P. Hib. I, app. τ, p. 341, n
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Magdôla permettent d'obtenir un certain nombre de renseignements sur les deux calendriers et leur relation à des époques déterminées ; la méthode employée consiste, partant des mois égyptiens (et de l'intercalation régulière des ὃ jours épagomènes), à déterminer leur ordre de succession dans une année donnée et à restituer ainsi la composition de cette année, puis à considérer les mois macédoniens et leur rapport aux mois égyptiens pendant la même période; on obtient ainsi les résultats suivants.
a) Sur l'an 25 d'Évergète le" et, par hypothèse, sur le premier jour «des années d'Évergète ὃ
Les textes intéressants sont : 1, 8 οἱ 17. D’après 17, L. 4, et verso, on voit qu'en l'an 25 É[peiph] ou les é[pagoménes! précédaient le
13 Choiac; et l'on obtient un premier groupe d’au moins 3 mois et 13 jours (Thôth, Phaôphi, Athyr, Choïac 13) et peut-être de 4 mois et 18 jours (Mesorè, ὃ épagoménes, Thôth, Phaôphi, Athyr, Choiae 13), qui constitue un noyau d'année. 8 et surtout 4, 1. 13, cf. 1. 7, sont plus importants, puisqu'on y Πξ : τοῦ δὲ χὸ (ἔτους), οὗ οἱ χαρποὶ εἰς τὸ χε ἔτος) ; les semailles de l'an 24 donnaient une moisson en l’an 25, et de même (3) celles de l’an 25 en lan 20; or les semailles avaient lieu en Phaôphi, Athyr et Choïac, jusqu'au 10 (8, n. 5), la moisson en Mécheir et Phaménôth (#brd. et 12, n. 3); le groupe de mois Mécheir, Phaménôth, Pharmouth1, Pachôn, Pauni, Épeiph, Mésorè vient done se placer devant le groupe épagoménes — 13 Choiac, pour constituer un an 25 de 10 mois et 18 jours ou, au total, de 318 jours; et le début de cet an 25 n’a pu se trouver qu'entre le 13 Choïac de l'an 24 et Mécheir suivant, soit dans un intervalle de 17 jours (Choiïac) et 1 mois (Tybi). Tel est le témoignage de nos textes.
Mais on peut aller plus loin. Il est intéressant de constater qu’en l'an 2 du règne d'Évergète le 29 Phaôphi précédait le 26 Athyr ‘;
qu'en lan 4 le 25 Mécheir précédait le 12 Pharmouthi*: qu’en
1. P. Petr. II, 43, (2) verso, col. 2, 11. °2-5;, et 3, 11! 16-9: 2, Pb) 34 11: 768 12.
l'an 9 le 29 Phaôphi précédait le 18 Choiac !; toutes ces données fragmentaires sur l’ordre des mois dans ces années diverses concordent done avec ce que nous savons de l'an 25. Or, l'hypothèse minima que l’on puisse faire en la matière, c’est que le premier jour de l'an égyptien d'Évergète, de quelque façon qu'il fût déterminé, était périodique ; et il semble infiniment probable que le premier Jour des années d'Évergète était placé entre le 13 {ou même 18) Choiac et le début de Mécheir, dans la seconde quinzaine de Choiïac ou en Tybi.
D'autre part, et pour en venir à la relation des deux calendriers en l'an 25 d'Évergète, lardate de 1, 2; 95, 4. 5. 8, 11, 17, n’est pas la seule de l’an 25 qui nous soit connue; et nous devons à 2. Petr. IE, 2,2}; cf. IT, 28, (b), verso, L. 1; et Il, 2 (3), cf. III, 28, (c), verso, I. À, la correspondance : L χε, ᾿Λπελλαίου τα, Φαρμοῦθι ς. D'après les renseignements dus à 17, 8 et 1, le 6 Pharmouthi ἃ précédé en lan 25 le 13 Choiac, et par suite, des deux dates macédoniennes correspondantes, c'est le 11 Apellaios qui a précédé le 26 Lôios. Seulement, du 6 Pharmouthi au 13 Choïac 11 ÿ ἃ 252 jours, du 11 Apellaios au 26 Lôios 251; 1l faut donc conclure ou à une erreur de datation ou à une intercalation d’un jour entre Apelluos et Lôios de l'an 25 d'Évergète εἰ
b) Sur le passage des années d'Évergète aux années de Philopator et sur l'an 26 d'Évergète 5
Les pétitions de Magdôla nous donnent, non seulement la double date de l'an 25, dont 1] vient d’être traité, mais encore deux correspondances de lan 1% du règne suivant, qui en réalité équivalent à
une seule; la proximité de la date : La, Γορπιαίου χη, Toér 16 (28, 33,
1PAHib. 1,81; 11.10, 18: εὐ 22:
2. Preuve par le témoignage direct des textes d'une conclusion obtenue déjà par le raisonnement (Archiv IN, p. 288). L'hypothèse la plus probable est celle d'une erreur de date commise par les scribes ou les éditeurs; dans 2. Petr. Il, 2, (2) verso, nous lisons : L χε, ᾿Απελλαίου τ, Φαρμοῦθι, τ; ibid., (3) : Lx, ᾿Απελλαίου τὰ (and possibly Φαρμοῦθι 7); mais dans P. Petr. HI, 28, (b) : Probably ᾿Απελλαίου τα, compare (c); et cbid., (c) : Φαρμοῦθι "τ is certain. I] peut donc subsister un doute sur
l'exactitude de la correspondance, telle qu'elle nous est donnée.
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42) et de : τ χε, Λωίου 27, Xoixx ty, est très intéressante pour létude de l'an 26 d'Évergète".
Sur la succession de ces deux dates, on peut en effet imaginer deux hypothèses : ou bien le 12 Tybi de l'an 1° ἃ suivi immédiatement le 13 Choiac de lan 25, n’en étant séparé que par 29 Jours, — ou bien il est postérieur au 13 Choïac suivant, dénombré an 26 ou an 1, selon que le roi régnant était Évergète Fou Philopator. Si, nous fondant sur les mois égyptiens, nous construisons un calendrier de concordances macédoniennes, nous obtenons dans la première hypothèse la correspondance :
an 1*, 12 Tybi — 25 Gorpiaios et non 28 Gorpiaios; et pour rendre compte de la correspondance de l'an 1%, 1] nous faut admettre la suppression de 3 jours dans le calendrier macédonien. Si, au contraire, nous adoptons la seconde hypothèse, nous avons :
an 26 ou 1° (ἡ; 12 Tybi — 7 Hyperbérétaios
et pour ramener le calendrier macédonien au 28 Gorpiaios, il faut supposer l’intercalation de 8 jours.
Avons-nous des raisons de choisir entre les deux hypothèses et entre la suppression et lintercalation ? Oui, si nous considérons 25. Cette plainte émane d'un certain Théônidès; il à fait un prêt d'orge « que l’emprunteur s'étut engagé à lui rendre sur la récolte de l’an 26 », par conséquent au début de Pan 26 (οἵ. plus haut : a), soit en Mécheir ou Phaménôth, mais peut-être seulement en Pauni (cf. 12, n. 3); le prêt ἃ donc été consenti en l’an 25, qui ἃ duré au moins jusqu'au 13 Choiïac précédant la récolte de lan 26. Au 13 Tybi de l'an 1% de Philopator, Théônidès n'a pas encore été remboursé et se plaint. Or, si ce 13 Tybi avait suivi immédiatement le 13 Choiac de lan 25, la récolte de lan 26 n'aurait pas encore eu lieu et Théônidès n'aurait pas été en droit de réclamer le rembour-
sement de son prêt. Il en suit qu'entre le 13 Choiac de l’an 95 et le
AGE plus haut, Ρ. 33.
ΠΡ de lan 1f, il y ἃ eu une période de moisson, (Mécheir- Phaménôth}, une période de semailles (Phaôphi-Athyr-Choïac), et par conséquent un 13 Choïac, dénombré an 26 ou an 1‘, Mais pourquoi ne pas dire : dénombré an 1%? du 13 Choiac, an 25, au 12 Tybi, an 1°, l'intervalle est de 13 mois et 5 jours {les épagoménes), soit395 jours; supposons que l’année nouvelle ait commencé
normalement avec la moisson, disons : le 1% Mécheir, — supposition
permise A7 jours, 17 en Choiïac et 30 en Tybi, peuvent avoir appartenu à l'an 95; et 1l ne reste que 348 Jours, qu'on pourrait attribuer à Pan 1%, qui ainsi dépasserait même le 13 Tybi; il n'est done pas absolument et mathématiquement nécessaire de conclure à l’existence d'un an 26 d'Évergète. Mais nous avons le témoignage de 28" : l’an 26, dont nous ignorons pour l'instant la durée, à bel et bien existé ; et nous devons réserver ses droits. Quoi qu'il en soit d'ailleurs, 1] reste que le 13 Tybi de l'an 1% n'a pas suivi immédiatement le 13 Choiac de l'an 25, qu'il y ἃ eu entre eux un second 13 Choiac, et que, pour expliquer la correspondance : an 1, 28 Gorpiaios — 12 Tybi, on doit supposer une intercalation de 8 jours entre le 13 Choiac, an 25, et le 12 Tybi1, an 1®.
Il faut maintenant tenter de déterminer la durée de cette année 26 d'Évergète. Quant à son début, nous avons fixé plus haut, non sans faire quelque part à l'hypothèse, à la période 18 Choïac— 1% Mécheir le commencement des années d'Évergète ; mais, eh Ce qui concerne l'an 26, 1] n'y ἃ là rien de conjectural en présence du témoignage de 9, précisé par les passages correspondants de 4. Reste à savoir quand cet an 26 s'est terminé, ou, ce qui revient au même, quand ἃ commencé l'an 1% de Philopator. Sur ce point, nous ne possédons pas de témoignage direct des textes, et il faut aborder la question par un détour, en recherchantsi l'an 26 ἃ pu avoir sa durée maxima, disons du 1% Mécheir qui suit le 13 Choiac, an 25, au 1% Mécheir
suivant. Dans ce cas, le 12 Tybi, an 1°, dont il ἃ été question plus