ENS
χτλ., et qu'èubakkes est toujours employé lorsqu'il s'agit des plaintes pour les chrèmatistes, tandis {π᾿ ἀποδιδόναι n'est usité que pour les ἐντεύξεις remises au stratège. Et cependant faut1l admettre qu'une administration qui renvoyait tant de causes, de nature et d'importance si diverses, et quelle que fût la nationalité des parties, devant l'épistate, devant le juge de paix, ait renoncé à la tentative de conceilation pour les affaires justiciables des chrèmatistes ? C’est une conclusion qu'il paraît impossible d'adopter; etil doit y avoir là quelque artifice de procédure qui nous échappe, grâce auquel le plaignant était dirigé par le stratège ou l’épistate vers le tribunal des chrèmatistes, sans qu'il y eût à proprement parler, transmission de l'affaire du stratège aux juges. Si maintenant nous considérons les jurys de Crocodilopolis et d'Hèracléopolis, il'est frappant que, parmi les parties qu'ils jugent, lune au moins appartient à la population militaire; sauf plus ample informé, 1] n'est pas possible de ne pas les considérer comme une juridiction d'exception, réservée à une classe privilégiée des colons des nomes. Mais il se trouve précisément que les plaignants ou les défendeurs (parfois les deux ensemble) de 1, 8, 13, 25, 29, 34 et peut-être même de 39, 51 Zipoitès est un clérouque thrace, sont des colons militaires; que, dans 8, il s'agit de la location d’un χλῆρος: que, dans 14, Sôpolis dit en parlant de 501même : χρείας καὶ σοὶ χαὶ τῶι σῶι πατρὶ ἀμέμπτως παρεσχημένος, Οὗ peut done avoir été soldat; que dans 16, nous ignorons la profession des
parties et, dans 27, celle de Dèmètrios, et ne pouvons aflirmer que