MÉMOIRE D'ENTREPRENEURS ET ACQUIT
si l’on tient compte des remarques de Grirerrn (Rylands, p. 344) et de SrrecerserG (Ærbstreit, p. 55), soit OT@TO représenté par un sigle un peu aberrant et znf réduit au seul déterminatif. L'ensemble donnerait, selon SPreGELBERG, « fondu normalement.» En tout cas, il est fait mention d'une seconde somme en argent. Si la solution que je propose est correcte, cette seconde somme est légèrement inférieure à la première. Une fois faite la réduction en fractions décimales, les sommes s'exprimeraient, en qite, respectivement par les nombres 209,85 et 193,33. Le rapport du second au premier est 0,921.
On sait que dans la première période ptolémaïque e’est le chiffre 24 qui, régulièrement, représente le rapport des valeurs fiduciaires des deux métaux. (Cf. entre autres travaux, Revicrour, Rev. Ég., III, p. 79 sqq ; Lagides, III, p. 278 sqq ; Grundzüge, p. LXIIT sa ; Lylands, p.137 sqq). Mais, 24 : 26 — 0,923. On peut donc tenter d'expliquer l'ensemble à peu près ainsi : la première somme serait en argent monnayé servant de base aux transactions, et la deuxième s'entendrait d'argent, sinon pur, du moins d'un titre supérieur. Cette variante est tout à fait dans la note des contrats démotiques où, par précaution, on répète la même somme plutôt trois fois qu’une et en changeant la formule autant que possible. Quant aux 26 oboles pour le statère, on peut, soit les rapporter à la première somme et voir dans les deux oboles en sus du change normal un cas de yahxoe où äXhayf (l'agio est plus souvent de 21/,); soit, tenant compte de l'égalité des rapports sus-mentionnés, 0,921 et 0,923, et en raison de l'ordre adopté dans la rédaction, admettre que 26 oboles pour le poids d’un statère d'argent au titre supérieur font précisément 24 oboles pour le statère d'argent au titre inférieur. Je laisse à des numismates moins amateurs le soin de résoudre l'alternative.
Pour * Toûe (M) MeoqToo®, «briques quatrièmes, briques N° 4», on comparera, aux N° 12 à 20, le nombre ordinal exprimant des catégories d'agneaux.
Dans son Archéologie égyptienne (p.8), Maspkro a indiqué comme normaux deux modules : Om. 38 X Om. 18 X Om. 14 et Om. 22 X Om. 11 X Om. 14;il en signale de plus forts et de plus faibles. D'après Ermax (Agypten, p. 556), les petits modules appartiendraient aux bas temps. Aux Æahun papyri (pl. 23, 1. 38 sq) on lit Cal Ce ne «briques de 5 palmes», et, au dessous, «briques de 6 palmes». On indiquait le module par la plus grande dimension, soit ici environ O m. 38 et O0 m. 45, chiffres qui correspondent visiblement aux longueurs des matériaux utilisés dans la construction de plusieurs pyramides. de la XII° dynastie. Si nous supposons que l'expression «briques quatrièmes » soit l'équivalent de «briques de 4 (palmes) », nous aurons, comme grande dimension, 0 m. 30 environ, soit approximativement la longueur des briques des maisons de Kahoun. Mais ce ne peut-être là qu'une hypothèse, surtout vu la différence des temps. Si l’on en voulait tenir compte on n'aurait qu'à faire la moyenne des nombres indiqués dans le paragraphe suivant. 3. Si nous prenons comme épaisseur des murs la grande dimension, nous pouvons calculer la surface
du parement, sur Om. 14X Om. 11 d'une part et Om. 18 X Om. 14 de l'autre, soit O0 mq. 0154 ou 0 mq. 0252 pour une brique. En mettant le mur à 3 mètres de hauteur il reste à multiplier par 1000 pour avoir la longueur, soit 15 m. 40 et 25m. 20. Tenant compte des vides, porte et fenêtres, on arrondira à 17 mètres et 27 mètres environ, soit, sur plan carré, 4m. 25 ou 6 m. 75 de côté. On peut ainsi se faire une idée approximative des dimensions de la bâtisse. Malheureusement nous n’en connaissons pas la disposition. Sur la maison ptolémaïque au Fayoum, cf, Joucuer. B. C. I1., 1901, p. 380 sqq, et Luoxnarpr, Das Privathaus im ptol. uw. rom. ÂAgypten.