VOL D’UN MANTEAU
une Juive; il est possible que Doôrothéos soit un nom israélite grécisé, cf. 8, n. 1. Mais la synagogue prouve l'existence d'un assez grand nombre de Juifs dans l’Arsinoïte à la fin du ri siècle. Il en est d’autres indices ; cf. 8, n. 1. Les Juifs avaient de tout temps été nombreux en Égypte, Ptolémée Sôter en avait transplanté après Gaza (312), et ils formaient à Alexandrie une communauté importante, administrée par un ethnarque : ef, JouGuer, Vie municipale, pp: 38-9.
6. Λήζελμις, (ἑκατοντάρουρος). Nom thrace, cf. Dumonr-Homozze, B.C.H., XXII, 1898, p. 549; et pour d’autres Thraces, 82, I. 7, 39, verso, 1. 2, et 25, I. et n. 1-2. Sur les hécatontaroures, cf. 84, n. 1. — Il y a eu évidemment une scène qui s’est passée à la synagogue et où intervient Lèzelmis; le plus vraisemblable, c’est qu'il y avait contestation sur la propriété du manteau; parait Lèzelmis, colon militaire, homme considéré, redouté peut-être ; et son rôle doit être celui d’un arbitre : il conseille probablement d'attendre que l'affaire soit jugée : ἕως χρίσεως, et provisoirement fait du sacristain le séquestre de l'objet litigieux.
To ἱμάτιον. WiILckEN a lu ..]J00v; en réalité la barre horizontale du = parait avoir été séparée en deux parties dans sa longueur par l'écartement des fibres; la haste du = est très visible.
To! γαχόρω!. Forme dorienne (Mayser, Grammatik, p. 7); la plaignante était peut-être une Dorienne (REINAGH); peut-être aussi élait-ce l'écrivain public, cf. introd. gén., p. 14-15. Ce sacristain est le Lazzän hébreu, généralement appelé ὑπηρέτης (REINACH, p. 458).
9. Γ᾿Απολλωνίω: τῶι ἐπι στάτει. Apollônios était épistate de l’Ile-d'Alexandre en l'an 1* de Philopator, cf. 20, 1. 9 ; et ce nom correspond au nombre de lettres manquant, cf. 1. 11. ᾿Επι]στάτει pour ἐπι]στάτη! est extrêmement rare au 11° siècle dans les noms communs; c’est le seul cas dans tous nos textes et le seul relevé par Mayser, Grammatik, p. 129; pour les noms propres, cf. 29, n. 7.
11. [Τὸ ἱμ]άτιον ἢ τὴν τιμὴν. Pour la formule, cf. 17, 1. 7, et 42, IL. 9-10; il est notable que la valeur n’en soit pas indiquée ici; cf. n. 4.
Περὶ δὲ τῆς ῥαιδιουργίας. Le mot est employé P. Tor., I, 6, 1. 3. Ici, il est évidemment pris dans un sens péjoratif ; il comporte l’idée de ruse et de tromperie ; SuIDAs : ῥᾳδιουργός 5 πλαστογράφος, καὶ ὁ χαχοῦργος ἁπλῶς.
12. [Διοφάνην τὸν στρατηγὸν διαγνῶναι], Pour cette restitution, voir les formules analogues dans 6, 24, 35; cf. 1, 1. et n. 18, etintrod. gén., p. 27-8.
188 PAPYRUS DE: MAGDOLA