‹ Papineau [microforme]Chapitre 28 sur 43 · LU · texte numérisé non relu

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NELSON.—Un héros, mon ani, ,Tel.que vous !< voyez là, il a passé la nuit dans les bois, dans les fondrières.et les fossés, coupant les routes et. molestant lesennemis de toutes les façons imaginables.. Sans lui, nous étions surpris à minuit. Mais, changement de propos, vos billets de banque, monsieur Pacaud, quand les verrons-nous ?

PACAUD.—Pas avant huit jo. rs, docteur.

NELSON .—Dieu veuille qu’il ne soit pas trop tard !

PACAUD.—Que voulez-vous? J'ai fait toutes les diligences possibles ; mais je ne puis pas danser plus vite que le violon. .

NELSON.—Nos hommes n'ont rien à manger; ils se débandent malgré nous. Ah! si nous avions des provisions et des armes, je voudrais planter le drapeau de l’indépendunée sur la citadelle de Québec avant trois mois! Enfin! puisqu'il n’y. a pas moyen Voyons! les troupes arrivent-elles ? (.{ va regarder dans une fenétre. )

PACAUD, après en avoir fail aulant de son côlé.— Voyez-vous là bas? On les aperçoit qui s'étendent dans le lointain. { Aux Patrioles.) Le moment approche, mes amis! :

NELSON.—En effet, et c'est nous qui allons subir le premier choc. Patriotes, nous voici au moment solennel. Songez qu'aujourd'hui, ce que vous allez défendre, ce sont vos foyers, vos familles, votre pays. Vous êtes des Français; ne démentez pas votre origine, et ne souffrez pas que ce soit moi, un Anglais, qui vous donne l'exemple de la bravoure et du dévoûment. Soyez prudents; ne. vous exposez pas inutilement, et tirez à coup sûr : que chacun choisisse son homme. Seulenient, restez jusqu'au bout sur la défensive; n'attaquez pas; laissez tous les torts à l'ennemi. Maïs au premier coup de fusil, répondez, par une grêle de balles! Tirez !

tuezt a sans-pitié #Mort'aux agresseurs !…. - Et - si vous'ifaitesr votre ‘devoir; érr vrais: éhfants: dé ‘Ja France que vous''ètes, je-vous promets'læ "victoire, "mot, entehdez-vous ?

L TOUS A. bas les.despotes 1 Vive..Nelson !, Vive :SCÈNE VE | LES PRÉCÉDENTS, DULAC, puis MICHEL ‘et GAMMEL.

DULAC, entrant, bas à Nelson —Général, un nal- “heur !? Le cäpitainé Laurier vous fait dire que le oanon' de là. brasserie a été ju cette nuît ; il est hors de service.

"NELSON .-Tonnerre tétique traître ?..

DULAC.--Y a pas de doute.

NELSON.—II est complétement. Rops de, service ? DULAC.--Complétement !

*NELSON.—-Les misérables !... Mais Hilide c'est | FE peut-être aussi bien; nous aurions certainement

Dot ‘manqué de poudre. Pacaud!

mil: RACGAUDUD, s'approchant.—Général ?

* NELSON.--Le canon de là brasserie a été encloué cette nuit.

PACAUD.---Malédiction !.Qu'ailons-nons. faire ? INELSON.“En prendre à l'ennemi.

PAÇAUB.--ILI de, faudra, bien.

‘ MICHEL, entrant: en lenant'au collét Caml: Nbr 6” ent fonieur ‘de ctéilers eltrembltant- dé tous se mernbres.ÆHoû !.../ "hou..." mañvais -sanvigé, ni.

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(A lui Fu) A9) sa, fausse barbe’ et sa RE Lui! scier le pont étout, pour nayer gräñd chi

LES PATRIOTES, brandissant Faure armes.—Ah !

le gueux ! le misérable! A mort

DULAC.—Ah! mon pendard de A Bts tu peux faire ta prière, toi !

PACAUD.-=Nfarit le pendre en facé des Anglais, là ! LES PATRIOTES.—A mort! àmort!

: CAMEL,, Jarmoyant--Grâce !: grâce |. ‘messieurs ;

ne merfaites pas: de :mal ; j’suis-t-un pauvre fondeur

de cuillers de la Baie du l..::je-vous assure. »PAGAUD.--Le scélérat Lil:snintèila poltrannerie.

CAMEL.—Je vous le persuadée, messieurs ; j'suis pas un bureaucrate, j’suis-t-un bon Patriote!

DULAC.—-Tu mens, face d’ hypocrite ! Fais ta prière!

LES PATRIOTES.—A mort lé traître! A mort en

ELSON.—Un instant, mes amis !(4 Comeli}' Tu es . fondeur dde..cuillers, dis-tu ? 64

CAMEL.—(Juï; monsieur, sûr et.certain!

NELESON.--Montre-nous tes outils !

‘CAMEL.-—-Les voilà, monsieur ! :({:0te son:sac; de

«dessus. ses, épaules; l'ouvre el en aveint:-ses instru-

ments avec une grande quaniité de cuillers:el de. lingots d’élain.)

PACAUD.—Ça ne prouve rien cela !

N ELSON. —Laissez donc faire! Nous avons besoin deces choses-là: { A'Camel.) Tu vas t'assooir là, toi,

bi |

entends-tu ! Et, puisque tu es fondeur de cuillers et bon patriote, tu vas nous fondre des balles ; nous ferons-ton procès. plus tard. (A l'un des Patriotes.) Toi, Guertin, surveille-le ! S'il fait un pas pour s’échapper. fais-lui sauter la cervelle!

CAMEL—Grâce! grâce! je ferai tout ce que vous voudrez !

NELSON .—A vance, misérable !

PACAUD.—Plus vite que ça!

(Camel va s'asseoir près du réchaud avec son sac, et se met en devoir de fondre des balles; l’un des Patriotes va se placer près de lui le pistolet au poing.)

DULAC.--T'as de li éhance qu'on aie. besoin de balles, maudit visage de chouayen! C’est moi qui t'aurais fait sauter le rrelon !

NELSON.-Maintenant.à vos postes, mes braves !

nous vaincrons bien sans canon, vous verrez!

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