S'en sont allés jusqu'au 30 Pa[chons
ile. 10%Payni 15
13. Individus ayant quitté le nome du Fayoum jusqu'au 11 Payni nombre : 707.
Rd et Le ter HET Ar Orne celui où est encore arrivé le.... lorsqu'on a bâti sur le sable. 15. Individus sans abri qui n'ont pas trouvé de tente en toile . .[.. (nombre) ..... LEONE 16. Baraques, tentes d'Harmaïs l'administrateur, qui étaient . ... 30. Individus
17. du nome partis (et qui étaient) pourvus d’une habitation, d'une baraque, excepté 30, 18. sur 385 baraques; retranche les moi, soit 35.
19. C'est 5 tentes qui ont été envoyées à la ville, sur 20 tentes: 20. reste 15. La foule des individus sans abri(?) n'a de nouveau pas été pourvue de tentes 21. en toile.
Commentaire.
La situation générale n’est pas aisée à reconstituer. De quel « Sud» est-il question? Est-ce la partie
méridionale du Fayoum ou la haute vallée? Quoiqu'il en soit, si la date proposée est exacte, ce texte
paraît lié au développement de la colonisation dans la nouvelle province. Les individus dont on note les
déplacements sont peut-être en partie des travailleurs libres, en partie des prisonniers des guerres récentes
ou de droit commun. (Cf. Lagides, IV, p.121.) Les uns seraient licenciés, les autres transférés plus au
sud en
vue d'autres travaux. Le document n'est pas assez explicite pour autoriser mieux que. des
conjectures.
Les nombres cités donnent lieu aux opérations suivantes :
a) 400 — 385 — 15 f) 98 + 145 — 243 b) 322 + 30 — 352 q) 385 + 322 — 507 c) 352 — 269 — [83] h) 385 — 30 — 355 d) 15+ [83] — 98 POP De 10
Certaines relations des nombres entre eux sont indiquées expressément ; d'autres, seulement admissibles
et il faut avouer qu’elles ne s'agencent pas toujours avee une logique inattaquable. Si l'égalité g est bien SOTTAS, Papyrus démotiques de Lille. 12
posée, elle prouve que les individus envoyés dans le sud quittent effectivement le Fayoum. Même con-
clusion, si les 385 de g et k sont identiques. En outre il n’y aurait pas de distinction essentielle entre les
gens qui «s'en vont» et ceux que sont acheminés vers le sud. 8. Le sigle (7) répond à Aoév. Pour les autres, cf. N°6, L 8 et N°5 12 à 20, 8 12. 14. Sans la forme du déterminatif, on serait tenté d'interpréter MoT et de rappeler les ttôvmxétes du
pap. Paris 68 — WiLokEN, Chrestomathie, N° 385.
sens donné à ‘wy est pure conjecture. Il faut cependant que ce soit quelque chose de transportable. Nd se laisse rapprocher de waT, de façon satisfaisante, à condition de conférer à ce mot les principaux sens de îcrés. Cf. pour le premier mot, IKSA K— aussi déterminé par fl qui désigne, à l’époque gréco-romainè, une sorte de coffre; pour le second, ARS , «tisser, étoffe» (Brucson, Dict., p. 85 et 829; Suppl, p. 34).
pr, cf. Zylands, p.255, n. 1. Au pap. 44, B, L 5, il est question d’une cabane (pr) construite
à l'intérieur d'une cour (awo).
L'appellation «nome du Fayoum> est des plus intéressantes en elle-même: de plus elle permet
de compléter la datation. On sait en effet (Lagides, I, p. 242 sq) que le nom de « nome Arsinoïte » n'a pas été adopté dès l’apothéose d'Arsinoé. Encore en l'an 21 de Ptolémée RC des Revenus porte Aluvr, traduction du nom indigène KI A Comme nous avons affaire ici à une pièce officielle, émanant d’un bureau centralisateur, que, d'autre part, notre N° 4, de l'an 38 et ceux des premières années d'Évergète usent déjà de l’expression <nome Arsinoïte », on admettra volontiers que la date est bien l'an 22 de Philadelphe. La dénomination «nome du Fayoum» n'est certes pas fréquente dans les documents indigènes des temps gréco-romains. Elle reparaîtra plus tard et se maintiendra jusqu'à nos jours. A un moment donné, ion désignera, tantôt le lac, tantôt la province, tantôt la capitale. (Cf. J. Masrero et G. Wier, Matériaux pour servir à la Géographie de l'Égypte, 1'e série, p. 40 sq et 142 sq). A l'époque pharaonique, ym était déjà un mot-protée, ou plutôt de sens général (vaste étendue d’eau), employé par des gens qui ne distinguaient pas la mer du lac ou du fleuve. C£. Pap. Caire, p. 216 sq. On remarquera que le nom de femme Tagtôyte très répandu au Fayoum, et se rapportant au lac vraisemblablement, n'en est pas moins traduit Iorautæve. Sur l'aspect maritime du lac et de ses rives, cf. Srragon, XVII, 35. Ën dépit de l'affirmation de Wiepemann (Histoire, p. 258), je n'ai pas trouvé, sur le plan fourni par le Pap. hiératique N° 1 de Boulaq, de preuve que y», à l'époque considérée, désignât spécialement le lac Mœris. Le mot se lit au N° 2 (pl. 2), ‘mais avec valeur de nom commun. Les papyrus de la XIIe
. > ES 6 2 7 dynastie appellent le Fayoum CA ou CA (Kahun pap., p. 53).
Comptabilité d’un Bourg-de-Souchos. — 261 ou 223 av. J.-C.
Ghôran 63. — Inv. 244. — 0 m. 29 X O m. 125. — Opisthographe. — PI. XVIII.
Parmi les nombreuses pièces comptables que renferme la collection de Lille, le N° 33 à été choisi
comme ayant trait à la gestion de «biens communaux» et pour faire pendant au N° 32 qui paraît se
rapporter à l'administration de la province toute entière. Le verso est aussi couvert de comptes du même
genre. Voici un aperçu du contenu. On y reviendra quand il y aura lieu de publier le reste des documents
similaires.
Les lignes sont comptées à partir de la date, au premier quart de la hauteur.
COMPTABILITÉ D'UN BOURG-DE- Ferre 85
13, . «Le domaine sacré de Souchos de Crocodilopolis ($dd), le grand dieu, ., 5». Cf. Rylands,
«24 qui est l'an 25».
«l'an 25, le 18 Phamenoth, le grb[».
Il n’y a pas de traces de Asp à la ligne 1. C’est donc que le scribe avait d'abord écrit à la ligne 2 : «an 25» et que, s'apercevant de son oubli, il a ajouté au dessus, pour éviter toute ambiguïté : <24—25». — En ce qui concerne grb, comme, au verso, il est question d'Amon, on peut songer à Amon de Grb, honoré aussi au Fayoum. Cf. Pap. Caire, p. 276, n. 3.
« Le père divin, scribe, /mouthès (?) fils de Semtheus, de la demeure [....»
«Le petit bétail du Bourg-de-Souchos, 2700+ x+1/,. La fraction montre que dans l'ensemble, les nombres représentent des espèces monnayées, ou ce qui en tient lieu: Déjà dans les papyrus de Kahoun on trouve des nombres fractionnaires dans les comptes de bétail. «Theoretical amounts», dit Grrrrirx (p. 46). — Au revers, on lit : «Le petit bétail du bourg, 2332».
« Pigeonnier, 1/,. En plus de cela, 67 1J,.» Sur Spoonurne, cf. Srrecerserc, Dem. Texte auf Kriügen, N° 280. Sur Maoowa, autre mot pour <pigeonnier », cf. SPIEGELBERG, ASE, p- 33, n. 5.
« Chapelle, 30 1/,.» Sur rioe, cf. 4., p. 88, n. 2.
. Hyt, «vestibule> (oaerT), ou «fosse» (orerr), 22 ?/,. Même mot dans les comptes de ie d'une association religieuse. (Caire 30618, recto, col. 9, 1. 9).
. Mh 13 ?[,. — Mh doit être une piseine ou une citerne. . Z'y 55.... Bien que l’y ressemble à un s, on doit avoir xo : xor. Il doit être question de réparations.
«283. En plus de cela, 2400 (+ x?)».
« Le reste des pains lébès». Si l'on admettait l'orthographe { pour n, on aurait là un rappel du pain tiré des fruits de l'arbre J Dit C£ Ame Bey Kamar, Annales du Service, XII, p. 240 sqq. Mais il faut tenir compte du grec -vou) et du copte de transition movbe, qui ne montrent pas d’/.
«Les champs des vieillards » (SNA or). CE. mpesBirepor rûy yewpy®v (Lagides, IV, p. 260).
à PE De 2 , 1. En plus de cela, 87».
p. 230, n. 2. Déjà tel quel : sd aux Kahun pap. (pl. 18,1. 5). Attesté dès les Pyramides (1564) : NAS oc Cf. En. Mzsver, Histoire de l'Antiquité, I, 2, $ 293 n.