‹ Papineau [microforme]Chapitre 24 sur 43 · SCENE III LES PRECEDENTS, MICHEL, DULAC · texte numérisé non relu

SCENE III LES PRECEDENTS, MICHEL, DULAC

DULAC, entrant avec Michel un fusil à la main.— M. George est ici ? ( L’apercevant.) Ah! bon!

GEURGE.—Dulac | Quelles nouvelles ?

DULAC.—-Des bonnes!

GEORGE.—Alons, tant mieux! conte-nous cela.

ROSE, à Michel—Et toi, mon ami, tenta nequitté de ta mission en brave?

MICHEL.—Michel fait tout quoi bonne délhéèié Rose à dit pauvre SAUVAGE sis pi à 0e toute la nuit...

DULAC.—Comment ? lui ? C'ét' le diable dy craché que ce maudit sauvage-là. J'ai jamais rien vu de pareil... Y a pas un ta pe sd le. miam il vaut une geng à lui tout seul! SEEN

GEORGE.—Ce bravé Michel 1!‘

DULAC.—Quand d°. l'ai rencontré avec mes h mes, il arrivait de Sorel, et puis il connaissait —

toutes les affaires ‘des choua: yens sur le bout de: pes doigts. Chemin faisant; il s'était amusé à démantibuler les petits ponts, et à jeter des âbres en plein

De On

milieu de la route. Et comme, de notre côté, on avait fait notre possible nous autres étout, le chemin était massacré, quoi! Tout ce que je peux vous dire, c’est que les maudits chouayens ont pas eu de fun pour passer avec leurs canons à travers tout ça.

GEORGE.—Y ont-ils réussi ?

DULAC.—Pas tout à fait; ils ont été obligés d’en abandonner deux à Saint-Ours. Ils nous feront pas de mal, ceux-là, j'en réponds, Je mé: suis empressé d'aller leur glisser chacun un clou de fer à cheval dans le sifflet! et ,çomme c’est par là qu’on les fait parler, couir ! ils ne jaseront pas de sitôt ! C'est le sergent Dulac qui vous dit çà!

GEORGE.—Très bien, très bien, mon brave ! Et combien leur en reste-t-il ?

DULAC.—De canons? Il leux en reste encore deux petits; mais c’est à savoir s’ils pourront les rendre aujourd’hui.

GEORGE.—Et où les troupes sont-elles à l’heure qu’il est ? |

‘’DULAC:--Les chouayens? Quand on les a perdus de vue, ils étaient en frais de construire un pont sur la rivière. La Plante. C’est .la première fois que le gouvernement fit quèque chose pour la paroisse !

GEORGE.—De sorte qu'ils ne seront pas rendus ici avant cette après-midil,, :,,. G | -DULAC. — Ah! faut pas s’y fier. Ils pourront eut-être pas passor les canons tout de suite, mais es hommes peuvent passer aisément, eux ; et je seob pas surpris qu’on.les eût sur les bras avant dix eures.

GEORGE.--Tant mieux alors; ce sera plus tôt fini!

DULAC.—C'est toujours plus-sûr que s'ils avaient surpris le village à minuit, Comme c'était leur inten- À tion. ah: : {i '

qu’on sitôt !

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GEORGE.--Sans doute Et.s'est à vous autres que nous devrons cela. Tout le monde est-il prêt ?

DULAC.—Tout le monde est sur le pont... ça marche ! A propos, le‘générat vous faft diré dé vous rendre. à :la brasserie .aussitôt.que vous pourrez, avec M. Ovide Perrault. Le capitaine Pacaud-restera.avec lui dans la maison de M»° Saint-Germain.

GEORGE.—Et vous, Dulac ? -

DULAC —Moi, je transmets les ordres. Maiïs.cela.. ne, m'empêchera pas de as sonner ça,de temps. en temps; hlléz, mamzelé Rôëe? {K Tréppe de’ da müin sur-son fusil. ) C'éstMoï qui vous’le dis!"

ROSE..-Frès hier, sergent, très.bien.! Je sais qu. vous.êtes.an bnave:l:

DULAC.—Ah! mais, arrêtez donc, j'ouvildis de ’ vous conter le plus beau. Ah! c’est <a par æ qui aurait fait plaisir au père Desrousselles, lui qui aime tant le sang sauvage ! Figürer-vous qué‘ce matin, au petit jour; Jestwolontaires se. sont. arrêtés, comme de raison, pour déjeuner. Ils on pas eu plus tôt le “dos viré; que’ votre véréux de'sauvage, 80 votre respect, s’est faufilé parmi eux autresun vrai” renard, quoi-k-et-puis:4 tout coupés les-aitelagenrhes brides, les selles, touti Etipuis; après:ça,:Sauvs le bois avec une ‘paire de pistolets tout flamb nt neufs. Vous pouvez vous imaginer si ç& god it quandil a &liw racommoder tout:ça |! ogg" à on.s&-roulait de: rire: derrière-les: elôtures. : montre done Maarpimiolatsinine, pistolets. de Le

pour le moins !

MICHEL, lirant .les niriolets de sa poche, —Hum : deux (7e présènte à George)

GEORGE! prérmnt les pistolets "= Lès- pistoléts d'Hastings !…

re ra

MICHEL.—Oui... Anglais... Michel l'a vu.

ROSE.-—Tu as vu qui ? agé

GEORGE. Mais parle donc !

‘MICHEL Vu Anglais, camarade à M. Goorge.….

pas nayé en toute!

GEORGE.—Hastings, vivant!

ROSE.--Ah ! mon Dieu! (Elle va s'appuyer sur un meuble.) .

DULAC.—Mais oui; attendez donc... ce que j'allais oublier de v=us dire, moi! Batiscan ! que je suis donc bête! Oui, votre Anglais, vous savez, qu’on avait pris pour un espion le jour de son arrivée... Eh bien, c'est pas pour vous faire des reproches, mais c'en était un!

GEORGE.--Un quoi ?

DULAC.-—Un espion !

ROSE, revenant à elle—C'est faux !

GEORGE.--Un espion, James Hastings! vous ne savez pas ce que vous dites.

DULAC-—-C'est correct l.. Mais croirez-vous en la parole du sauvage, mamzelle Rose ?

ROSE.—Oui.

DULAC.-—ŒEh bién, demandez-y s’il n'a pas vu cette nuit votre Anglais, Hastings, en habit rouge, commander un détachement de volontaires !

ROSE et GEORGE —Michel... ?

MICHEL.—Vrai, vrai! sauvage l’a vu.

ROSE.-—Mais tu peux t’être trompé, Michel! Tu t'es certainement trompé !

MICHEL.—Sauvage trompe jamais. Tenez, con- nait-y ça? (1! lui présente une lettre.)

Drge...

7 sur

allais e suis qu’on >... Eh , mais

us ne

en la

as vu puge,

rue 3 D ds ROSE.—Une lettre? Mon Dieu... son écriture... à mon adresse... toute souillée par l’eau.

GEORGE.-Celle qu'il te dastinait !

ROSE.—Mais, c'est à devenir folle! (4 Michel.) Michel, où as-tu pris ce papier ?

MICHEL.—Dans la selle à Anglais, avec pistolets-là! GEORGE.—Plus de doute, c’est bien lui !

ROSE.—C'est impossible !

DULAC.--C'est impossibie, mais ça est !

ROSE.—Lui, un espion, un traitre !.. Ah! mon Dieu! mon Dieu!

GEORGE.—Eh bien, alors, malheur des malheurs! le misérable périra de ma main! Jette cette jettre, Rose | qu’elle ne souille pas tes mains plus longtemps !

ROSE.-—Tiens ! ( Elle jette la lettre au loin et se

cache la téle dans ses deux mains.) .

GEORGE.—Bon! Et maintenant, Dulac, sus aux volontaires, et hachons, sabrons, massacrons, ton-

nerre de Dieu ! Oh! les bandits! Oh! les scélérats!... :

Ah! Hastings, tu as abusé des sentimen£s ” De sacrés. Tu as foulé aux pieds amitié, hospitalité.. Tu es venu us une com: die & z moi... Eh bien, à nous deux maintenant! Ta comédie va finir par un dénoùment var ou je ne Are pelle plus George Laurier... ;

DULACG.—Vous pouvez jui re0VOyEr ses heies: de chouayen, car -les pistolets sont tout chargés, vous savez.

GEORGE.-—Tu as raison, une balle de Patriote, est trop noble pour un pareil scélérat !

MICHEL, bas, en ramassant la lelire que Rose a juéée.—A Michel... lettre-là.… serrés pout servir “À

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