SCENE IX LES PRECEDENTS, PAPINEAU
PAPINEAU, entrant.-—Et vous ne serez pas seuls à vaincre ou à mourir ! "1 |
TOUS.—M. Papineau! Hourrah!..
NELSON.— Vous ici, monsieur Papineau !
PAPINEAU.-— Pourquoi pas? Me pensiez-vous homme à vous laisser seuls au moment du danger ?
PACAUD.—Mais, monsieur Papineau, votre présence ici est impossible !
PAPINEAU.—Et pourquoi ?
PACAUD.—Parce que... parce que. tonnerre !
NELSON, à Paraud.—Permettez. (A Papineau.
llers et nous ferioles.) Jur. s’é-
ce que
e met en acer près
soin de noi qui
braves !
s seuls
ez-vous anger ?
re pré-
rre !
nent. )
Monsieur Papineau, vous ne pouvez pas rester ici
pour la raison toute simple que vous n'avez pas le
droit d'exposer votre vie.
: PAPINEAU.-—-Comment ?
NELSON.-—Parce qu'elle.ne vous appartient pas ; parce qu’elle est nécessaire à votre pays,
PAPINEAU.--Je viens la lui sacrifier.
NELSON.--Vous devez faire pis PAPINEAU --Quoi ?
NELSON-.--La lui conserver !
DULAC, à part.—-Ga fait rien; c’est un brick toujours |
NELSON.—Monsieur Papineau, si vons restez ici, vous pouvez être tué comme le dernier d’entre nous; or, que nous succombions ou que nous réussissions,—que nous réussissions surtout, nous aurons
besoin de vous, Vous voyez bien qu'en bon patriote,
vous n'avez pas le droit de rester ici.
PACAUD.—C'est vrai!
PAPINEAU.--Ce serait une lâcheté que de. vous quitter en ce moment.
NELSON.--Non! :e vrai courage consiste à faire son devoir quel qu'il soit !
PAPINEAU.—Savez-vous qu'il y va de mon honneur |!
NELSON. ii y va du bonheur de Su !
PAPINEAU.—L'histoire dirai.
NELSON.—L'histoire dira que vous avez voulu ‘ivre: pour le salut de tous !
PAPINEAD: -—Mes ennemis m' 'accuseront ‘d'avoir
ge 2 e E
mn JO us
: NEESON.-—-VMos ennemis ?: Eh: bien, mtontrez-vous
‘grand:commeles:théros: antiques! ‘Soyez patriote
jusqu'au bout. Votre pays parle, monsieur Papineau, ne lui préférez pas votreréputation. Un vrai patriote doit savoir sacrifier à là Patrie jusqu'au nom qu'il
laissera dans d’histoire.. Allons, partez !
LES PATRIOTES.—Partez! partez!
PACAUD.—Monsieur Papineau, aujourd’hui notre devoir à nous, c'est de nous battre; le vôtre c’est de partir. Ce n’est pas à nous ide’ vous donner d’exemple du sacrifice.
PAPINEAU.—Mais vous voyez bien que vous me
‘ demañdez uné chose impossible.
,: RBACAUD.--Impossible ou non, vous:allez partir immédiatement; ou bien, j'en donne ma parole d’honneur au bon. Dieu, ce ne sera pas une balle de volontaire. qui vous.tuera! ( 1 lire un pislolel el l'arme.)
: NELSON, mettant la main sur le pistolel.-“Monsieur Papineau, au rrom dé la Patrie’eri danger; nous vous demandons aujourd’hui-le:plus grand :saerifice qu'un homme puisse faire à son pays: serez-vous au-dessous de la-tâché ? énsiadé a
. PAPINEAU, se délournant pour essuyer une larme.—Mais où voulez-vous que j'aille ?
NELSON .—N'importe où ; passez la frontière, s’il est possible. | fiche PAPINEAU.—Mais les routes sont toutes gardées. PACAUD.—ITI y a les bois.
PAPINEAU.—Je m'y perdrai.
MICHEL, s'anançant:-Non.. :.Michel,.
vage.. conneït tousles bois... guider gra:
ben.….sau- TOUS.—Bravo! M nn
Re À
ne larre, s’il
ardées.
PAPINEAU.--Vous le voulez donc absolument ?
"TOUS:—-Oüt, oui ! |
PAPINÉAU.--Eh bien,,puisqu’il me faut. boire le,
calice jusqu’à la lie, je pars; mais ce sera deux
hommes de moins.
MICHEL.--Non…. rien qu'un. sa jamais tuer personne !.… Michel tuer quèqu’ un... Sauvage mourir tout de suite. robe noire l’a dit.