SCÈNE IIL
U. ÎÎAQUART, LE COMTÉ, ANGËtïQDÊ,
LISETTE
M. NAQUAUT.
Ah ! c est vous que je cherche , monsieur Je comte : oa vient de me dire que vous étiez arrivé.
LE COMTE
Je suis ravi de vous rencontrer aussi , monsieur) pour vous dire... ^
M. NAQDART.
Gomme je suis occupé à une affaire qui vous regarde , je suis bien aise de vous entretenir quelq[ues moments avant de la mettre en état d'être terminée.
LE COMTE
Avant de finir cette affaire comme vous vous la proposez , monsieur, il faut que vous trouviez les BBoyeas de m'ôter la vie.
M. KAQiUART.
Gel» «8t violent.
auq^liqce.
* Je suis aussi mêlée dans cette affaire, à.cé qu'on dit , moi , monsieur ?
M. HAQUAAT.
Oui, mademoiselle.
ANGÉLIQUE
Oh bien ! monsieur, ce ne sera pas de mon aveu qu elle 3e fera ; et à moins que monsieur le conite nait rinipertinence d'épouser ma tante, je ne ferai jamais la sottise de vous épouser, moi : vons pouvez compter là-dessus.
LISETTE
Voilà une déclaration fort obligeante.
M. IfAQUART.
Elle devroit me rebuter : mais j'ai fait serment de vous rendre heureuse, et je veux que ce soit monsieur le comte lui-même qui vous porte à faire ce que je souhaite.
LE COMTE
Moi, monsieur?
Oh! pour cela, je suivrai son exemple; qu'il prenne bien garde à ce qu'il fera.
M. HAQUART.
Laissez-moi lui parler, et allez nous attendre, avec Lisette , chez le tabellion du village : vous y trouverez presque toute votre famille. Si les con> trats que je fais dresser vous conviennent, on les signera; sinon...
ANGÉLIQUE
Ils ne me conviendront point , monsieur, je vous en réponds.