NELSON, GEORGE, DESROUSSELLES, PATRIOTES
NELSON.—Quelle heure est-il, George ?
GEORMGE.—Minuit vient de sonner, général. : NELSON.—M. Papineau devrait être ici.
GEORGE.--En effet.
DESROUSSELLES.—Peut-être ne viendra-t-il pas. NELSON.—Vous dites?
rs inerte dis : peut-être ne viendrat-il pas.
NELSON.--M. Papineau a promis d’être ici...
DESROUSSELLES.--C'est vrai.
NELSON.—Eh bien ?
DESROUSSELLES.—Mais il poniait en êtres.
empêché...
NELSON.—Quand FRRIROAR promet de venir, il viént toujours.
DÉSROUSSELLES, Mais: "enfin, il pourrait lui être arrivé quelque chose. WHaen s'éloigne en haussani les til ) |
on vous dit que M. Pénisese à a promis d'être i ici cette nuit, et jamais M. Papineau n’a manqué à sa parole, entendez-vous ? Quand même une armée serait là pour lui barrer le passage, îl viendrait. On nous affrmerait qu'il a reçu vingt balles ses da Pons qu il faudrait encore pme
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GEORGE.—Ce ne serait peut-être pas le premier individu qui passerait par ici sans avoir la sienne sur ses épaules. (On rit.) ||] |
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DESROUSSELLES.— Vous trouvez ça drôle, vous autres? Pas moi. ( On rit encore.) « Servum pecus !»
| NELSON.--Voyons, monsieur Desrousselles, ne { vous fâchez pas; c’est un simple badinage. |
DÉSROUSSELLES.—Oh! je ne me fâche pas, mon général. Seulement quand on a fait toutes ses études, et qu’on a presque porté la soutane, on aime à se faire respecter. Le militaire, c'est bien beau; | mais « cedant arma togæ », vous comprenez ? |
GEORGE.—Voyons, laissons cela. ( À Weison.) | Vous parliez des nouvelles que vous avez reçues de Québec et des paroisses du nord, général... qL
NELSON.—Oui; et, comme je vous le disais, ces nouvelles sont excellentes. Le peuple se prépare pattout à prendre les armes. L'acte inqualifiable que IN vient de commettre le gouvernement en mettant à | prix la tête de Papineau et celle des autres chefs patriotes, a redoublé l’indignation qu'avaient déjà soulevée les excès commis à Montréal par les membres du «Doric Club.» Les . Fils de la Liberté» sont or- |: ganisés; et se tiennent prêts à tout événement. Enfin, * Fi une lettre que j'ai reçue hiar du docteur Chénier, de | Saint-Eustache.… . fe
LES PATRJOTES.—Hourrah pour Ghénier !
NELSON.—...m'annonce que dans cette paroisse, ainsi qu'à Sainte-Scholastique, à Saint-Benoit et à Saint-Jérôme, partout le peuple se soulève, et qu'avant un mois, trois mille Patriotes bien armés pourront marcher sur Montréal. Etes-vous prêts à en faire autant ? 1.081
LES. PATRIOTES.--Oui, oui... Hourrah ,pour