RECU D'UN NAUCLÈRE
Ec-LAHOÜN, ὃ. 221 av. J.-C.
CE texte est le premier d’une série de quatre reçus donnés par les nauclères dont les bateaux transportent les grains. Trois d'entre eux datent d'une 26° année qui, d’après l'écriture, est celle d'Évergète; le quatrième est du πιὸ siècle, Un document analogue a été publié dans 2. Hibeh 1, 98, cf. cbid., 156; aux références données par les éditeurs, on peut ajouter : P. Lond. [1], 256 (15 ap. J.-C.) P. Cairo 10,520 (315 ap. J.-C.), P. Goods. 44 (343 ap. J.-C.); P. Cairo 10,520 étant inédit, nous le donnons ci-dessous, d'après une copie déjà ancienne de P. Jouguet et une photographie.
Trois des reçus confirment par leur provenance l'identification de Ptolémaïs Hormou avec la moderne El-Lahoûn; cf. P. Tebt. I, app. Il, p. 400.
La question des transports de blé en général ἃ été traitée par M. Rostowzew, dans : Arcluv., III, p. 201 sqq., Xornhebung u. — transport u. 5. «τ᾿ Ces textes semblent montrer que, contrairement à son opinion, le ναύχληρος n’est pas un entrepreneur de transports par eau; 22, Îl. 5-9 et 28, Il. 5-8, prouvent que le ναύxAnsos et le μισθωτής sont en principe des personnes différentes.
D'autre part, 24 1. 4 confirme la lecture et la restitution ἐφ᾽ [οὗ] Fasc. II 14
χίυ(δερνήτης)) dans P. Hibeh. 1, 98, 1. 13 et établit que le χυδερνήτης et le nauclère doivent être également distingués. Les noms d'Héracleitos, 21, 1. 7, de Xénodocos et d'Alexandros, dans P. Jlibeh, 1, 98, 1. 13, sont sans doute ceux de μισθωταί. Le nauclère n'est pas toujours un armateur; il n’est souvent que l'agent de l'armateur; le χυβερνήτης est le capitaine et pilote à la fois du bateau.
Ces textes donnent aussi l'explication de l'expression μέτρωι πῶι πρὸς τὸ yahxsüv. Elle n'est pas synonyme dé γαλχῶι (P. Ifibeh,
Ι, 74, |. et n. 2, avec réserve d’ailleurs); c'est l'abrégé de la
locution μέτρωι τῶι πρὸς τὸ γαλχοῦν συυδεδλημένωι, « à la mesure vérifiée sur l'étalon de bronze », qui est ici complète, 21, IL 23- 25, 29, 11. 23-25. Les mots τῶι πρὸς τὸ γαλχοῦν sont joints dans le premier de ces passages à μέτρωι δογικῶι, ce qui donne à δογικός
le sens de « conforme à la mesure oflicielle »; cf. 20. Tebt.
Ι, 5, n. 85 et P. Paris, 66, 1. 26.
Deux fragments bien conservés, sauf le début. Le reçu, comme les suivants, est précédé d’un résumé, plus court que celui de
P. Ilibeh, 1. 98.
(Fragm. ἢ).
ἔτους xG, Μεχεὶρ χε. Ouoùcyet Isa χλείδης ναύχληcos τῆς Ἡραχλείτου
? 3 re 4 προσαγογείτος (ἀρταῤῶν). l'o ἐμδεῤλῇσθαι ἐπεὶ τοῦ
. sun