ACTE II, SCÈNE Vif. i
LA GBBFPIÈnE.
Qne c*est un animal bien persëcntant qu*an beau-frère, monsieur Blandineau.
M. NAQUART.
C'est sous les auspices de monsieur, madame , que je prends la liberté...
LA GREFPlàBE.
Bonjour, monsieur Naquart, bonjour. Vous m'aimez, on me Ta dit, je le crois. Je ne vous aime point, je vous le dis, tous pouvez m'en croire.
H. BLANniNEAU.
Mais, ma belle-soeur...
LA OREFFIÈRE.-
Mais , mon beau-frère, ne m'en parlez pas davantage : c'est une affaire joçéé en dernier ressort dans mon imagination ; il n'y a point d'appel à cela. Quand j'ai pris une fois mon parti, je n'en reviens jamais : demandera Lisette.
LISETTE
Oh ! pour cela non : c'est une des plus grandes perfections de madame.
M. KAQUABT.
J'avois cru, madame...
LA OREFFIÈRB.
Vous êtes un mal-créant, monsieur Naquart.
tSe LES BOURGEOISES DE QUALITÉ.
M. II4Q1IAKT.
Que TOUS ayant adressé autr^oiamcsprMnîen
hommages...
LA OB8FFIÈJIE.
Les temps sont chaD|(^s, monsieur Naifaart ; j*ëtois une sotte, tme enfant, une imbécile : il est vrai , je m*en sonriess , j*aTois poorvoas une heureuse foiblesse; et, si j'en avois été erue, jeserois ▼euTe de vous à l'heure qu'il est.
M. VA<^VkVkT.
Veuve de moi , madame ?
liA GREFPIÈBB.
Oui , vraiment : il étoit de mon étoile d'être veuve dans le temps que je le>iuis devenue ; et je ne crois pas qu'en votre faveur mon étoile en eût eu le démenti.
M. BLAMDISEAV.
Ce premier danger est passé, laissez courir à monsieur Naquart les risques d'un second.
LA CREFFIÈRE.
Oh ! pour cela, non ; qu'il ne s'y joue pas : je oe lui conseille pas d'insister là-dessus. Mon étoile est terrible pour les maris ; et, selon le calcul que j'en ai fait faire, elle en doit encore exterminer trois ou qiiatre,en très peu de temps, et de qualité même : voyez combien dnrcroit un paavre diable de procureur.