole,

L'INCONNU: 1 \ manquera cétte fois. A dite heure est-il attendu? ,,

CAMEL.—A mihuit.

L'INCONNU.£fSeul? | :

CAMEL.—Non; avec le docteur O’Callighan.

L'INCONNU.--Par où viennent-ils ? ; ; CAMEL.-—-Par le — de Saint-Ours.

LI NCONN ” ge gagner les genre mille que, s. fort parbleu !

CAMEL. Youé Yoülez... que. j'atta ue, comine

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