‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordre (volume 2)Chapitre 120 sur 254 · ACTE III, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE II

XISETTE.

Fottrqnoi mon ? Ce procureur'^là s'mt emparé d*une partie de votre bien , il peut bien s*empa» rer aussi .de votre maîtresse. La tante et lui sont déjà d*acoord; ûda ne dépend pins ^ae de «bademoiselle.

AH^éLIi^CE.

Omi? Ofa bien ! monsieur, épousez ma tante; vous n avez qu'à le faire, monsieur Naqnart m'en vengera.

LB COMTE

Vous consentiriez à cette «nioii?

ASrOÉLIQtTB.

Ne faut-il pa« céder à la mauvaise fortune?

Nous sommes jeunes Tun et Tautre^ et je serai veuve aussitôt que vous, pour le moins.

LISETTE

Oh ! pour cela oui , j'en r^onds.

LE COMTE

Je vous verrois dans les bras d*un autre?

Nous nous retrouverons, monsieur; je. vfMM donne rendez-vous quand nous serons tous deux devenus riches.

LE COMTE

Angélique , vous me mettez au désespoir.

•* ANGÉLIQUE

C'est Tons, monsieur, qui avez commence à m y mettre.

LE COMTE

Conservez-vous toute à moi , de grâce.

ANGÉLIQUE

Conservez-vous à moi vous-même. Mais voyez un peu pourquoi je p'aurois pas le même privilège que lui 1 Cela est admirable»

LISETTE

Il faut que cela soit égal de part et d* autre ^ n y a rien de plus juste.

LE COUTE

En bien ! je n épouserai point votre tante, je vous le proteste.

ANGÉLIQUE

Et si vous ne vous hâtez de m* épouser, moi j*épouserai monsieur Naquart , je vous le promets.

Je Vempêcherai bien. Le voici, nous allons voir...

ANGÉLIQUE

Ah l qu'il est vilain , ma pauvre Lisette l '

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