VOL D’'OBJETS ET D'ARGENT
raisons de croire que les Perses ont été traités comme les Grecs par les Lagides (ef. Lesquier, /nst. mil. Lag., pp. 118 et 153); enfin dans 24, Hèracleidès, qui se dit ξένος, s’il n’était pas τῶν ἀπ’ ᾿Αλε[ξ]ά[νδρου γήσου, serait ἀπ’ ᾿Αλε[ξ]α[νδρείας. Ξένος signifierait-il donc : Grec ἢ c’est une deuxième interprétation, à laquelle Grexrezz et Hunt, P. Tebt., I, p. 56, ont fait allusion; à l’objection qu'ils formulent, à savoir qu'ofliciellement le mot n'a pu être en usage dans ce sens, s'ajoute celle qu'on peut tirer de 24 : on ne voit pas bien Hèracleidès, qui est d’après son nom certainement Grec ou assimilé, se qualifiant lui-même de ξένος ; jamais un Grec installé à demeure ne s’est tenu pour étranger dans le royaume lagide. Est-ce à dire avec RevirLour, loc. laud., que les ξένοι sont les Égyptiens ? Non, car leur nom d'ensemble est λαοί. Il reste done à conclure que la nationalité n’a rien à voir avec le mot ξένος; l'explication du mot se trouve, comme l'ont indiqué GRENFELLz et Hunr, dans P. Tor., 8, 1. 6, où l’on appelle τῶν παρεπιδημούντων καὶ κατοικούντων ἐν ταύταις (se. κώμαις, des villages situés sur la rive occidentale du nome Coptite) ξένων des personnes qui vivent dans un village, auquel elles n’appartiennent pas pour toujours; le mot s'emploie à la fois pour un séjour de quelque durée et une installation à plus long terme. Cette explication est confirmée par nos texles de Magdôla : ici, le plaignant est sans doute installé chez autrui à Pélousion (1. et n. 4), on peut le croire originaire de Bacchias (n. 9); dans 24, Hèracleidès se dit ξένος à propos d'un voyage à Psya; enfin dans 42, Thamounis, qui est originaire du nome Hèracléopolite (οἷς 1. et n. 1) se dit ξένη à Oxoryncha et emploie le mot ἐπιξενωθείση en parlant de son changement de résidence. Ξένος signifie donc : ἐπὶ ξένης (P. Oxy. 11, 286, n. 15).
12. Σ ajouté au-dessus de la ligne, 7 exponctué. Cette plainte, d'une écriture soignée, a été copiée sans doute sur un brouillon très cursif, et le scribe ἃ d’abord confondu le y de μὴ avec un πὶ; cf. l’haplographie, 1. 10, la faute γράξαι, 1. 13; et des cas semblables : 1,1. et n. 4, 8, et 28.
13. Μενάϊνδρω!]. Cet épistate était déjà en fonctions à Pèlousion en l'an 25 d'Évergète 1°; ef. 2, 11. 2 et 7.
17. Μά(λιστα) δι(άλυσον) αὐ(τούς) - εἰ dE μὴ, ἀπό(στειλον) αὐ(τοὺς) χτλ. ; cf. 2 et 7 et surtout 18.
90 PAPYRUS DE MAGDOLA