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possible; 1l y a tout le talent nécessaire ici: il n'y manque que la culture. [54
ROSE.--Hélas ! oui; et malheureusement il en $éra peut-être bien longtemps ainsi.
: HASTINGS.--Vous pensez ?.… et pourquoi donc?
ROSE.—Pourquoi?…. Oh! tant que notre beau
ys subira le régime énervant qu'on lui impose, ni es arts ni les lettres n’y pourront briller sérieusément, soyez-en sûr. Ce sont là des flèurs qui ne s’épanouissent qu’au grand soleil dela liberté !
HASTINGS.— Vous vous intéressez à la politique, mademoiselle Rose, à ce que je vois. |
ROSE.—A la politique? Oh! non! Vous appelez cela de la politique, ce sentiment vrai, puissant, sincère, qui fait aimer son foyer, son s0l natal, sa race! qui vous fait désirer de voir tout cela libre et grand! Oh! détrompez-vous, monsieur! La politiqueet l'amour du pays sont deux choses bien différentes. Jérémie ne faisait pas de politique lorsqu'il pleurait sur les ruines de Jérusalem. Léonidas et ses trois cents Spartiates ne faisaient pas de la politique lorsqu'ils se faisaient écraser aux Thermo-
yles pour défendre le so] sacré de la patrie. Et
eanne d'Arc, faisait-eile de la politique lorsque, pauvre fille des champs, elle endossait la cuirasse du soldat pour marcher à la conquête d'Orléans ? Et Beaurepaire, faisait-il de la politique lorsqu'il se brûlait la cervelle plutôt que de er ro le: :capitulation de Verdun? Fait-il de la politique le pauvre conscrit qui va se faire tuer sur la frontière pour repousser l'invasion? Ah! tenez, tenez! de ros jours, ce mot de politique ternit, souille, ravale bien des belles choses, monsieur ; et c'est rt sacrilège que de l’accoler aux grands mots de patrie: et dé patriotisme! :::
mademoiselle Rose
: HASTINGS.—Vous simiez donc bien vôtre pays,
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y ROSE.--8i j'aime mon pays! :S -ÿaimel mon (All pays !.… Mais les Patagons aiment bien letirs steppes | désolés, et les Esquimaux léurs glaciers. mr 8 390 A | ra comment ne nourrais-je a aimer nos .mO superbes, no$ acs magni ques, so 1 ves le due ? beaux du monde, et nos grands bois triQUx out 1 Al “Si remplis de légendes héroïques 1 Ge:pays'si-grändiose A A au et si pittoresque, découvert et pouplé par une polense A ni de héros qui, la cognée d’une main et l'é JPA utre, \R EL S6- ont écrit en lettres imuortelles le gra an je la IL , France depuis les sn à dé la bäie d'Huds ga ue {4 que duns les papas d8 fé Lauens Val petit Hit dé peuplé qui, depuis SRB s de si ji vi roidit, Na ? sous le joug avec tout l’h From de sa Noble origine Jill et sur dut. plane aujourd'hu i comme l'ange de la: Lit lez dernière double, ut gratid e figure à de te nt, austère et belle comme celle d'un sage, éclatante UE tal, comme celle d’un héros. Sij'éime mon pays!.:/0h1.. | um (On entend un bruit de voiz méraçantér Premten/- (35 | u {l ses Fe SCENE IV.
que Ba | pni- ROSE, HASTINGS, GEORGE, DULAG, : Li | ; sd PATRIOTES, n! f | Et DULAC, en déhors.—Oui, oùi, c'est un Anglais, {. | | que, . c'est un espion ; il nous IBfauth AL | ti Et ROSE.—Mon Dieu! qu'est-ce que c’est donc | (hi | se GEORGE, à la cantohade.-—-Mes amis, allons... de 5 la- vous en prie. + je vous assure... 14 | sd DUFLAC en dehors él voulant péridtrer à Ponéret 1 | | ! rad —C'est inutile, monsieur Laurier, j'ai des ordres! | (| | ien GEORGE.—Des ordres de qui ? | || [Al et pu eee entrank avec une troupe de ‘Patriotes:- re FI qu sl teur 2 Nelson. AL LYS, GEORGE.-Et qu'a le doneur Nelson à voir duns LE il FA: ma maison ? Ai: Re EPS Lung
ni ue
DULAC.-—Monsieur Laurier, vous avez tort de vous rebeller : vous êtes déjà assez compromis comme ça. Le monde jase joliment, |
GEORGE.—Comment, compromis! Dulac, expliqueéz-vous.… Qui ose m'accuser... ?
ROSE.—Ah! mou Dieu, je commence à comprendre... Ç
DULAC.—Tenez, monsieur Laurier, voici la chose en deux mottes. Le docteur Nelson vient de recevoir une lettre de Sorel l’avertissant qu'un officier anglais
déguisé était parti pour Saint-Denis. Or comme.il
est informé que cet homme est chez vous, il m'envoie pour l'arrêter. Nous ne voulons pas lui faire de mal, mais seulement le metire hors d'état de nous. interboliser, quoi !
ROSE, à Hastings.--Mais.. en effet. vous êtes un Angiais. vous! Ah!
GEORGE.—Lui! un,officier! un espion! mais vous rêvez ! c’est un jeune lord de Londres.
DULAC.-—La qualité n'y fait rien. c’est un Anglais, ça suffit !
GEORGE.--Mais c’est mon ami d'enfance !
DULAC.—Connais pas ça ! | GEORGE.--Mon compagnon de collège!
DULACG.—Prenez garde qu’il soit votre compagnon de prison ! Et puis, tenez, il s'agit pas de savoir s’il a fait. ses études, c’est mon prisonnier, et je l’'emmène. GEORGE.-Messieurs, êtes-vous des Patriotes ou des sbires ? ÉTAONCI DULAC.—On est des soldats! C'est les Anglais qui l’ont voulu !.… et quand on est soldat, faut. obéir à la consigne. ( S’adressant aux Palrioles.) Allons, vous autres; emmenez-moi cet homme-là +: Én avant,
marche
CS Paie ln pat
GEORGE, leur barrant le passage—"ais non!
mais non! je ne le nermettrai pas; c'est impossible! Arrêter mon ami, mon hôte, chez moi, et comme espion !….
ë HASTINGS.—George ! George! arrête | laisse-moi aire.
ROSE, après avoir conduit Haslings sur le devant de la scène.—James Hastings, regardez-moi bien en face. Maintenant pardonnez-moi ce que je. vais vous dire; mais mon pays est en insurrection, et cela me justifie. Jurez-moi sur l'honneur que vous n'êtes pas venu ici. en espion! PA |
HASTINGS, après ‘avoir regardé Rose un inslant d'un air allendri, el tiré un médaillon de sa poche.— Merci d’avoir eu en moi cette confiance, ‘Rose 1... Ecoutez-moi bien. Sur cette pauvre fleurette fanée et desséchée, cueillie à votre insu dans vos cheveux de petite fille, le jour de mon départ, il y a cinq ans, et qui m'a suivi partout, là, sur mon cœur...
ROSE, à part.— Mon Dieu! FNTEN
HASTINGS-—Je vous jure que je suis un loyal let honnête homme, et que ces gens me font injure.
ROSE.—C'est bien; je le savais! \
GEORGE, aux Patrioles.—Mes amis, sergent Dulac, vous vous trompez. Sir James Hastings arrive d'Europe. Il ignore complétement ce qui,se passe ici. Il n’a auçune relation, arsaces raflaires, publiques. Il n’est point l’ennémi des Canadiens ; au contraire il sympathise avec nous, 41 «4 2:11
DULAC.—Et qui nous garantit tout cela ?
ROSE, s’avançant vers les Patrioles.—Moi !.…
LES PATRIOTES, se découvrant respeclueusemend.—La Saintol ei, in pu ootirngenuts
ROSE.—Vous pouvez vous retirer,mes amis ;.c'est. moi. qui réponds de, lui... 4, su jus boss
(Dulac et les Païriotes sortent suivis de George.)
— 2% — xASTNES ROBE, puis ié GRUReE HASTINGS, pliant le genou el baisant la main
de Rosé.-Rose il ‘êtes un -angel-Je vous aime depuis longtemps; voulez-vous être ma femme ? M 2° CE + nes et's0rt un méadhoir 14 les Joux.) a9 4 1:
FRORGE, entrant Mis Diei Bu 1 Hg pit quelle
në [FT “HE Hu ile OX ON ut,
0, PATENT —Ne parlons point: de-cele. Georgé, “Home de me. Re fat «Je: suis baron, d’'Has-
cent mille piastres de, pda ét te oil
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HASTINGS Me P'adôme!
GEORGE, à par!.—Pauvre amil…..
HABTINGS:=-Hhobiend :004 0 20/2 2H GEORGES ortons ensemble ; nous ctuserons. " lainipé el si : 05 } Î Fin » MI T , IL. 09102 /SHES Ro «re TABERT. HO:
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