In., ibid
le
taient dans les trois districts du nome et, s'il en reste 17 dont on ignore le domicile, il est certain où probable que 5 résidaient dans le district d'Hèracleidès, 6 dans celui de Polémôn, 9 dans celui de Thémistès, 1 enfin dans celui de Polémôn ou d'Hèracleidès: elles concernent d'ailleurs parfois des habitants de villages différents ; et l'on est fondé à voir en elles une image moyenne de l'existence de chaque jour dans la population rurale de l’Arsinoïte. Cette population se compose dans nos textes de 40 indigènes environ contre près de 120 immigrés, soit une proportion de 1/3 environ, qui ne doit pas être tenue pour très exacte, car nous n'opérons 10] que sur des nombres peu élevés, mais qui n’a rien d’invraisemblable, puisque l’Arsinoïte a été par excellence le terrain de la colonisation hellénique sous les Lagides. Dans la population immigrée figurent deux groupes particulièrement intéressants, celui des Sémites, qui comprend mème le hazzan d'une proseuque juive vraisemblablement située dans l’Ile-d’Alexandre (85), et celui des colons militaires ; ceux-ci sont au nombre de 18 ou 19 environ. Rien dans nos textes n'indique que les deux populations aient vécu en mauvaise intelligence ; 1] y ἃ sans doute des litiges entre Égyptiens et Grecs, 1l y en a encore davantage entre Hellènes; et beaucoup de ces affaires naissent à l'occasion de relations commerciales, amicales même peut-être, et d'entreprises communes. Parmi les fonctionnaires, les deux nationalités sont représentées, mais l'unique agoranome connu (31), comme il est naturel, et tous les épistates sont de race hellénique,
Ces habitants des bourgs sont presque tous des cultivateurs ; les débitants de Kerkésoûcha sont seuls à représenter le petit commerce (26), tandis que le monographe Zôpyros (12), exerce une profession presque libérale ; la plupart des autres sont des propriétaires qui exploitent eux-mêmes leurs terres ou des fermiers qui les prennent à bail; des uns aux autres, la distance n’est pas grande et tel qui fait valoir sa terre peut être en même temps le fermier d'un
autre propriétaire; un peu plus bas dans l'échelle sociale se placent
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les bergers, gens peu faciles, qui paraissent avoir aimé à être maitres sur les pâturages où ils conduisaient les troupeaux. Mais les terres cultivées sont évidemment plus importantes que les pâtures ; et pour tous, la grande affaire, c'est la récolte annuelle, avec ses préparatifs. Les besognes agricoles occupent le paysan surtout d’Athyr à Pachôn, et encore un peu plus tard, jusqu’en Pauni. À cette date, la grande digue de Ptolémaïs Hormou a déjà commencé de laisser passer et se répandre sur la province les eaux fertilisantes : alors on travaille à lirrigation. Puis viennent les semailles, qui ont lieu en Athyr, Phaôphi, Choiac, mais pas après le 10 Choiac, semble-t-il (8). C'est à ces travaux que se rattachent la plupart de nos textes, qu'il s'agisse de préparer les terres incultes (10), d'emprunter des semences (56 Ὁ, 12, 11. 3 sqq., [18 9], 25), de fixer la limite des terres atteintes par l'inondation et ensemencées (8), ou mème de jouer un bon tour à un propriétaire en ensemençant son champ sans bail [1] ou à son voisin en inondant ses semailles (28). Entre les semailles et la moisson, de Choïac à Mécheir, les paysans connaissent quelque repos; les gens avisés en prolitent pour adresser des plaintes et réclamer des dettes qui pourront leur être payées sur la moisson prochaine (1,25). Puis, en Mécheir, Phaménôth et aussi en Pharmouthi (12), ἃ lieu la récolte, qui ne donne lieu parmi nos textes qu'à une requête préventive (12); les travaux de nettoyage et la livraison des grains se prolongeaient cependant pendant un mois encore. Ges dates agricoles paraissent avoir déterminé en l'an 4 de Philopator l’époque des sessions judiciaires ἧς
À part quelques exceptions (24, 88, 42), les mœurs de ces paysans ne paraissent avoir été; brutales que parmi les bergers (6, [21 9], 38. Ils entretiennent évidemment des rapports de bon voisinage, logeant parfois les uns chez les autres (8); la preuve s’en trouve dans le nombre relativement important des prêts d'objets et même
d'argent de la main à la main, sans qu'il soit question d'intérêts,