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HASTINGS. nou oui ; j'ai Gaienne 4 DARtEOuRs, en. passant. :: : ;, | GEORGE.—-Et tu arrives Aa d'Europe?
"HA STINGS 206barqué d'avint-hier, mon cher.
GEORGE -D'avant-hier seulement | | ñ 4 bn DB ot due dé mil à Ts GEORGE.—Merci! Mais alors tu né sais guère..c6: qui se passe par ici ? AIT A] HASTINGS.—Ce qui se passe 1 où GEORGE—Ah1 c'est une; longueiet bien, triste
histoire, mon ami, et qui pourrait \ eus rl Fi, we dénoûment tragique. ; le A]
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Dent à ne c cuete) A St. ea 13 dence D 1D8 sat et de jeu ice à ceux
“marre ee nm a x agères.
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“HASTINGS.--Tu m'effrayes. Je t'assure qu’on est loin de rip les choses aussi au sérieux ‘en Angletèrre. |
GEORGE. Crest bien là le nier ! Si Lord John Russell se fiait moins à ceux qu’il envoie ici, il ne traiterait pas si légèrement nos justes réclamations. Il saurait que l’oligarchie qui nous gouverne est, de-
venue intolérabl le. que la. mesure est comble, et.
qu'il n'y manque plus’œu'une seule goutte pour la faire déborder. AA UT 2'UTR
HASTINGS. —Mais on ne peut pas songer à une révolte arméel
: GEORGE Pourquoi sis ?
| HASTINGS. —Mais, cher spas penses:tu ? Vous soulever CUT l'Angleterre !.. : Ulis où sont vos tri ? Où soni vos arines ? Où sont vos mun ons?
montre! Parce que nous n ’avons ni ressources, ni érines, ni, munitions, on peut fous lyranniser à loisir, n'est-ce past n’ä risn à crainüréf.. Parce
que ous n 'avoris | roinrése, Ni ns hi muni-
VHÈGÉS d'ün IA À qui l'Angleterre éoit de voir flotter encore son drapeau dus l'Amérique du Nord ! Parce que nous n’avons ni fusils, ni poudre, ni Canons, non seulement: on est:prêtià:faire main “basse sur SA traités, mais encore à oublier net ervices
1775 ‘et 18121 Mont sa di Eh bien, qu batir 28e compt dés guërrés Féroces du Bocage et de la Vendée bg qi ple n'a besoin nt
ri fe un Re
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et chaque paysan un héros. La guerre sacrée: est terrible, Hastings; et malheur à ceux qui la provoquent! car lors même qu'ils réussissent à l’étouffer sous le nombre et la force, il reste toujours une tache sanglante à leur drapeau ! |
HASTINGS.--Tu as raison, tu as raison, mon cher George. Mais il faut espérer que les choses n’iront jamais jusque-là. Des voix éloquentes ont. plaidé votre cause devant le parlement anglais. J’y ai moimême entendu le célèbre O’Connell prononcer un chaleureux éloge de votre grand orateur Papineau. N'est-ce pas votre chef? | $r
GEORGE.-Oui; et jamais peuple n'en eut de plus noble et de plus grand ! Louis Joseph Papineau, c'est O’Connell et Washington fondus en un seul homme, mon ami; et s’il avait la scène européenne pour théâtre, il étonnerait le monde par son éloquence, sa sagesse et la sublimité de son caractère!
HASTINGS.--Mais il me semble que le grand, patriote irlandais ne l’a pas représenté comme un chef de révoltés, mais plutôt comme un homme d'Etat pacifique, comme un lutteur passionné, mais constitutionnel, revendiquant les droits de son pays, mais ns + terrain parlementaire et avec les armes de la
gali s tie gt à
GEORGE.--En effet, mon ami; et c'est peut:êtré ce qui sauvyera uné fois de plus la puissance britannique sur ce éontinent! Car il n'aurait qu'à faire un 2. du doigt, lui, vois-tu, pour transformer chaque
ilon en tranchée, chaque, broussailie en embus-
cade, chaque, chaumière -en, forteresse. Il n'aurait
qu’un mot-à dire, et: toute la population du: pays,
armée de haches, de fourches et de faux, viendrait
a renger * à ses côtés, décidée à combattre jusqu'à la sous le drapeau d6 l'indépendance ! |
- HASFINGS.+-Mais ira-t-il jusque-là ?
:GEORGE.--Je ne lé crois pass; et ce-qui sera béau-
. coup plus déplorablé, c'es qu'il sera débordé par: .
d’auirés qui n’ont pas son autorité, et qui nous -entraineront probablement dans les-aventures dont: il est impossible de prévoir issue: F
“HASTINGS::- Mais... est-ce qué -tu Re ‘à prendre part &cette folie, toi, mon: chér Gevrge ?
GEORGE. Role ‘où non, mor vieil ami, je me
dois à. mon pays et à mes compatriotes. ‘Je n'ai ja-
mais préché Ja révolte; mais si jamais le sort en est jeté, et qu *il faille défendre nos droits les armes à la main, j'ai cinquante patriotes sous mes ordres, mon cher) Hastings, et: je; me: ferai massacrer'à:leur tête plutôt que de consentirià! notre assérvissement.
HASTINGS George, tu n ‘és pes. sérieux L. Tu
oublies donc ta pauvre sœur?
::GEORGE:--Rose?... Ah! tune la connais pas. Bi elle me voyait reculer, elle viendrait se que, jHar à ma place, et moürrait en me maudissant.
HASTINGS,—- Vraiment ? elle est si. EPP k:
GEORGE.-C'est une étrange créature, mon ami, très étrange. Elle a tout le cdrdctère: d’une héroïne
de romän.'Elle semblé parfôis vivre dans un autre
monde que le nôtre, à la recherclie de quelque ‘éhi:
mère idéale. Capable de tous les: ‘voûments, on di-
rait qu ’elie, ne rêve. qu'à donner sa v'e,pour quelque
gran
ne, me quitte.pour aller vivre dans un couvenf; , HASTINGS.L-Tiens | c'est singulier ;’ellé ne
| raiésait qu ant pas avoir ‘l'esprit tourné: de
16 eh était etité,! El WA t'ai trié ) int can e‘était s TE
re: BAIN ff
‘lé QiH$ 1 il” C'est, wrais, ne a pol il LS
mon père, et. ut le notre pauvre pays} 16nt
e.cause juste et bonne, Je,crains, parfois qu’ oi
OS CS CD us eh = Mn 1 à
Lun
| tempérament. C’est uné Romaime qui s’est exaltée en | voyant les maux de sa patrie, et chez qui l’enthousi- Hill! asme patriotique est dévenu-tout-puissant. Ajoute à HN | cette espèce d’héroïsme païen, une forte dose de mys- | (4. ticisme, et tu auras Rose. Le matin, elle passera de
longues heures en prière‘au pied de l'autel, et, le | soir, elle ira rôder comme-un-sylphe,sous les grands | arbres, au clair de la lune, dans l'enivrement, de quelque mystérieuse vision. A midi, c’est une Séur de charité; à deux heures, élle tire du pistolet. tu la verras faire, et tu m’en diras des nouvelles.
HASTINGS.—Etrange personne en effet !
GEORGE .—Et. avec:cela, mon ami, bonne comme la compassion! Elle est.la. providence des pauvres, et des malheureux. Elle passe. des journées entières : au chevet des malades, risquant même sa vie pour LL soigner des pestiférés, comme elle l’a fait l'hiver der- aAitl nier, à Caughnawaga, dans une pauvre hutté de (| sauvages, où elle a passé huit jours à prendre soin dé deux petits moribonds tellement couverts de petite vérole, mon ami, que les gens mêmes de la tribu les avaient abandonnés sans secours à leur triste sort;
| HASTINGS, à part.—Pauvre ‘chère bonne petite H
P Rose! (Haul.) Certes! mon cher ami, en France cela | ||
j mériterait le prix Müntyon !' LI GEORGE.—Aussi nos habitants ont un culte pour (Mn
elle. II8 la vénèrent comme une ‘madone, l'admirent 1
comme un ange, et ne l’appellent pas autrement que QÉ
- la Sainte. 4 20 |
; - HASTINGS.— Et toujours::."Jolie sans doute ? [4 40
î GEORGE.—Charmante, mon cher ; je ne te disque 11
cela. D'ailleurs tu.la verras. … 1 |
: | HASTINGS.—Et quand?
tt
0 en me ed
SCÈNE II GEORGE, HASTINGS, ROSE. . ( ROSE, en dehors et chantant— ee. f AR: The last rose of summer.
De l'été dernière rose. , :GRORGE.— Parbleu, tout de duité; car la voilà l qui Chante dans lé jardin.
ROSE, ile méme. 1 l Si tard pourquoi fleurir ?
Près de toi nulle autre éclose Ne vient s'épanouir. . s (Pendant qu'elle chante ces trois derniers A George va ou: vrir la porte-fenêtre du fond, et l'on aperçoit lé jardin où Rôse chante en faisant un bouquet.) d GEORGE.—Chutl.…. Plaçons-nous de façon qu'elle » ne nous aperçoive pas... ( {/s se. placent de chaque r' ao 4e le POFIANe de façon à voir. ut étre vus.) à en L ROSE, toujours en dehors et chanter: jo | À qui vas-tu plaire ?
| Qui va te choisir?
Sans amour sur terre, (4 i | ñ v O fleur! mieux vaut mourir! , to | { HASTINGS, er MAI superbe. et une méthode par- [ee faite. bis D.
ROSE, de ndbée) shine jé | Pauvre fleur abandonnée, ri fa; | Un jour aussi viendra ide Où, suivant ta destinée, Mon cœur seul rester. u Douleur solitaire. :’: D l Ne peut se guérir... ( Sans amour sur terre, no!
O fleur! mieux vaut mourir!
GEORGE.—Hein ! qu’en dis-tu ?
HASTINGS.— Je n’en reviens pas! Elle chante comme une cantatricè de Covent-Garden, parole d'honneur !.… Où a-t-elle étudié ?
"GEORGE.--Seule, mon cher, seule !
HASTINGS.—C'est merveilleux !.… Si nous allions la surprendre...
GEORGE.—-Non ; faisons-la entrer plutôt. (Appelant.) Rose !
ROSE, en dehors.-Qu'est-ce ?
GKHORGE.—Entre ici un peu que je te fasse une surprise.
ROSE, entrant.—Allons, avant dinér ? Ça n’est pas dans tes habitudes. (Ælle passe devant h.:slings qui est resié près de la porte-fenéire, sans le voir.) Je ne te fais pas de reproche, tu sais, petit frère. (Elle va
l’embrasser au front.) Comme tu as l'air tout joyeux
}. aujourd’hui !
GEORGE.—Tu trouves? Eh bien, tu vas être bien joyeuse toi aussi, je parie. Devine qui nous arrive !
ROSE, joyeusement.—M. Papineau ?
à GEORGE.—Non ; tu rie penses qu'à M. Papineau, oi! ‘
ROSE.—C'est que, comme ii doit passer à Saint- Denis aujourd’hui pour sé rerdre à Suint-Charles, j'étais justement à cueillir quelques fleurs pour les faire jeter dans sa voiture. N’estice pas une bonne idée ? L’as-tu jamais vu, toi, M. Papineau ?
. GEORGE.-—Qui. tn ROSE;--T& es bien heureux !
GEORGE.--Mais tu ne devin:s toujours pas qui nous'arrive.. Un vioil ami d’étfan:e ; tiens, regarde
plutôt! (1! lui lourneda téledu côté d' FA vw | |
s'incline respeclueusement.) Ro di | : ROSE, avec surprise.—Ah | SeUE SEA HASTINGS.—Madémoiselle Rose! __ ROSE.—Jimmy!. pardon... mon ieur Habtings:
GEORGE.“Sir James Hastings, gros, comme le bras, baronnei, lord, comte, tout ce qué tu Ares et archi-millionnaire par dessus le marché.:
HASTINGS.—Allons donc, George!
ROSE.—Soyez le bienvent; Sir James. Vous nous jai V4 arrivez pour. quelque temps, j'espère. : nl
GEORGE.--Ah ! ceci c'est notre affaire; ce n’esi pas la sienne. Seulement, toi, petite, sœur, tu auras tr soin, de veiller.à-ese que.ce bon Jimmy ne: s'ennuie | pas trop. Et la cuisin”, tu sais. . Tu vas voir, mon ami, quel petit:bijou.ae ménagère j j'ai là...
ROSÉ.-George, tais-toi !
GEORGE.—Oui, oui, ne t’en défends pas: il fau-
dra bien Le tu t 'éxécutes. Mais en attendant, moi, je’ cours à’ autre eoëet! Tächez de vous amuser | s [il ensemble ; je ne, serai pas long. Au revoir! vd 1 : ROSE:+-Mais, George, songe donc que Sir James. la
î { : FRONGE na Fa de lui. Le son
bé ! Jd'hmiee pa
tai Des ISCÈNE Hd; jus ains0 Sand a : ROBE, PHABTINGS.
Î at PR HASTINGS. D’ abord, je vous en prie, demoi- | selle, point de Sir James entre nous; n’est-cé ‘pas? 5e Ne voulez-vous pas m'appeler. Jimmy Itout:<aotirt, te | comme dans le bon vieux temps ? He. HNAOHA ‘D
ROSE. he: foi, monsieur, : ce, sera. difeilesoà Le
en pa .
AJ {| moins que, de votre côté, vous ne veuillez bien, m'’ap- |
peler Pelile Rose, comme autrefois: :1 454 1 pen HASTINGS.--Oh! mademoiselle !.. H
, ROSE.—Oui, oui, certainement ; et dvec ce ‘léger
! accent anglais qui me :faisait-rire, encore ! Mais à
pro 08, k Vois avec gs que vous n'ayez pas ou-
16 lié le fränçais pendant vos cinq années d’ubsence.
8, Vous. le parlez , même avec un meilleur accent qué
nous. fa, ff eue
HASTINGS.:-Oh1 je ne suis pas resté longtemps
us en Angleterre, mademoiselle ; j'ai passé presque tout
mon temps à Paris, où j'ai fait mon droit, *
x3ù ROSE.—Ah!, studieux!. un homme riche! C'est 48 très bien, cela, savez-vous! 7 Patent
ie .:HASTINGS.—Mais, mademoiselle; il.me .semble
98 que la science devrait être plus généralement. ,culti-
vée ‘parle riche’ que par le pauvre, pour lexcellente raison qu’elle :est plus à, sa: portée. ;.1l en.est Ge f même des beaux-arts::: Mais, à propos de beaux-arts, U” je vois que, de votre côté, vous ne négligez pas..les
01, joliés choses, non plus, mademoiselle. En vous écouer tant chänter, ikn’y.a qu’un instant, j'ai pu admirer
vôtre talent ; et le style que vous. savez mettre .dans la moindre mélodie, est lune preuve de la solidité. de vosétudes, 19:71: | ets
ROSE. —Oh\ vous écoutiéz ; C'est hontéux ! sl
:HASTINGS:--Perdon, c'était charmant, Et:je me demande’s’il'y a bpaucoup de cantatrices européennes qui pourraient -dire une romance avec autant
d d8- chere que vous)’
s? ROSÉ: Vous vous moquéz!
, * HASTINGS.-Nôn; mademoiselle, sincèrement !...
; Du reste, soyez sûre que nous verrons;:un. jour, ou
ss re eme Enr |
LÉFI