‹ Papyrus GrecsChapitre 110 sur 166 · INONDATION D'UN CHAMP · texte numérisé non relu

INONDATION D'UN CHAMP

qui signale un ἀρ γισωματοφύλαξ en 227 a. C., quelques années seulement avant notre texte (P. Caüro 10.250, P. Grenf. 11, 14, (b), cf. P. Petr. TI, 53, (1) et (m). L'inscription de Delos peut done fort bien dater d'Évergète 1°", Quoi qu'il en soit, un Chrysermos est nommé dans une inscription de 188 ἃ. C. : Πτολεμαῖος Πτολεμαίου τοῦ Χρυσέρμου ᾿Αλεξανδρεύς (Foucarr-WEscHEr, /nscr. recueillies à Delphes, 18, 1. 31); il a dû vivre sous Évergète [τ et son fils était certainement en faveur (PLUTARQUE, Cléom., 36).

Noter que c’est un titre d’être « cultivateur du bénéfice de Chrysermos » comme d’être βασιλικὸς γεωργός ; cf. n. 10-11.

2-3. Ἐχ χώμης || Kauivoy. Bourg connu du district de Polémôn (P. Tebt. 11, pe 282, etP Lille, 9,15):

Ὑπὸ Πετοδάστιος χτλ. Ces paysans, voisins d'Idoméneus, doivent être aussi ἀπὸ τῆς δωρεᾶς: autrement, comment Idoméneus pourrait-il admettre la possibilité de Ἰ᾽ἀντίδοσις, expliquée n. 9-11?

3. Ἔμοῦ γὰρ μισθωσαμένου. Les conditions du bail semblent pouvoir être les mêmes que dans le domaine royal : petites parcelles, (ἀρούρας) 8; versement des ἐχφόρια au bénéficiaire; mais s’il faut lire plus loin [εἰϊς [(ἔτη).], il y aurait là une différence importante : dans le Domaine, il n'est jamais question d’une durée du bail et sur ce point la δωρεὰ se rapprocherait des propriétés privées; rien enfin dans ce texte ne nous renseigne sur les dons ou prêts de semences.

[Ei]s [(rn.] Cette restitution est douteuse; mais cf. ci-dessus la question qu'elle soulève. — [Δροούρας) 6. Le sigle de l’aroure est certain. — Κατασπείραντος μου. Cf. 8, n. 5, qui est confirmée par la date de ce texte, 29 Athyr.

4. ᾿Αράχω!. Dans le Domaine, et vraisemblablement aussi dans les δωρεαὶ, les terres étaient classées en quatre catégories au 1° siècle : les terres à σῖτος (céréales et lentilles), — à fenougrec, nielle, fèves et ail, — à gesse et foin (de la γῆ 71702650: ou des pâturages), — les pâturages; les pâturages produisant ou non du foin étaient en dehors de la rotation; les autres voyaient au contraire alterner leurs cultures (P. Tebt. 1, pp. 563-4); la terre d’'Idoméneus appartenait donc à la γῆ 57026905. — Κατ[εχλυταμ. (5 τι ἤΞ5:

7-8. Εἰς Κροχο δίλων πόλιν. Résidence ordinaire du stratège et, selon toute vraisemblance, siège des tribunaux dont parlent les apostilles. Cf. 14, n. 2-3.

9-11. ᾽Εναγχασθηναι αὐτοὺς...... ἀνθ᾽ ἧς χα[τ]αχε[κλύχασιν. Le sens de ce passage est donné par la seconde phrase : il y aura échange de la parcelle inondée contre une autre ; τὸν ἐμὸν σπόρον ἀναλαδεῖν signifie donc : reprendre pour soi la terre ensemencée, dans l’état où ils l'ont mise, avec ses charges. Ce que réclame Idoméneus, c’est donc une véritable ἀντίδοσις, portant sur une terre de contenance égale. Rosrowzew, loc. laud., p. 78, la tient pour possible. Mais il ne suflit pas pour le prouver qu'Idoméneus la sollicite; ces paysans et leurs scribes étaient souvent fort ignorants du droit; ainsi seuls les plaignants de 23 connaissent exactement les pouvoirs de l'épistate. D'autre part, si l'attribution

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des parcelles était modifiée à Ja suite de cette plainte, ce serait par décision de justice (Il. 8 et suiv. et 13); et l'on n’en saurait rien conclure sur l’administration des δωρεαί; entre les trois explications de P. Lille 19, proposées par Rosrowzew, pp. 43-4, il n'y a pas de raison de choisir dans l’état actuel de notre documentation. Il reste seulement, selon la remarque de Rosrowzew, p. 78, que Chrysermos n’a aucun droit judiciaire sur ses cultivateurs et que ceux-ci ressortissent aux tribunaux ordinaires : les δωρεαὶ n’ont rien d'une seigneurie féodale; cf. n. 1.

᾿Από τῆς αὐτοὶ γεωργοῦσιν γῆς. Emploi de +iscomme relatif, rare à l'époque ptolémaïque, cf. Mavser, Grammatik, p. 310, rem. 8.

10. Τὰ ἐχφόρια, οἵ, 11, τά τε ἐχφόρια. La forme ἐχφόρια est plus fréquente; cf. des cas analogues, ibid., p. 228. Il serait très remarquable qu'Idoméneus ne parle pas ici des intérêts du Trésor, si une partie des ἐχφόρια devait être distraite des revenus de Chrysermos et versée aux magasins royaux.

13: Πρ(ὸς) ἐχ χτὰ. Ce « blanc » existe sur l'original; 1. πρ(ὺς) n(uas), cf. 7, n. 10-11. --- Ἔχ τῆς « τοῦ Χοίαγ. La lecture est certaine. Pour la formule, cf. 7,

I. et n. 10-11, et comparer pour la date du 10 Choïiac, 8, 1. et n. 5, 29, L. et n. 12, etintrod. gén., p. 25. Dans 7, [τοῦ Χοίαχ] est restitué par analogie avec ce passage; 29, I. 12, est un cas exceptionnel, ef. n. ad loc.

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